L’industrie du bien-être sert de toile de fond à un affrontement sanglant dans Namaslay, satire horrifique qui détourne les codes du yoga commercialisé en Occident. Un premier teaser vient d’être dévoilé, révélant un projet hybride mêlant critique culturelle et excès visuels inspirés du cinéma masala.
Une satire horrifique ancrée dans le milieu du yoga
Au cœur de Namaslay, on suit Gayatri, récemment arrivée à Los Angeles. Invitée par son amie Judy à découvrir un studio de yoga haut de gamme, elle attire rapidement l’attention de Reyna, la propriétaire des lieux. Cette dernière lui propose d’intégrer un programme de formation pour devenir instructrice. Malgré certaines excentricités évidentes, Gayatri accepte l’offre.
En renouant avec la pratique qu’elle a apprise auprès de sa grand-mère, l’héroïne pense retrouver un ancrage spirituel. Mais l’invitation à une retraite prestigieuse réservée aux instructeurs révèle progressivement des intentions moins bienveillantes. Le récit glisse alors vers l’horreur, transformant ce cadre feutré en théâtre d’un affrontement brutal.
Un premier long métrage pour Junghal Studios
Namaslay marque la première production de Junghal Studios, société indépendante fondée en 2019 par le duo de réalisateurs et scénaristes Rish et Kanish, de leurs noms complets Rish Arhant-Sudhir et Kanish Arhant-Sudhir. Les deux cinéastes signent également le scénario.
Le film s’inscrit dans une volonté de revisiter l’esprit du cinéma masala, courant populaire apparu dans les années 1970 en Inde et connu pour son mélange de genres, intégrant souvent musique, mélodrame, action et comédie. Ici, cette énergie est combinée aux codes du film d’horreur et de la satire sociale, avec pour cible la marchandisation et l’appropriation culturelle du yoga.
Un casting centré sur de nouveaux visages
Le long métrage réunit Kirunthuja Srikanth-Talim dans le rôle principal, entourée d’Angela Sant’Albano et d’Alicia Mitchell-Mangual. Usha Krishnan et Christina Moore complètent la distribution. Ce choix d’interprètes accompagne l’ambition du projet, qui entend proposer une lecture culturelle affirmée tout en s’inscrivant dans une narration de genre.
Une sortie progressive aux États-Unis
Namaslay sortira d’abord dans les salles de New York et Los Angeles le 6 août, avant une extension nationale aux États-Unis le 13 août. Cette distribution progressive aux États-Unis accompagnera la découverte d’un film qui mêle critique sociale et séquences plus graphiques, comme le laisse entrevoir le teaser.
Avec ce premier long métrage, Junghal Studios pose les bases d’une ligne éditoriale tournée vers des œuvres ambitieuses, nourries par différentes traditions artistiques internationales.
Pas de date de sortie française annoncée pour le moment.

