Death of a Yellow Bird, le prochain long métrage de Cody Calahan, sera présenté cette semaine au Fantastic Fest. Son premier teaser installe un récit de maison familiale, de maladie terminale et de cassette VHS traversée par une voix qui ne devrait pas s’y trouver.
Le film s’inscrit dans la veine des histoires de hantise où un support analogique sert de passage entre le présent et un passé irrésolu. La bande-annonce, accompagnée d’une affiche, met avant tout l’accent sur l’isolement du personnage principal et sur les parasites d’une image domestique devenue inquiétante.
Une cassette retrouvée sous terre
Dans Death of a Yellow Bird, un homme atteint d’une maladie incurable refuse les soins et retourne dans la maison de son enfance. Il espère y régler ce qui doit l’être avant la fin, mais découvre dans la terre une caméra VHS que sa famille avait perdue depuis longtemps.
L’appareil contient une cassette de films familiaux. Au fil du visionnage, des éléments perturbateurs se mêlent aux images à travers la neige vidéo, puis une voix désincarnée se fait entendre. Le protagoniste envisage d’abord que les médicaments expliquent ces perceptions. La situation prend toutefois une autre dimension lorsqu’une présence semble occuper les lieux et que les manifestations se multiplient.
Le scénario relie ainsi le motif classique de la demeure hantée à une enquête sur un secret de famille. Avec le temps qui lui reste, cet homme doit comprendre ce qui s’est produit dans cette maison avant que les événements liés à son enfance ne le rattrapent entièrement. Le dispositif de la VHS ramène aussi le film vers un imaginaire matériel du fantastique, celui des archives personnelles, des bandes détériorées et des images dont le contenu paraît se modifier.
Cody Calahan derrière la caméra
Cody Calahan écrit et réalise Death of a Yellow Bird. Le cinéaste canadien a déjà travaillé plusieurs registres proches du cinéma de genre. Il a signé Antisocial, récit technologique conçu autour d’une contamination passant par les réseaux sociaux, puis Vicious Fun, comédie horrifique située dans les années 1980 où un critique de cinéma se retrouve enfermé avec des tueurs en série.
Son précédent long métrage, The Oak Room, adaptait une pièce de théâtre de Peter Genoway et reposait largement sur les récits imbriqués, les non-dits et la tension d’un huis clos. Avec Death of a Yellow Bird, Calahan revient à une forme plus ouvertement surnaturelle, sans abandonner l’idée d’un personnage confronté à des informations progressivement révélées.
Ari Millen tient le rôle principal. L’acteur est notamment apparu dans la série Orphan Black, où il a incarné plusieurs clones du personnage de Mark Rollins, ainsi que dans les films Undertone et The Ice Cream Man. Cody Calahan et Ari Millen produisent le film avec Chad Archibald et Jeff Maher. Archibald est un collaborateur régulier de Calahan, ayant notamment produit plusieurs de ses précédentes réalisations.
Première au Fantastic Fest
Death of a Yellow Bird sera montré vendredi en première mondiale au Fantastic Fest 2026. Organisé à Austin, au Texas, le festival américain réserve une place importante au fantastique, à l’horreur, au thriller et au cinéma de genre international. L’équipe du festival souligne particulièrement le travail sonore du film, pensé pour une projection en salle.
Aucune date de sortie française, aucun distributeur local et aucune plateforme de diffusion pour la France n’ont été communiqués à ce stade.
