Bong Joon Ho envisage de revenir au crime et à l’horreur après Ally, son prochain projet d’animation. Le cinéaste sud-coréen a confirmé que son idée de film horrifique situé dans le métro reste active, tout en précisant qu’il travaille désormais sur plusieurs pistes narratives.
Un projet horrifique encore en développement
Interrogé par Variety au sujet du long métrage évoqué depuis plusieurs années, Bong Joon Ho a indiqué que ce projet n’avait pas été abandonné. « C’est toujours dans ma tête », explique-t-il, ajoutant disposer de « deux ou trois histoires ». Le réalisateur revendique depuis longtemps son goût pour les récits criminels et les films d’action horrifiques sombres, deux territoires qui traversent déjà une part importante de son œuvre.
Les informations disponibles restent limitées. Le cinéaste avait précédemment décrit un film coréen se déroulant à Séoul, intégrant des éléments d’horreur et d’action. La station de métro constitue donc, à ce stade, le principal cadre associé au projet. Aucun titre, casting, studio ou calendrier de tournage n’a encore été communiqué.
Du polar à la créature, les détours de Bong Joon Ho
L’éventuel retour de Bong Joon Ho à l’horreur s’inscrit moins dans une rupture que dans la continuité de sa filmographie. Son deuxième long métrage, Memories of Murder, prenait la forme d’une enquête criminelle inspirée d’affaires réelles survenues en Corée du Sud. Plus tard, The Host mêlait film de monstre, satire politique et drame familial autour d’une créature surgie du fleuve Han.
Avec Parasite, récompensé par l’Oscar du meilleur film, Bong Joon Ho abordait la lutte des classes sous les apparences d’une chronique domestique, avant de basculer vers le thriller noir. Ses films circulent fréquemment entre les registres plutôt que de s’en tenir à une étiquette fixe. Snowpiercer, dystopie ferroviaire construite comme une lutte de survie, et Okja, fable écologique portant aussi les traces du cinéma de monstre, en donnent deux exemples très différents.
Après Ally et Mickey 17
Avant cette possible incursion dans le crime et l’horreur, Bong Joon Ho doit achever Ally, présenté comme un film d’animation. Il a également réalisé Mickey 17, son film de science-fiction adapté du roman Mickey7 d’Edward Ashton. Le réalisateur avait évoqué en 2021 plusieurs projets alors en écriture, dont un drame anglophone inspiré d’un événement réel de 2016, situé entre le Royaume-Uni et les États-Unis.
Cette diversité explique pourquoi le projet de métro ne peut pas encore être réduit à un sous-genre précis. Les références du cinéaste au polar, à l’action et à l’horreur suggèrent néanmoins un terrain proche de ses précédentes zones de friction entre violence sociale, suspense et motifs fantastiques.
John Carpenter prêt à composer la musique
Un autre élément relie déjà ce futur film au cinéma d’horreur américain. Lors d’une discussion organisée autour de The Thing, Bong Joon Ho avait demandé à John Carpenter s’il accepterait de composer la musique de son prochain film d’horreur. Le réalisateur de Halloween, également compositeur de nombreuses bandes originales de ses propres œuvres, avait répondu favorablement. Cet échange ne vaut pas encore confirmation officielle d’une collaboration, mais Carpenter a bien exprimé son envie de participer.
Aucune date de sortie américaine, internationale ou française n’est annoncée pour ce projet de Bong Joon Ho. Sa disponibilité en France dépendra donc d’une future annonce de production et d’un éventuel distributeur.

