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Fest’Festival 2013

1 octobre 2013

 

Le Fest’festival nous a offert trois jours de pur plaisir. Nous nous sommes laissé emporter par différents univers tous plus passionnants les uns que les autres. Entre fantastique, polar, mythologie, poésie, horreur, comédie, il y en avait pour tous les goûts.

 

Jeudi 26 septembre était programmé une conférence sur Joss Whedon, un homme qui n’est sûrement pas assez cité. Créateur et réalisateur de la série « Buffy contre les Vampires », Joss Whedon s’est dernièrement illustré avec la réalisation de « The Avengers », l’un des plus gros succès hollywoodien de ces dernières années.

Centrée essentiellement autour de la série Buffy dont je n’ai jamais été un grand fan, cette conférence avait de quoi m’inquiéter.
Force est d’admettre qu’elle était finalement très intéressante et notre orateur est parvenu à partager sa passion. Des analyses pertinentes sur des extraits de Buffy dont je n’aurais jamais soupçonné toutes les facettes.

 

Vendredi 27 septembre était un rendez-vous attendu, la cérémonie d’ouverture et la découverte des premiers courts métrages en compétition officielle. Certains films ont retenu notre attention tel que « Abgestempelt » de Michael Rittmannsberger. Un film autrichien d’un esthétisme froid où un jeune père de famille se fait injustement interpeller par deux policiers devant son fils. Une fois dans le bus, il prendra la défense d’un jeune homme face aux contrôleurs. Une réflexion sur une société sujette à des contrôles constants et sur l’utilité de ceux-ci. Une réalisation maîtrisée et une ambiance d’un réalisme bluffant. Un scénario travaillé qui remportera d’ailleurs le Prix du meilleur scénario. Un premier film qui prouve d’entrée de jeu la qualité de la sélection.

Nous avons été séduits par le film « A Tout Prix » de Yann Danh. Un polar enragé et engagé avec une mise en scène époustouflante qui n’a rien à envier aux grosses productions. Une réalisation parfaite, des acteurs irréprochables, un rythme dynamique et une lumière léchée. Des qualités qui lui ont permis d’obtenir le Prix spécial du jury pour la technique.

Nous avons pu redécouvrir le film « Maximilien » de Lewis Eizyckman, également présenté au festival prototype vidéo. L’histoire d’un homme allongé sur son lit qui rêve d’avoir un piercing en argent. L’univers est totalement fantaisiste et poétique. Un film porté par une voix off hypnotisante.

Le film « Ogre » de Jean-Charles Paugam était très intéressant. Nous plongeant dans une atmosphère déprimante par l’identification au personnage principal qui souffre de surpoids, Ogre nous trompe dans son approche et sombre dans le véritable film de genre.

 

Samedi 28 septembre, deuxième et dernière journée de compétition de courts métrages.
Une première partie assez décevante, la diffusion de cinq films où seul l’un d’entre eux a retenu notre attention. Un seul film mais pas des moindres car il s’agit de notre coup de cœur de ce festival, « Honeymoon Suite » de Zao Wang, un film chinois d’une beauté, d’une sensibilité et d’une poésie inouïes.

Notons également l’ambitieux film « Scylla » qui nous a bluffé par ses effets spéciaux et l’idée de son scénario mais qui pêche par sa première partie « slasher » inutile.

Une déception qui sera vite oubliée lors de la deuxième partie de soirée avec la projection de cinq courts métrages d’une qualité rare. L’apothéose de Fest’Festival qui souhaite finir en beauté ! Quatre de ces courts métrages ont particulièrement retenu notre attention :

« Intrus » de Gary Seghers, un film belge où un homme se retrouve enfermé dans une chambre. Il a pour seul contact un interlocuteur au téléphone qui lui demande un code dont il ignore l’existence. Amis claustrophobes, ce film vous angoissera totalement. Jeremy Renier interprète le personnage principal avec talent.

Le fameux « Penny Dreadful » qui a conquis tout le monde et remporte le Prix du jury et le Prix du public. Un film américain qui nous fait penser à une comédie anglaise dans l’ambiance et le traitement de l’image. Un film extrêmement drôle mettant en scène un kidnapping qui tourne très mal. Un personnage principal assez benêt dont le talent et le physique de l’acteur nous font penser à Simon Pegg.

Un dessin animé hilarant, « Les yeux de la tête » de Jérôme Gauwe et Pierre Mousquet. Un acteur perd un œil lors d’une partie de golf et subit plusieurs greffes de l’œil provenant de différents continents grâce à la mafia. Une ambiance surréaliste qui n’hésite pas à pousser la caricature jusqu’à son paroxysme.

Enfin, « Nightwatch » de Nicolaï Belce Kennedy qui nous montre son film réalisé en école de cinéma. Un véritable film de genre où un veilleur de nuit fait face à une attaque de zombies. Même si l’histoire peut paraitre relativement simple, l’ambiance est angoissante, le maquillage impressionnant, la réalisation maitrisée et les acteurs tout à fait crédibles. Un nombre de qualités qui se font rares dans la plupart des films d’école.

 

Le Fest’festival nous a agréablement surpris, nous a fait voyager, et on lui souhaite de continuer encore longtemps. Voici un résumé de la remise des prix :

Prix du jury : Penny Dreadful de Shane Atkinson (France/États-Unis)

Prix spécial du jury pour la technique (mise en scène) : À tout prix de Yann Danh

Prix d’interprétations : Julie Sicard et Guillaume Denaiffe pour Ni oui… de Jean-François Fontanel

Prix coup de cœur du jury : L’Homme qui a tué Dieu de Noé Vitoux

Prix du scénario : Abgestempelt de Michaël Rittmannsberger (Autriche)

Prix du clip musical : The Path de Thomas Romarin et Christophe Bauer

Prix coup de cœur du festival – Les Films Avenir : L’enclume de Thierry Nevez

Prix du public : Penny Dreadful de Shane Atkinson (France/États-Unis)

Prix jeune public : Ogres niais de Bernard Blancan

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