DC dévoile « The Plane », un nouvel extrait de Clayface, son adaptation consacrée au métamorphe lié à l’univers de Batman. Réalisé par James Watkins sur un scénario de Mike Flanagan et Hossein Amini, le film adoptera une classification R aux États-Unis et s’inscrira ouvertement dans le body horror. Clayface sortira en salles en France le 21 octobre 2026, distribué par Warner Bros. France.
Matt Hagen au cœur d’une transformation physique
Tom Rhys Harries interprète Matt Hagen, un enfant des rues de Gotham devenu vedette hollywoodienne. Sa trajectoire est brisée lorsqu’un caïd local le laisse gravement défiguré. Isolé par son entourage professionnel et privé de sa carrière, Hagen se tourne vers un traitement expérimental susceptible de lui rendre son apparence d’autrefois.
Cette guérison a toutefois un prix. L’expérience agit également sur sa perception du réel et fait émerger une transformation bien plus profonde, qui pousse le personnage sur une voie destructrice dominée par la colère et le désir de vengeance. Le nouvel extrait montre les conséquences immédiates de ce protocole, notamment ses effets corporels les plus violents. Le film semble donc privilégier l’horreur de la mutation, plutôt qu’un simple récit de super-vilain traditionnel.
Un projet DC porté par Mike Flanagan et James Watkins
Mike Flanagan a imaginé l’histoire de Clayface avant de cosigner le scénario avec Hossein Amini, scénariste notamment de Drive et de la série The Alienist. Flanagan s’est imposé dans l’horreur contemporaine avec Oculus, Doctor Sleep, The Haunting of Hill House et Midnight Mass, où les drames intimes croisent fréquemment la maladie, le deuil ou l’altération du corps.
La mise en scène revient à James Watkins, dont le parcours dans le genre comprend Eden Lake, survival particulièrement brutal sorti en 2008, ainsi que La Dame en noir. Plus récemment, Watkins a réalisé le remake américain de Speak No Evil. Son association avec Flanagan situe Clayface du côté d’une horreur physique et tragique, centrée sur la dégradation d’un homme qui tente de récupérer une identité perdue.
Un casting entouré de figures familières
Aux côtés de Tom Rhys Harries, Clayface réunit Naomi Ackie, David Dencik, Max Minghella, Eddie Marsan, Nancy Carroll et Joshua James. Le film est produit par Matt Reeves, Lynn Harris, James Gunn et Peter Safran. Reeves reste étroitement associé à Gotham depuis The Batman, tandis que Gunn et Safran supervisent la nouvelle organisation des adaptations DC au cinéma.
L’équipe technique compte le directeur de la photographie Rob Hardy, le chef décorateur James Price, le monteur Jon Harris et le costumier Keith Madden. La musique est composée par Volker Bertelmann, déjà entendu sur À l’Ouest, rien de nouveau et Dune. Ces noms confirment l’ambition d’un film de studio qui ne traite pas l’horreur comme un simple élément décoratif.
De l’Épouvantail à une horreur classée R
Les productions DC ont déjà approché des zones sombres, notamment avec les hallucinations toxiques de l’Épouvantail dans Batman Begins, ou avec le portrait violent et social de Joker. Clayface va plus loin dans son positionnement en revendiquant une classification R et une approche directement liée au body horror. Le personnage, souvent représenté comme un criminel capable de modeler sa chair et son visage, offre un terrain naturel pour explorer la perte de contrôle du corps.
Rendez-vous en salles en France le 21 octobre 2026, distribué par Warner Bros. France, deux jours avant la sortie nord-américaine du 23 octobre.

