Au coeur de l'horreur

Distortion

Le cinéma d’horreur n’est pas toujours le plus sollicité par les réalisateurs français. Mais il y a une poignée de passionnés qui tente de s’immiscer dans le genre, en commençant par le court-métrage. C’est le cas de Grégory PAPINUTTO qui nous partage son excellent film « Distortion« .

Un film qui a le mérite d’aborder le genre avec sérieux et crédibilité, ce qui est, selon nous, l’exercice le plus difficile. Et pour cela, Distortion reflète un véritable amour pour le cinéma d’horreur. Un amour qui se traduit également par la volonté d’utiliser des vrais effets spéciaux de maquillage à même le plateau au lieu de sombrer dans des effets VFX qui vieillissent mal et sont souvent un peu kitch. On se rapproche ainsi du cinéma d’horreur des années 80. Ce travail sur le maquillage à été effectué par Jérôme Jardin, et demandait 3 h de préparation sur les acteurs.
Autre rapprochement avec le cinéma d’horreur de l’époque, cette fois-ci des années 70, c’est le choix des lumières de Distortion s’inspirant des Giallos, et plus particulièrement du film Suspiria de Dario Argento. Le chef opérateur de Distortion, David Moerman, a ainsi créé un remarquable jeu de couleur, valsant entre le vert et le rouge, dont les sources de lumières viennent principalement de l’extérieur. 
On note également un très bon travail sur la bande son, créée par Dara Smith, qui mélange de nombreux sons enregistrés sur le tournage (hurlement dans les couloirs, coups sur la tuyauterie, grincements de portes, fenêtres qui claquent, etc) pour créer une ambiance angoissante et singulière. 
Distortion se démarque aussi par son décors oppressant et inquiétant, un ancien couvent dont le réalisateur témoigne de certains souvenirs : « La chance immense d’avoir un décors naturel d’un couvent de Carmélite récemment abandonné avec la présence encore d’odeurs comme dans l’espace médicalisé qui accueillait les Carmélites en fin de vie, avant d’être enterrées dans le jardin. Durant les repérages et me tournage nous avons vraiment eu notre dose de surprises angoissantes.« 

Distortion connait un joli succès en festival dont certaines sélections de prestige tels que le « SCREAMFEST » et « FILMQUEST », les 2 plus grands festivals de films de genre aux États-Unis, le « Fanoménon du LEEDS » ou encore « GO-SHORT film Festival »

Grégory PAPINUTTO compte bien parvenir à adapter son film en long-métrage et c’est tout ce qu’on lui souhaite. En attendant, on vous laisse découvrir ce film de monstre savoureux !

Informations

Distortion

Director : Grégory PAPINUTTO

Production : France 2017

Cast : Tania KALUME ,Félic CORDIER, Maxime JALLERAT, Alice PAPINUTTO

Lenght :23mn

Screenplay : Grégory PAPINUTTO & Anne-Laure CASANOVA

Music original : GANSÙILE

Sound : Lucas ROLLIN

Photography : David MOERMAN

Editing : Grégory PAPINUTTO

Credits for production : Laurent PAPINUTTO (GAMINES Agency)

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