Le film d’exorcisme Bury the Devil fera sa première mondiale au FrightFest de Glasgow, en Écosse, le 6 mars. Particularité de cette production indépendante : son récit se déploie en temps réel et a été tourné en un unique plan-séquence, sans coupe apparente.
L’intrigue suit Julia, une infirmière chargée de veiller sur une patiente atteinte de démence. Alors qu’elle se retrouve enfermée dans la maison de cette dernière, la jeune femme comprend rapidement que l’environnement qui l’entoure cache une présence inquiétante. Des phénomènes inexpliqués se manifestent peu à peu, laissant penser qu’une force malveillante infiltre les lieux. Isolée et sans aide extérieure, Julia doit faire face à cette menace grandissante et tenter de libérer la maison de l’entité qui semble s’y être installée.
Le rôle principal est interprété par Dawn Ford, entourée d’Emmanuelle Lussier Martinez, Bill Rowat et Mark Antony Krupa. La mise en scène est assurée par Adam O’Brien, déjà remarqué pour Mom. Le scénario est signé John Petrizzi et Brad Hodson.
Adam O’Brien a choisi le dispositif du plan unique afin de renforcer la sensation d’immédiateté. Selon le réalisateur, suivre son héroïne sans interruption permet d’accompagner chaque étape de son parcours, de ses hésitations à ses découvertes, tout en accentuant la tension dramatique. Ce parti pris technique vise à restituer les 90 minutes les plus éprouvantes de la vie du personnage principal, sans ellipse ni rupture de rythme.
La production est assurée par O’Brien lui-même, aux côtés de Philip Kalin-Hajdu, connu pour The Sacrifice Game, et de Benoit Beaulieu, associé notamment à Turbo Kid. Les ventes internationales sont prises en charge par la société Blue Finch Films.
Bury the Devil constitue le premier volet d’un projet conçu comme une trilogie. Un préquel, intitulé Bury the Devil: Origin, est déjà en cours de développement, avec Adam O’Brien de retour à la réalisation. Cette extension narrative devrait approfondir les origines des événements mis en scène dans le long métrage inaugural.
Avec son tournage en continu et son approche centrée sur un huis clos sous tension, le film entend proposer une variation formelle autour du thème de la possession. Sa présentation à Glasgow marquera la première confrontation de l’œuvre avec un festival spécialisé dans le cinéma de genre.

