Le développeur indépendant Anas Sammak, derrière le studio KoolKat, a mis en ligne une démo Steam pour INURE, un jeu de survival horror cosmique à la première personne. Cette version d’essai, annoncée pour une durée d’environ une heure, permet de découvrir son enquête surnaturelle, ses affrontements sous contrainte et ses interactions physiques avec le décor.
Bien qu’il s’agisse d’un jeu vidéo, INURE entre naturellement dans le périmètre de l’horreur au sens large par ses références au cosmic horror, à la survie en milieu hostile et aux réalités déformées. Son cadre évoque une tradition lovecraftienne régulièrement explorée par le cinéma comme par le jeu, où l’enquête sert surtout de porte d’entrée vers un monde dont les règles échappent aux humains.
Une enquête menée dans les Dreamlands
INURE suit Marc Whitecloud, un détective chargé d’élucider la disparition inexpliquée de vingt-huit personnes. Une piste imprévue le conduit dans les Dreamlands, un espace onirique et agressif où la cohérence du réel semble avoir cédé. Le personnage doit y retrouver des indices tout en progressant dans des lieux qui alternent entre beauté étrange et visions dérangeantes.
Le terme Dreamlands renvoie directement à l’imaginaire de H. P. Lovecraft, qui employait cette appellation dans plusieurs récits, notamment autour de Randolph Carter. La source ne précise pas si le jeu adapte ou reprend officiellement des éléments de cet univers littéraire, mais son usage inscrit clairement INURE dans le territoire du fantastique cosmique : une horreur moins fondée sur une menace immédiatement identifiable que sur la découverte d’une réalité trop vaste et instable pour être comprise.
Des mécaniques de survival horror sous pression
La démo de INURE repose sur plusieurs principes familiers du survival horror. Les munitions sont rares, l’espace d’inventaire est limité et les soins comme les ressources doivent être gérés avec attention. Le jeu ajoute un système de fabrication de consommables, invitant à transformer les matériaux récupérés en objets utiles pour continuer l’exploration.
Le combat n’est donc pas présenté comme une réponse automatique à chaque menace. Les armes restent nécessaires, mais chaque tir compte et certaines situations demandent plutôt de contourner le danger ou de gagner du temps. Cette gestion de la pénurie rapproche le projet de jeux où l’arsenal sert davantage à maintenir une marge de survie qu’à dominer les ennemis.
Manipuler le décor pour se défendre
L’une des particularités mises en avant par KoolKat tient aux interactions physiques. Marc Whitecloud peut prendre, déplacer et examiner des objets à la main, ouvrir progressivement des portes ou déplacer des obstacles. Le décor peut également devenir un outil défensif : certains éléments présents dans l’environnement peuvent interrompre une attaque, créer de la distance ou aider à reprendre le contrôle d’un affrontement.
Cette approche tactile cherche à donner du poids aux gestes les plus ordinaires, comme l’ouverture d’une porte ou la fouille d’une pièce. Dans un survival horror à la première personne, ces actions peuvent renforcer l’incertitude liée à l’exploration, puisque chaque manipulation expose potentiellement le personnage à ce qui se trouve de l’autre côté.
Une démo disponible sur Steam
La démo de INURE est actuellement téléchargeable via Steam, où sa page dédiée est déjà accessible. Aucune date de sortie complète n’est indiquée dans les informations communiquées, pas plus qu’une annonce concernant les consoles.
Pour la France, la démo est disponible sur Steam à condition d’avoir accès à la plateforme. La version finale de INURE ne dispose pour l’heure d’aucune date de lancement française distincte ni d’édition locale confirmée.

