Au coeur de l'horreur

Antiviral (Note: 4/10)

 

Date de sortie : 
13 février 2013

Réalisateur : Brandon Cronenberg

Acteurs : 
Caleb Landry Jones, Sarah Gadon, Malcolm McDowell

Genre : Science fiction, Thriller

Nationalité : Canadien


Synopsis :

La communion des fans avec leurs idoles ne connaît plus de limites.
Syd March est un employé d’une clinique spécialisée dans la vente et l’injection de virus ayant infecté des stars. Mais il vend aussi ces échantillons, pour son propre compte, à de puissantes organisations criminelles. Sa méthode pour déjouer les contrôles de la clinique : s’injecter les virus à lui-même…
Mais ce procédé va s’avérer doublement dangereux : porteur du germe mortel ayant contaminé la star Hannah Geist, Syd devient une cible pour les collectionneurs…

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Si l’idée sur le papier peut paraître bonne, on n’y croit pas une seconde en regardant le film.
Voulant à tout prix dénoncer l’engouement que les gens éprouvent face aux stars, Brandon Cronenberg pousse son sujet jusqu’à la caricature et on se dit que cette histoire de virus ADN est vraiment tirée par les cheveux (ahah).

Si on ne connaît pas l’histoire avant de regarder le film, on lutte réellement pour comprendre l’idée pendant les 30 premières minutes. Une fois celle-ci difficilement intégrée, Brandon Cronenberg en rajoute une couche avec la vente de viande créée à partir d’échantillons de stars. La pilule est difficile à avaler…
Sans tomber dans la comparaison un peu facile, le fils reprend les thématiques du père (David Cronenberg) mais en enlève toute la subtilité.
On a l’impression d’assister à une vision délirante et égoïste d’un étudiant en cinéma.

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Le film est visuellement très soigné. Le réalisateur nous offre une image clinique et aseptisée. Tout est très blanc, très froid, insensible. La caméra ne bouge que très rarement. Tout est fixe, travaillé minutieusement. Malheureusement, cette image, qui a certes beaucoup de charme, n’est pas un point positif du film car elle instaure une distance par son absence d’humanité.
Les plans se répètent et donnent l’impression que le film n’avance pas.

Un parti pris volontaire mais qui nous empêche toute identification avec un personnage très froid, trop sûrement. Le film n’arrive jamais à nous émouvoir ni nous choquer réellement malgré de nombreuses tentatives.

Après l’exposition de cette fausse bonne idée, le film s’éfforce d’instaurer une intrigue.
Notre personnage ayant contracté un virus inconnu cherche à en connaître l’origine pour trouver l’antidote. Vu le peu d’affection qu’on a pour lui, son manque de personnalité et sa lassitude exaspérante, on préfèrerait qu’il claque au plus vite.

Le film est une succession de piqures (réalisées à même la peau sur le tournage). On finit par se lasser de voir toutes ces seringues au point d’avoir l’impression d’être nous-mêmes sous anesthésie générale… On compte jusqu’à dix et… (Impressionnant d’efficacité).

Les amoureux de l’image y trouveront peut-être un certain intérêt… quoique…

Krueger

Note : 4/10 

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