Au coeur de l'horreur

Animal (Note : 4/10)

Date de sortie : 17 juin 2014 (USA)

Réalisateur : Brett Simmons

Scénaristes : Thommy Hutson, Catherine Trillo

Acteurs : Jeremy Sumpter, Joey Lauren Adams, Keke Palmer…

Genre : Film de monstre, Horreur

Pays d’origine : Etats-Unis

 

Synopsis :

Un groupe d’amis décide de passer le weekend ensemble. Ils vont se faire attaquer par un monstre assoiffé de sang et tenter de survivre, enfermés dans une cabane isolée, en oubliant leurs différents.

Critique :

On se réjouit toujours à l’idée de regarder un bon film de monstre. Le genre de film d’horreur qui, bien que rarement novateur, parvient souvent à divertir en nous procurant les sursauts nécessaires. Le plus important, c’est d’avoir un monstre original et bien flippant.
Lorsque l’on voit l’affiche d’Animal, très esthétique, avec cette lumière sombre, ce gros plan sur la gueule du monstre aux dents énormes et acérées, on a hâte de découvrir le film. Après Husk, son premier long-métrage sans grande prétention, mais plutôt sympathique (un champ de blé, des épouvantails tueurs, c’est cool non ?), Brett Simmons retourne derrière la caméra pour nous proposer Animal.

Cinq amis décident de faire une randonnée dans un bois, qu’Alissa et son frère Jeff ont bien connu étant jeunes. Tous deux sont accompagnés de leur conjoint respectif et d’un ami homosexuel, le petit comique du groupe (rien à voir avec son orientation sexuelle), qui passe son temps à écouter de la musique sur son iPod. Seulement la nuit tombe plus vite que prévu et nos amis croisent le chemin d’un animal pas très accueillant, les poussant à se réfugier dans une cabane où sont présents d’anciens survivants.
Vous l’aurez compris, rien de bien original à l’horizon !

Nos personnages n’ont aucune personnalité, mise à part peut-être Sean, qui outre le fait d’être homo et d’écouter de la musique, n’apporte pas grand-chose non plus. D’ailleurs, ce caractère de passionné de musique est tellement mis en avant que l’on imagine qu’il jouera un rôle par la suite. Finalement, il n’en est rien, et c’est bien là, l’un des premiers défauts du film. Il nous propose régulièrement des pistes scénaristiques qui ne seront jamais développées par la suite. Prenons l’exemple du monstre, qui selon nos personnages, aurait fait exprès de les attirer vers la cabane pour mieux les piéger, et serait ainsi doté d’une intelligence supérieure. Une supposition qui ne sera jamais confirmée, ni même exploitée. On comprend surtout que ce sont nos personnages qui sont bien cons…
Ils ont des réactions surréalistes au point qu’on aimerait parfois avoir la même force mentale. Je m’explique, alors que Mandy (la bonnasse du groupe, il en faut bien une) vient de perdre son petit copain (C’est du spoil ça, zut… Désolé), Alissa lui demande comment elle va. Réponse de l’intéressée : « Ça va, je survivrai ». Ok, pas si dure la vie, tu pourrais au moins faire semblant d’être triste, ou alors t’as trouvé un autre mec, mais dis-le-nous. Salope ! (Je m’égare, pardon…).

Parlons rapidement de notre monstre, sûrement la plus grosse déception du film. Avec cette affiche, on s’attendait à un design plutôt sympa, nous renvoyant aux monstres des films Feast. En fait, l’animal n’est pas du tout imposant, disproportionné, très mal fait (on a parfois l’impression de voir une vieille maquette en plastique) et pas effrayant pour un sou. Et puis soyons sincère, il a quand même l’air ringard avec ses dents en avant. Un appareil dentaire ne lui aurait pas fait de mal étant ado.

À l’image du film Feast (auquel on sent une forte influence), la narration se déroule en une seule nuit. Une temporalité incohérente tellement l’action semble traîner en longueur.
Et là où les films Feast traitaient le genre avec un second degré assez jouissif, Animal se prend au sérieux et rend le film assez pathétique.
Mais quand on fait un film de merde, il faut bien se donner bonne conscience en prétextant une seconde lecture du film. C’est ce que nous propose Brett Simmons en mettant en avant la cruauté d’un de ses personnages, prêt à sacrifier des vies humaines pour survivre. Ainsi, le film pose cette question : mais qui est vraiment l’animal sauvage dans cette histoire ? C’est puissant comme message et tellement novateur. Bon, il a fallu que ce rôle tombe sur un noir, c’est pas de bol pour l’image…

Je serai généreux et donnerai un 4/10 au film qui reste quand même plus divertissant que le dernier film de monstre qu’on a vu, The Jungle.

Krueger

Note : 4/10

 

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