From Dusk Till Dawn, saison 2 (note : 6/10)

From Dusk Till Dawn, saison 2 bande-annonce :

Critique From Dusk Till Dawn, saison 2 :

Après une saison 1 somme toute classique, qui reprenait la trame générale du film éponyme de Robert Rodriguez, on attendait impatiemment de voir ce que la saison 2, qui s’annonçait très différente des premiers épisodes, nous réservait. Robert Rodriguez est toujours aux commandes du programme original de El Rey, et se paye même le luxe de lancer la saison et de donner le ton en réalisant le premier épisode.

Sur la forme donc, on retrouve tout ce qui a fait l’efficacité de la première saison. Effets sanguinolents à gogo, bastons de vampires-serpents (culebras), fusillades à tour de bras font de ces nouveaux épisodes une joyeuse série B satirico-fantastique.

Sur le fond, bien des choses ont changé. L’unité fraternelle au cœur de la première saison laisse place à deux parcours bien distincts pour les frères Gecko. Richie, accompagné de la pulpeuse Santanico Pandemonium, vont former un couple de braqueurs dont l’ambition sera de libérer une bonne fois pour toute Santanico des chaînes la liant aux pontes des culebras. De son côté, Seth se retrouve avec Kate. Ils vivent de petits casses foireux dans l’attente de celui qui le mettra à l’abri du besoin et lui permettra de laisser définitivement derrière lui ces histoires de culebras. Tout ce petit monde va se retrouver réuni par la force des choses avec pour objectif de détrôner le seigneur Malvado, grand méchant de cette saison 2.

Ajoutons à cela la présence de l’increvable Danny Trejo en tueur à gage maléfique et quasi-indestructible pour compléter le tableau, et From Dusk Till Dawn devient tout simplement jouissive.

Ce qui faisait la particularité de la saison 1 et du film original, c’est que la grande majorité de l’action se situait à l’intérieur du mythique « Titty Twister », strip-club garde-manger pour vampires. Les intrigues sinuaient entre les orgies sanglantes de la salle principale et les poursuites dans les labyrinthiques couloirs et salles de ce qui se révélera être un temple aztèque. Pour cette deuxième saison de From Dusk Till Dawn, on respire un peu plus : le côté un peu oppressant et mono-décoratif est remplacé par une ouverture sur des décors extérieurs. Ce qui n’empêche pas quelques incursions notamment au sein du « Jacknife Jeds », digne héritier du « Titty Twister ».

Et c’est là la grande force de cette saison 2 : reprendre les éléments fondateurs du mythe « From Dusk Till Dawn » en les transposant et les ancrant dans un monde bien plus réel. Au lieu d’introduire des personnages « normaux » dans un univers cauchemardesque (saison 1), le cauchemar s’invite ici dans le monde de monsieur tout-le-monde. On sacrifie donc le côté huit clos macabre au profit d’une sorte de road-movie qui se termine malgré tout dans un bain de sang à l’image de la saison 1. En digne héritier de l’esprit Robert Rodriguez, on retrouve toujours cet esprit très série B, et malgré un travail classique mais soigné de l’image, on échappe pas à des effets de montage directement calqués sur le travail du mentor (superposition d’images pour montrer les éléments cachés à la vue du spectateur), ou à des retournements de situation parfois très « wtf ». Ce qui participe au charme de l’univers de Rodriguez et ne détonne aucunement dans l’histoire un peu fouillis par moment. Un « joyeux bordel » que l’on doit aussi aux différentes facettes des forces du mal. Non content s’être départie d’une première menace, les héros vont désormais devoir faire face à deux menaces. Ajoutés à cela, pas un mais deux conflits fraternels, et l’histoire prend parfois des raccourcis pas toujours limpides. Ce qui encore une fois ne compromet que très légèrement l’homogénéité série B de la série.

Cette saison 2 aura donc réussi à passer le cap de la saison 1 sans difficulté. Les fans de Rodriguez ne pouvaient voir dans la première saison qu’une copie plus ou moins fidèle du film original, ou avec tout du moins les mêmes enjeux dramatiques. Cette deuxième saison prend clairement ses distances avec les films de la saga. Du sang neuf en bref. Tout le monde se retrouve donc contenté. Et au regard de cette fin de saison, et l’avènement d’une nouvelle méchante, tous les ingrédients sont réunis pour concocter une saison 3 aux enjeux fraternels plus qu’intéressants, malgré le départ de la sublime Eiza Gonzalez (Santanico Pandemonium).

Le métèque

Note : 6/10


 

Créateur : Robert Rodriguez

Acteurs : D.J. Cotrona, Zane Holtz, Jesse Garcia, Eiza Gonzalez ….

Genre : Horreur

Pays d’origine : Etats-Unis

Format : 42 min

Lien Imdb

From Dusk Till Dawn, saison 2