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Grave

29 mars 2017

Synopsis

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

Critique

Vous souvenez-vous de votre première bouchée de chair? Telle pourrait être la catch-line de Grave, récit initiatique d’une jeune végétarienne qui va prendre goût contre son gré au plaisir de la chair. Mais au-delà des apparences, Grave n’est pas un film sur le végétarisme, pourfendant les prises de position vegan, ni un film sur le bizutage. Le premier long métrage de la réalisatrice Julia Ducournau est une oeuvre protéiforme, riche de sens, qui échappe à toute tentative d’interprétation unique, filant entre les doigts du critique et bouleversant ses schémas d’analyse.

Grave a fait beaucoup parlé de lui lors de sa première projection mondiale au TIFF (Toronto International Film Festival). Lors de la séance, plusieurs spectateurs se seraient évanouis face à la violence des images. Ajoutez à cela que le film est produit par Julie Gayet, actrice devenue célèbre pour ses frasques amoureuses avec notre cher Président. Il n’en fallait pas plus pour conférer à Grave une réputation sulfureuse. Le film a cependant fait sensation lors de ses différents passages en festivals, remportant les 1ers prix au FEFFS (Le Festival européen du film fantastique de Strasbourg) mais également au PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival). Derrière ce traitement médiatique people se cache un film d’une grande beauté, éblouissant et choc. Et nous n’avons pas peur de l’affirmer, Grave est très certainement le meilleur film de genre français de ces 10 dernières années.

Grave est une véritable expérience sensorielle portée par des comédiens hors pair et une mise en scène sublime et subtile. Difficile d’entrer dans les détails tant le film aborde de nombreuses thématiques sans forcément y porter de jugement de valeur. Par l’intermédiaire de Justine, étudiante douée en école vétérinaire, et de son entourage, le film nous dévoile les différents aspects des pulsions humaines. Que ce soit Justine, végétarienne depuis toujours et qui ne peut soudain plus résister au goût de la viande, ou son colocataire Adrien, homosexuel, qui se laisse tenter par le désir charnel d’une femme. Une sorte d’instinct animal qui vient contrecarrer tous les principes que l’homme peut s’appliquer. Mais le film aborde également d’autres thèmes tels que la découverte de la sexualité, le passage à l’âge adulte, la filiation parentale, notre rapport à la souffrance animal et j’en passe…

Grave mérite sa réputation en festival, le film est une expérience véritablement suffocante !

La plus grande qualité du film est que sa réalisatrice (Julia Ducournau), s’attarde essentiellement sur ses personnages, en entrant sans gêne dans leur intimité, leurs pensées, leurs sensations, et prouve ainsi qu’un vrai film de cinéma est avant tout marqué par des personnages profonds. Chaque dialogue et chaque situation apportent des éléments essentiels au développement des personnages. Rien n’est laissé au hasard, et même la mise en scène fait preuve d’une grande subtilité pour refléter l’état d’esprit de ses personnages (la scène suffocante de Justine sous sa couette en est le parfait exemple).

Grave a l’avantage de nous épargner le côté auteurisant et malgré toute l’intelligence qui se dégage du film, celui-ci n’en reste pas moins divertissant. Un parfait mélange où on s’amuse à observer le bizutage réservé aux nouveaux élèves de cette école vétérinaire et l’évolution de notre personnage principal. À la fois drôle, effrayant et imprévisible.

Grave renvoie également aux meilleures heures du cinéma de Cronenberg par sa fascination de la maltraitance de la chaire.

Un film viscéral, dérangeant, envoûtant, émouvant, un véritable chef d’œuvre, enfin ! Merci Julia Ducournau et félicitations !  

