Le cinéaste thaïlandais Banjong Pisanthanakun présentera son nouveau long métrage, Inherit, au Festival international du film de Toronto le mois prochain. Un premier trailer vient d’être dévoilé, révélant un récit centré sur la possession et la transmission d’un mal ancien.
Après Shutter et plus récemment The Medium, le réalisateur poursuit son exploration d’un fantastique ancré dans les croyances locales, ici sous la forme d’un drame psychologique teinté de démonologie.
Une possession au cœur d’un héritage familial
Inherit met en scène Woranart, une femme qui réapparaît dans sa famille après cinquante ans d’absence sans avoir pris une ride. Ce retour inexpliqué cache en réalité une entité parasitaire : un esprit mille-pattes qui cherche un nouveau corps à investir. Sa cible serait Oui, la petite-fille de Woranart, âgée de dix-huit ans.
Le film s’inscrit clairement dans le registre de la possession, mais le matériel promotionnel insiste davantage sur la tension psychologique et les dynamiques familiales que sur l’horreur frontale. L’idée d’un mal transmis de génération en génération, lié à la notion de pouvoir et d’héritage, structure le récit. Banjong Pisanthanakun a d’ailleurs expliqué que cette histoire le hantait depuis l’enfance, la décrivant comme profondément enracinée dans la culture thaïlandaise tout en visant une portée internationale.
Davika Hoorne en figure démoniaque
Davika Hoorne, vue récemment dans A Useful Ghost, interprète Woranart. Elle incarne donc à la fois la grand-mère disparue et l’enveloppe charnelle d’une entité malveillante. Le Festival de Toronto présente déjà ce rôle comme l’un des plus marquants de sa carrière.
Face à elle, Baipor Thitiya Jirapornsilp prête ses traits à Oui, la jeune femme au centre du transfert annoncé. Le casting est complété par Sinjai Plengpanich, Trin Settachoke et Warattaya Nilkuha, figures bien connues du cinéma et de la télévision thaïlandaise.
Banjong Pisanthanakun, entre faux documentaire et horreur psychologique
Le nom de Banjong Pisanthanakun reste associé à Shutter, succès international des années 2000 qui a contribué à populariser la vague thaïlandaise à l’étranger. En 2021, The Medium adoptait la forme du faux documentaire pour raconter une possession rurale, jusqu’à un final particulièrement radical.
Avec Inherit, le cinéaste semble revenir à une narration plus classique, sans dispositif de found footage, tout en conservant son intérêt pour les croyances spirituelles et les dérèglements mentaux qu’elles provoquent. Le scénario est coécrit avec Thamsatid Charoenrittichai et Chantavit Dhanasevi, et s’inspire du roman d’horreur thaïlandais Tayard Asoon.
La production est assurée par GDH 559, le studio le plus important du pays, déjà derrière plusieurs succès locaux.
Présentation à Toronto
Inherit sera projeté au Festival international du film de Toronto, dans un contexte où la section Midnight Madness s’apprête à dévoiler sa nouvelle sélection. Aucune date de sortie internationale n’a encore été annoncée à ce stade, mais la présence à Toronto devrait permettre au film de trouver rapidement des distributeurs hors de Thaïlande.
En attendant davantage d’informations sur sa diffusion, Inherit confirme la place de Banjong Pisanthanakun parmi les figures majeures de l’horreur asiatique contemporaine.

Pas de date de sortie française annoncée pour le moment.
