Safe Neighborhood (note : 6/10) – PIFFF 2016

Safe Neighborhood critique

Cette sixième édition du PIFFF s’achève sur une touche savoureuse avec Safe Neighborhood réalisé par Chris Peckover. Un home invasion classique de premier abord, mais qui s’avère beaucoup plus original que prévu. Toute la qualité du film repose sur son côté imprévisible et humoristique. Il est conseillé au spectateur de découvrir le film avec le moins d’information possible. C’est la raison pour laquelle cette critique sera brève. Un point de vue global sans entrer dans les détails de l’intrigue.

À l’approche de Noël, une jeune et jolie baby-sitter est en charge de garder pour la dernière fois un garçon de 12 ans dont elle s’occupe depuis qu’il a 8 ans. Celui-ci est fou amoureux de cette dernière et compte bien profiter de cette soirée pour lui déclarer sa flamme. Seulement, c’était sans compter l’intrusion d’hommes armés. Une soirée de survie commence.

Safe Neighborhood se présente comme un home invasion classique en jouant avec ironie sur tous les clichés du genre. Et on retrouvera en premier lieu de nombreuses références à la première scène de Scream de Wes Craven, dont le fameux coup de téléphone. Une approche qui crée immédiatement une distanciation du spectateur face à la crédibilité de la situation. On comprend rapidement que le réalisateur compte jouer avec nos connaissances des poncifs du genre en les exagérant et en les admettant comme acquis. S’ensuit un mélange subtil entre l’humour apporté à ce schéma du film d’horreur et un véritable suspens angoissant. Car la grande qualité du film est d’être totalement imprévisible. Une manière de contredire le spectateur et de lui dire : malgré tous les films que vous avez vu du même genre, Safe Neighborhood va vous surprendre ! Pari réussi. Le film change totalement de direction et rend sa situation de plus en plus extrême et incontrôlable. Impossible d’y voir une porte de sortie et on reste captivé par le déroulement de cette histoire.

Et si ce huis clos fonctionne aussi bien, c’est avant tout grâce à un casting exceptionnel. On est ravis de retrouver les deux acteurs qui jouent dans le dernier film de Night Shyamalan, The Visit, Olivia DeJonge et Ed Oxenbould. Deux acteurs australiens hors pair et qui semblent bien partis pour s’imposer dans le cadre du 7eme art. Ajoutons à cela l’excellente performance de Levi Miller, très convaincant dans ses faux airs d’enfant modèle.

Inutile de se lancer dans une grande analyse du film. Sans grande prétention, Safe Neighborhood s’avère être un agréable divertissement et maîtrise à la perfection ses effets de surprises et humoristique sur le spectateur. Alors certes, celui-ci n’apporte rien de nouveau au genre, mais il a le mérite de nous tenir en haleine et de nous faire passer un bon moment pendant 1h30. Et vu la qualité de certains films qui sortent au cinéma, parfois on n’en demande pas plus. On ne peut qu’être d’accord avec les quelques mots du festival envers le film et de s’en servir comme conclusion : « Défini comme un mélange de Scream et de Maman, j’ai raté l’avion, ce film australien dynamite le sous-genre très codifié du home invasion en y insufflant une bonne dose d’humour noir. Angoissant, drôle et nerveux, Safe Neighborhood donne également un petit rôle à la MILF Virginia Madsen, l’inoubliable héroïne du Candyman de Bernard Rose. »

Krueger

Note : 6/10


 

Réalisateur : Chris Peckover
Scénario : Zack Kahn
Photo : Carl Robertson
Musique : Brian Cachia
Production : Sidonie Abbene, Brion Hambel, Paul Jensen, Brett Thornquest
Interprètes : Dacre Montgomery, Virginia Madsen, Patrick Warburton
Vendeur : Versatile

Lien du festival : http://www.pifff.fr/2016/film-155-safe-neighborhood-fr

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