[vc_row][vc_column][vc_text_separator title="Synopsis"][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_column_text]Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title="Critique"][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_column_text] [dropcap style="style1"]V[/dropcap]ous souvenez-vous de votre première bouchée de chair? Telle pourrait être la catch-line de Grave, récit initiatique d’une jeune végétarienne qui va prendre goût contre son gré au plaisir de la chair. Mais au-delà des apparences, Grave n’est pas un film sur le végétarisme, pourfendant les prises de position vegan, ni un film sur le bizutage. Le premier long métrage de la réalisatrice Julia Ducournau est une oeuvre protéiforme, riche de sens, qui échappe à toute tentative d’interprétation unique, filant entre les doigts du critique et bouleversant ses schémas d’analyse. Grave a fait beaucoup parlé de lui lors de sa première projection mondiale au TIFF (Toronto International Film Festival). Lors de la séance, plusieurs spectateurs se seraient évanouis face à la violence des images. Ajoutez à cela que le film est produit par Julie Gayet, actrice devenue célèbre pour ses frasques amoureuses avec notre cher Président. Il n’en fallait pas plus pour conférer à Grave une réputation sulfureuse. Le film a cependant fait sensation lors de ses différents passages en festivals, remportant les 1ers prix au FEFFS (Le Festival européen du film fantastique de Strasbourg) mais également au PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival). Derrière ce traitement médiatique people se cache un film d’une grande beauté, éblouissant et choc. Et nous n’avons pas peur de l’affirmer, Grave est très certainement le meilleur film de genre français de ces 10 dernières années. Grave est une véritable expérience sensorielle portée par des comédiens hors pair et une mise en scène sublime et subtile. Difficile d’entrer dans les détails tant le film aborde de nombreuses thématiques sans forcément y porter de jugement de valeur. Par l’intermédiaire de Justine, étudiante douée en école vétérinaire, et de son entourage, le film nous dévoile les différents aspects des pulsions humaines. Que ce soit Justine, végétarienne depuis toujours et qui ne peut soudain plus résister au goût de la viande, ou son colocataire Adrien, homosexuel, qui se laisse tenter par le désir charnel d’une femme. Une sorte d’instinct animal qui vient contrecarrer tous les principes que l’homme peut s’appliquer. Mais le film aborde également d’autres thèmes tels que la découverte de la sexualité, le passage à l’âge adulte, la filiation parentale, notre rapport à la souffrance animal et j’en passe… Grave mérite sa réputation en festival, le film est une expérience véritablement suffocante ! La plus grande qualité du film est que sa réalisatrice (Julia Ducournau), s’attarde essentiellement sur ses personnages, en entrant sans gêne dans leur intimité, leurs pensées, leurs sensations, et prouve ainsi qu’un vrai film de cinéma est avant tout marqué…

9

10

NOTE

9

Note des internautes : Soyez le premier à voter !
9

Informations

Grave

Réalisation : Julia Ducournau

Scénario :  Julia Ducournau

Acteurs: Garance Marillier, Ella Rumpf, Rabah Naït Oufella…

Nationalité: Française

Genre: Horreur

Durée : 99 minutes

Date de sortie: 15 mars 2017

Lien Allocine

Lien IMDB

Synopsis

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

Critique

[dropcap style="style1"]V[/dropcap]ous souvenez-vous de votre première bouchée de chair? Telle pourrait être la catch-line de Grave, récit initiatique d’une jeune végétarienne qui va prendre goût contre son gré au plaisir de la chair. Mais au-delà des apparences, Grave n’est pas un film sur le végétarisme, pourfendant les prises de position vegan, ni un film sur le bizutage. Le premier long métrage de la réalisatrice Julia Ducournau est une oeuvre protéiforme, riche de sens, qui échappe à toute tentative d’interprétation unique, filant entre les doigts du critique et bouleversant ses schémas d’analyse. Grave a fait beaucoup parlé de lui lors de sa première projection mondiale au TIFF (Toronto International Film Festival). Lors de la séance, plusieurs spectateurs se seraient évanouis face à la violence des images. Ajoutez à cela que le film est produit par Julie Gayet, actrice devenue célèbre pour ses frasques amoureuses avec notre cher Président. Il n’en fallait pas plus pour conférer à Grave une réputation sulfureuse. Le film a cependant fait sensation lors de ses différents passages en festivals, remportant les 1ers prix au FEFFS (Le Festival européen du film fantastique de Strasbourg) mais également au PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival). Derrière ce traitement médiatique people se cache un film d’une grande beauté, éblouissant et choc. Et nous n’avons pas peur de l’affirmer, Grave est très certainement le meilleur film de genre français de ces 10 dernières années. Grave est une véritable expérience sensorielle portée par des comédiens hors pair et une mise en scène sublime et subtile. Difficile d’entrer dans les détails tant le film aborde de nombreuses thématiques sans forcément y porter de jugement de valeur. Par l’intermédiaire de Justine, étudiante douée en école vétérinaire, et de son entourage, le film nous dévoile les différents aspects des pulsions humaines. Que ce soit Justine, végétarienne depuis toujours et qui ne peut soudain plus résister au goût de la viande, ou son colocataire Adrien, homosexuel, qui se laisse tenter par le désir charnel d’une femme. Une sorte d’instinct animal qui vient contrecarrer tous les principes que l’homme peut s’appliquer. Mais le film aborde également d’autres thèmes tels que la découverte de la sexualité, le passage à l’âge adulte, la filiation parentale, notre rapport à la souffrance animal et j’en passe… Grave mérite sa réputation en festival, le film est une expérience véritablement suffocante ! La plus grande qualité du film est que sa réalisatrice (Julia Ducournau), s’attarde essentiellement sur ses personnages, en entrant sans gêne dans leur intimité, leurs pensées, leurs sensations, et prouve ainsi qu’un vrai film de cinéma est avant tout marqué…

9

10

NOTE

9

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Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

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