Au coeur de l'horreur

What we do in the shadows

 

Synopsis : Suivez le quotidien de Viago, Deacon, Vladislav, trois colocataires vampires de Nouvelle-Zélande confrontés aux mœurs de notre société.

Critique :

Décidément, même si la Nouvelle-Zélande n’est pas le pays le plus éminent du septième art, force est de constater qu’il nous offre de belles pépites du genre, en particulier dans le registre de la comédie horrifique. Inutile de vous remémorer les chefs d’œuvre du maître Peter Jackson provenant de la même contrée. Dernièrement, nous avions aussi découvert le modeste Housebound, sorti après le film qui nous intéresse aujourd’hui, mais que nous avions eu l’occasion de découvrir au dernier festival du PIFFFWhat we do in the shadows a également été bien accueilli en festival, à Sundance, Sydney, Berlin ou encore Neuchâtel. Le film est signé Jemaine Clement, membre du duo comique néo-zélandais Flight of the Conchords, et Taika Waititi, réalisateur de quelques épisodes de la série éponyme et du long-métrage Boy. Bon ok, on ne connaît pas du tout, mais apparemment ça cartonne là-bas alors on le mentionne !

What we do in the shadows

Inutile de se lancer dans de longues analyses du film. L’argument le plus important à vous soumettre est que What we do in the shadows est tout simplement très drôle. Le film se présente sous la forme d’un faux documentaire, un « mockumentary » pour les experts. On y suit le quotidien de vampires vivant en collocation. Rien que cette idée de base prête à sourire. Nos personnages mythiques sont présentés, comme tout documentaire, de manière crédible et réaliste. On s’attache d’autant plus à ces personnages qu’on nous les présente dans leur routine quotidienne, comme si celle-ci était la plus normale du monde. Nos quatre vampires sont exquis et se définissent par des caractères bien distincts. Viago a 379 ans et s’avère être une personne extrêmement précieuse, courtoise et parfois maniaque. Il se présente comme le maître des lieux et est le premier personnage que l’on découvre. C’est à lui que revient le rôle de nous présenter leur demeure et ses habitants. Vladislav a 862 ans et est un grand brun ténébreux. Il représente l’image du vampire sombre et inquiétant. Réputé à l’époque comme l’un des plus grands hypnotiseurs, certaines rumeurs racontent qu’il aurait perdu ses pouvoirs après sa rencontre avec « la bête ». Deacon est le plus jeune, il a 183 ans et son jeune âge fait qu’il s’agit du colocataire le plus insouciant. Son caractère décontracté et souvent immoral laisse place à des scènes mémorables, d’un humour noir et cynique excellent. Enfin, le dernier colocataire et pas des moindres, Peter, âgé de 8000 ans, le plus vieux mais pas forcément le plus sage. Son physique nous renvoie au fameux Nosferatu de Murnau, en y ajoutant évidemment une bonne touche de ridicule. Il s’apparente à un vieux vampire sénile qu’il faut surveiller en permanence sous peine de le voir courir après n’importe quel gibier ! Et n’oublions pas Nick, un vampire qui les rejoint par la suite, accompagné de son pote Stu, le seul humain qui parvient à fréquenter cette jolie bande sans se faire croquer. Bref, une belle panoplie de personnages, totalement délurés, qui vont vous faire passer 1h15 de pur plaisir.

What we do in the shadows

Entre leurs soirées nocturnes où ils se font jeter de tous les bars, leurs chasses et leurs rituels pour se nourrir, ou encore leurs violentes confrontations avec un groupe de loups-garous, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Et même si l’on connaît toutes les légendes qui entourent l’univers des vampires, le film nous les présente de manière tellement fantaisiste qu’on apprécie de les redécouvrir. L’aspect documentaire du film est prétexte à parodier brillamment les effets horrifiques des films en found footage. Ce ton humoristique parvient sans mal à délivrer un message sur l’amour, l’amitié et l’acceptation d’autrui. Entre les âmes sœurs qui résistent au temps, la solidarité des colocataires ou encore les échanges avec d’autres créatures légendaires, What we do in the shadows est un film très attachant.

Aussi attachant que ses personnages qui vous donneront l’envie de devenir un vampire, d’avoir la vie éternelle et de rejoindre leur colocation. Vous l’aurez compris, on vous recommande chaudement de découvrir ce film au plus vite.

