Inspiré d’une figure majeure du folklore vénézuélien, The Whistler s’apprête à faire ses débuts sur grand écran. Ce film d’horreur surnaturel, réalisé par Diego Velasco, revisite la légende d’El Silbón à travers le portrait d’un couple confronté à un deuil impossible. Une première projection est prévue au Brésil avant une sortie au cinéma en France.
Une légende latino-américaine revisitée
Longtemps connu sous le titre The Fields Are Watching, The Whistler s’inspire d’El Silbón, personnage issu des traditions orales du Venezuela et de Colombie. Dans ces récits populaires, une silhouette fantomatique annoncée par un sifflement inquiétant hante les plaines et s’attaque aux voyageurs imprudents.
Le film transpose ce mythe dans un cadre contemporain. L’histoire suit un couple bouleversé par la perte de leur fille. Tentant de changer de vie, ils héritent d’une ferme isolée. Ce refuge espéré devient rapidement le théâtre d’événements troublants lorsqu’un groupe affirmant pouvoir invoquer les esprits s’installe dans leur quotidien. Entre rituels mystérieux et phénomènes inexpliqués, la frontière entre croyance et réalité s’efface peu à peu.
Diane Guerrero et Juan Pablo Raba en tête d’affiche
Pour incarner ce couple fragilisé, le long métrage réunit Diane Guerrero, connue pour ses rôles dans les séries « Doom Patrol » et « Orange Is the New Black », et Juan Pablo Raba, aperçu notamment dans « Narcos ». Leur duo porte un récit centré sur la culpabilité, la perte et la tentation de communiquer avec l’au-delà.
La distribution comprend également Indhira Serrano, Laureano Olivarez, Laura Sofía Domínguez et Norberto Rivera. Ensemble, ils donnent corps à cette communauté énigmatique qui gravite autour de la ferme et contribue à l’escalade des tensions.
Un projet porté par Diego Velasco
The Whistler est réalisé par Diego Velasco, qui signe le scénario avec Esteban Orozco et Carolina Paiz, à partir d’une première version écrite par Nacho Palacios. Velasco, également producteur du film, s’est entouré de Margaret Miller et Trevor O’Neil pour le compte de Hideout Pictures, société déjà impliquée dans plusieurs productions indépendantes américaines.
Le cinéaste décrit son film comme une réflexion sur le deuil et les traces laissées par les disparus, tout en revendiquant l’influence directe du folklore vénézuélien. Le choix d’ancrer le récit dans une exploitation agricole reculée renforce l’isolement des personnages et la dimension rurale associée à la légende d’El Silbón.
Une sortie en avril en France
Avant son exploitation commerciale, The Whistler sera présenté le 11 avril au festival Fantaspoa, au Brésil. Le film doit ensuite sortir dans les salles françaises à partir du 17 avril, via le distributeur Vertical.
Cette adaptation d’un mythe sud-américain marque ainsi une nouvelle incursion du cinéma d’horreur dans le patrimoine légendaire latino-américain, en privilégiant une approche centrée sur l’intime et le traumatisme.

