Netflix mettra en ligne The Body, une série de psychodrame horrifique en huit épisodes, le 11 novembre 2026 sur sa plateforme, accessible en France. Créée par Quinn Shephard, elle suivra des lycéennes catholiques dont un rite d’intégration tourne mal et déclenche une série de visions prophétiques.
La question « qu’est-il arrivé à Grace ? » sert de point de départ à cette histoire où la culpabilité adolescente, la foi et la contagion collective semblent étroitement liées. La bande-annonce pose déjà les bases d’un récit entre hystérie locale et inquiétude surnaturelle.
Des visions après un rituel d’intégration
The Body s’intéresse à un groupe de jeunes filles d’une école catholique, décrites comme particulièrement indisciplinées, après l’échec d’une initiation liée à leur équipe de danse. À la suite de cet événement, elles commencent à recevoir des visions qui prennent une dimension prophétique. Leur ville bascule alors dans une hystérie de masse.
Le programme s’inscrit ainsi dans une tradition bien installée du cinéma et de la télévision horrifiques : celle de l’adolescence envisagée comme un terrain de crise physique, sociale et spirituelle. Il rejoint les séries d’horreur qui prennent le lycée pour décor, comme The Shards de Ryan Murphy ou Coven Academy. Le cadre scolaire religieux permet aussi d’articuler la peur à la notion de faute, à la pression du groupe et aux mécanismes de contrôle moral.
Quinn Shephard entre teen movie et horreur catholique
Quinn Shephard crée la série et la présente comme un « gritty camp », soit une approche volontairement excessive mais ancrée dans une matière adolescente plus rugueuse. Elle décrit The Body comme un psychodrame pour adolescents volontiers cru, auquel s’ajoute une part d’horreur catholique.
La cinéaste cite notamment Carrie, Jennifer’s Body, Créatures célestes (Heavenly Creatures) et Lolita malgré moi (Mean Girls) parmi ses références. L’association est cohérente : ces films explorent, chacun à leur manière, les hiérarchies féminines, la violence du passage à l’âge adulte et les conséquences parfois destructrices de l’exclusion. Shephard évoque également son intérêt pour Les Sorcières de Salem d’Arthur Miller et pour les procès de Salem, un héritage qui rejoint directement la thématique de la panique collective.
Avant The Body, Quinn Shephard a réalisé Blame en 2017, un drame indépendant situé dans un lycée, puis Not Okay en 2022 pour Hulu. Ce dernier abordait la fabrication d’une identité publique sur les réseaux sociaux et les dérives de la reconnaissance numérique. Son retour au cadre adolescent s’accompagne ici d’une dimension fantastique et religieuse plus affirmée.
Une distribution portée par de jeunes interprètes
La distribution réunit Kristina Bogic (Anya), Sara Boustany (Elise), Geena Meszaros (Lisbeth), Shirley Chen, Jackson Kelly, Sofia Wylie (Grace Franklin) et Gabby Windey. Elles donnent la réplique à Nnamdi Asomugha, qui incarne le père Franklin, et à Louisa Krause, dans le rôle de Catherine Anderson. Sofia Wylie est notamment connue pour ses rôles dans High School Musical: The Musical: The Series et The School for Good and Evil, tandis que Louisa Krause a participé à la série The Girl from Plainville.
Le format de huit épisodes devrait laisser à The Body l’espace nécessaire pour suivre les répercussions des visions sur le groupe de jeunes filles et sur l’ensemble de la communauté. Netflix n’a pas encore dévoilé ce qui est arrivé à Grace, au centre du mystère évoqué par la campagne de lancement.
Une arrivée sur Netflix en novembre 2026
The Body sera mise en ligne le 11 novembre 2026 sur Netflix, plateforme accessible en France.