  Synopsis : Suivez le quotidien de Viago, Deacon, Vladislav, trois colocataires vampires de Nouvelle-Zélande confrontés aux mœurs de notre société. Critique : Décidément, même si la Nouvelle-Zélande n'est pas le pays le plus éminent du septième art, force est de constater qu’il nous offre de belles pépites du genre, en particulier dans le registre de la comédie horrifique. Inutile de vous remémorer les chefs d'œuvre du maître Peter Jackson provenant de la même contrée. Dernièrement, nous avions aussi découvert le modeste Housebound, sorti après le film qui nous intéresse aujourd'hui, mais que nous avions eu l'occasion de découvrir au dernier festival du PIFFF. What we do in the shadows a également été bien accueilli en festival, à Sundance, Sydney, Berlin ou encore Neuchâtel. Le film est signé Jemaine Clement, membre du duo comique néo-zélandais Flight of the Conchords, et Taika Waititi, réalisateur de quelques épisodes de la série éponyme et du long-métrage Boy. Bon ok, on ne connaît pas du tout, mais apparemment ça cartonne là-bas alors on le mentionne ! Inutile de se lancer dans de longues analyses du film. L’argument le plus important à vous soumettre est que What we do in the shadows est tout simplement très drôle. Le film se présente sous la forme d’un faux documentaire, un « mockumentary » pour les experts. On y suit le quotidien de vampires vivant en collocation. Rien que cette idée de base prête à sourire. Nos personnages mythiques sont présentés, comme tout documentaire, de manière crédible et réaliste. On s'attache d'autant plus à ces personnages qu’on nous les présente dans leur routine quotidienne, comme si celle-ci était la plus normale du monde. Nos quatre vampires sont exquis et se définissent par des caractères bien distincts. Viago a 379 ans et s'avère être une personne extrêmement précieuse, courtoise et parfois maniaque. Il se présente comme le maître des lieux et est le premier personnage que l'on découvre. C'est à lui que revient le rôle de nous présenter leur demeure et ses habitants. Vladislav a 862 ans et est un grand brun ténébreux. Il représente l'image du vampire sombre et inquiétant. Réputé à l'époque comme l'un des plus grands hypnotiseurs, certaines rumeurs racontent qu'il aurait perdu ses pouvoirs après sa rencontre avec « la bête ». Deacon est le plus jeune, il a 183 ans et son jeune âge fait qu'il s'agit du colocataire le plus insouciant. Son caractère décontracté et souvent immoral laisse place à des scènes mémorables, d’un humour noir et cynique excellent. Enfin, le dernier colocataire et pas des moindres, Peter, âgé de 8000 ans, le plus vieux mais pas forcément le plus sage. Son physique nous renvoie au fameux Nosferatu de Murnau, en y ajoutant évidemment une bonne touche de ridicule. Il s'apparente à un vieux vampire sénile qu'il faut surveiller en permanence sous peine de le voir courir après n'importe quel gibier ! Et n'oublions pas Nick, un vampire qui les rejoint par la suite, accompagné de son pote Stu, le seul humain qui parvient à fréquenter cette jolie bande sans se faire croquer. Bref, une belle panoplie de personnages, totalement délurés, qui vont vous faire passer 1h15 de pur plaisir. Entre leurs soirées nocturnes où ils se font jeter de tous les bars, leurs chasses et leurs rituels pour se nourrir, ou encore leurs violentes confrontations avec un groupe de loups-garous, on n'a pas le temps de s'ennuyer. Et même si l'on connaît toutes les légendes qui entourent l'univers des…

8

10

NOTE

8

Note des internautes : Soyez le premier à voter !
8


 

Réalisateurs : Jemaine Clement, Taika Waititi

Acteurs : Taika Waititi, Jemaine Clement, Jonathan Brugh…

Genre : Comédie horrifique

Pays d’origine : États-Unis, Nouvelle-Zélande

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2 commentaires

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Cypress Green 19 mars 2015 at 19 h 02 min

Le réal d’Housebound est à suivre ! des maladresses tellement bien rattrapées par l’humour et la direction d’acteur que c’en était vivifiant en ces temps minable niveau cinéma de genre.
Pour ce film, autant j’en ai ma claque des différentes visions du vampire au ciné, autant vous m’avez donner l’eau à la bouche !

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Cypress Green 19 mars 2015 at 19 h 03 min

donné*

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