Présenté lors du Horror Game Awards Showcase en début d’année, Lurking se laisse désormais approcher à travers une démo plus aboutie. Le jeu de survie à la première personne de Ctrl Freak place l’action dans un immeuble envahi par des araignées géantes, autrefois élevées comme animaux de compagnie.
Prévu sur Steam plus tard cette année, Lurking s’inscrit dans une tradition du jeu d’horreur indépendante qui puise autant dans les mécaniques d’infiltration que dans l’imaginaire de l’arachnophobie. Un territoire qui dépasse le cinéma, mais reste proche de ses codes : espace clos, créatures dissimulées hors champ et quotidien domestique soudain devenu hostile.
Un immeuble transformé en piège
Le point de départ de Lurking tient en quelques éléments simples. Le personnage contrôlé s’occupe de ses araignées, jusqu’au moment où celles-ci grandissent de manière incontrôlable et se répandent dans les couloirs de son bâtiment. Il faut alors trouver un moyen de sortir sans attirer leur attention.
Le jeu demande de rester discret, de se déplacer près du sol et de profiter des zones d’ombre. L’approche évoque les survival horror où la fuite et l’observation comptent autant que l’affrontement. L’appartement et ses parties communes deviennent un labyrinthe fonctionnel, dont la progression dépend de clés, d’outils et d’objets à récupérer.
Combattre sans disposer d’un véritable arsenal
Les créatures de Lurking ne peuvent pas être ignorées en permanence. Ctrl Freak annonce la possibilité de fabriquer et d’utiliser des armes improvisées pour repousser les araignées, sans faire de cette défense une solution totale. La gestion des ressources et le choix des actions devraient donc déterminer la manière d’avancer dans l’immeuble.
Cette structure prévoit également plusieurs fins. Les décisions prises au cours de la partie, ainsi que les méthodes employées pour survivre et franchir certains obstacles, ouvrent différents dénouements. Le principe est familier dans le jeu vidéo d’horreur contemporain, où la rejouabilité passe souvent par des parcours alternatifs et des conclusions conditionnées par les actes accomplis.
Des araignées animées de façon procédurale
Le comportement des ennemis constitue l’un des éléments mis en avant pour Lurking. Les araignées réagissent dynamiquement aux actions du joueur, tandis qu’un système d’animation procédurale doit leur donner des déplacements moins mécaniques. Dans un récit construit autour de l’évitement, cette imprévisibilité peut peser directement sur les déplacements et sur la lecture des lieux.
Visuellement, le projet adopte une image pixelisée inspirée de l’ère PlayStation. Cette esthétique PSX est devenue courante dans la scène horrifique indépendante, notamment parce qu’elle permet de travailler les silhouettes incomplètes, les textures instables et la visibilité réduite. Des jeux comme Lost in Vivo, Murder House ou Bloodwash ont déjà exploité, chacun à leur manière, cette filiation avec les consoles 32 bits et les formes les plus rugueuses du survival horror.
Une démo déjà accessible
La démo actuellement proposée sur Steam correspond à une version retravaillée de celle qui avait d’abord été mise en ligne sur itch.io. Elle permet de découvrir le cadre, les mécaniques de discrétion et les affrontements bricolés avant la sortie complète annoncée pour plus tard cette année sur PC.
Aucune date française distincte n’a été communiquée pour Lurking, mais la démo Steam est accessible depuis la France et la sortie PC devrait passer par la même plateforme.

