Le documentaire Capturing Bigfoot revient sur l’une des images les plus commentées de l’histoire de la cryptozoologie : le film Patterson-Gimlin, tourné en Californie du Nord le 20 octobre 1967. Réalisé par Marq Evans, le long métrage s’appuie notamment sur une bobine 16 mm retrouvée dans un coffre et sur des témoignages familiaux jusque-là absents du récit.
Prévu le 20 octobre aux États-Unis, à la fois dans certaines salles et en exclusivité sur Amazon Prime Video, Capturing Bigfoot entend réexaminer les circonstances de cette séquence de moins d’une minute qui continue d’alimenter les débats sur l’existence du Bigfoot.
Le film Patterson-Gimlin, document fondateur de la cryptozoologie
Le 20 octobre 1967, Roger Patterson et Bob Gimlin filment dans les bois de Bluff Creek, en Californie du Nord. Les images montrent une créature bipède, massive et couverte de poils, traversant une clairière avant de disparaître entre les arbres. La séquence dure environ cinquante-neuf secondes, mais elle est devenue le document le plus célèbre associé à la légende du Bigfoot.
Depuis sa diffusion, la bande a été scrutée image par image, analysée par des spécialistes des effets spéciaux, des anthropologues, des enquêteurs indépendants et des défenseurs de l’hypothèse cryptozoologique. Pour certains, elle montrerait un animal encore non identifié. Pour d’autres, il s’agirait d’un homme en costume, dans une mise en scène organisée par Patterson. Aucune conclusion n’a mis fin au débat, malgré les décennies de commentaires, de restaurations et de contre-enquêtes.
Une bobine retrouvée au centre de Capturing Bigfoot
Selon les éléments communiqués autour du film, une bobine de pellicule 16 mm découverte dans un coffre apporte un nouvel éclairage sur l’affaire. Le documentaire ne se limite pas à l’examen technique de l’enregistrement : il veut également raconter ce qui s’est joué autour de Roger Patterson, de son entourage et de l’héritage laissé par cette image.
Le fils de Patterson prend ainsi la parole, aux côtés de personnes présentes à l’époque ou liées de près à l’affaire. Marq Evans aborde le sujet sous l’angle familial, avec les fractures personnelles, les relations abîmées et les croyances qui ont entouré le film durant près de six décennies. Cette approche distingue le projet d’une simple compilation d’arguments pour ou contre l’authenticité de la créature aperçue à l’écran.
Le Bigfoot, figure durable des récits de l’étrange
Si Capturing Bigfoot est un documentaire et non une fiction horrifique, son sujet appartient pleinement à l’imaginaire du genre. Le Bigfoot occupe une place persistante dans le cinéma de monstres, les faux documentaires et le found footage, où les étendues forestières américaines deviennent fréquemment le terrain d’une présence impossible à identifier.
Cette silhouette aperçue au loin, saisie sur un support fragile et ambigu, a aussi nourri une esthétique que le cinéma d’horreur exploite régulièrement : celle de l’image incomplète, de la preuve incertaine et du témoignage qui divise. Le film Patterson-Gimlin reste, à ce titre, un ancêtre réel de nombreuses fictions construites autour de bandes retrouvées ou d’enregistrements contestés.
Une sortie américaine le jour du Bigfoot
La sortie américaine de Capturing Bigfoot est fixée au 20 octobre, date devenue le National Bigfoot Day en référence directe au tournage de 1967. Le documentaire sera proposé sur Amazon Prime Video aux États-Unis, parallèlement à une exploitation limitée en salles.
Aucune date de diffusion française ni disponibilité confirmée sur Prime Video France n’a été annoncée pour le moment.

