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(Étrange Festival) Compétition Courts Métrages/Programme 1

8 septembre 2014

Chers Lecteurs d’Au Cœur de l’Horreur, comme vous le savez sûrement déjà, notre équipe est passionnée de courts-métrages et nous essayons le plus possible de les mettre en avant sur notre site. C’est donc avec excitation et enthousiasme que nous nous présentons dans la salle de l’Étrange Festival pour cette première programmation de courts-métrages.
Et pourtant, cette diffusion nous a très vite contrarié. Nous avons été déçus de cette première sélection au point de redouter les prochaines séances…

Un constat étonnant pour ce festival que nous affectionnons tant et qui souffre de la comparaison de ce qu’on a pu voir dans d’autres festivals du genre. D’ailleurs, la réaction de la salle parle d’elle-même. C’est la première fois que nous voyons des personnes quitter la salle lors d’une projection de courts-métrages. Même si l’on peut être déçu par quelques films, on a toujours l’espoir que les prochains seront à notre goût. Malheureusement, l’accumulation de déception a eu raison d’une bonne partie de la salle.

Il faut croire que nous ne sommes pas en adéquation avec les choix du festival sur les courts-métrages, surtout lorsqu’on se souvient du grand gagnant de l’année dernière, le prétentieux et incompréhensible film d’Adan Jodorowsky : The Voice Thief.

Certes, nous sommes à l’Étrange Festival, mais le terme « étrange » doit-il forcément être constamment lié à l’expérimental ? Bien que les films expérimentaux soient très intéressants, on aurait aimé voir des films parfois plus classiques, dotés d’une histoire qui n’empêcherait pas d’aborder des thèmes « étranges ». Malheureusement, même les quelques fictions (qui restent parfois assez conceptuelles. Exemple avec Circuit) ont été décevantes.

Ceci étant dit, nous gardons espoir pour les prochaines séances de courts-métrages qui semblent être beaucoup plus diversifiées.

Voici un petit récapitulatif des courts-métrages :

Chopper de Frederik Palmaers :

Synopsis : Cruauté de la nature ? Ou simplement le cycle de la vie et de la mort ?

Petit film d’animation très court mais efficace. Un regard sur le cycle de la vie et de la mort bourré d’humour. L’animation est très bien réalisée et le film ouvre cette projection de courts-métrages comme un agréable amuse-bouche.

Shadow de Lorenzo Regio :

Synopsis : À Taipei, un montreur d’ombres s’éprend de la belle Ann, mais un accident l’emmène dans les ténèbres.

Pour nous, Shadow s’avère être le meilleur film de cette projection. Même si l’on perçoit difficilement la volonté du réalisateur par rapport à cette histoire, le film est poétique, touchant et très bien réalisé.

Subconcious Password de Chris Landreth :

Synopsis : Un jeu dans l’inconscient à la recherche d’un prénom oublié.

Esthétiquement original sans pour autant être agréable, le film nous balance un humour graveleux et son rythme est épuisant et lassant.


Circuit
de Robert Gwisdek :

Synopsis : Coincé dans une pièce, un électricien essaie tous les moyens pour s’échapper.

Un concept sympathique mais surexploité. Le film est bien trop long et nous ennui très vite pour une chute des plus décevante.

Colin Is My Real Name de Benny Nemerofsky Ramsay :

Synopsis : Vrai ou faux ? Qui suis-je vraiment ? Vais-je continuer à cacher ma véritable identité ?

Suis-je en train d’enculer les mouches ? Oui…

Echoes de Pepi Levogianni :

Synopsis : Un couple recueille une étrange femme qui devient une servante parfaite. Enfin, presque…

 Il n’y a strictement rien à retenir dans ce film. Les acteurs sont mauvais, l’image est affreuse, en particulier la lumière digne des pires telenovela. L’histoire nous ennuie à mourir et les dialogues sont affligeants.

Electric Soul de Joni Männistö :

 Synopsis : Bienvenue dans une micropole électrique très animée.

Des composants électriques qui se déchainent. Un film d’animation expérimental alimenté d’un bourdonnement electrisant. Pourquoi pas !

In Passing de Alan Miller :

Synopsis : Jamais trop tard : comment tomber à deux et tomber amoureux en même temps.

Une idée sympathique : un homme et une femme décident de se suicider en sautant du même immeuble. Ils tombent amoureux l’un de l’autre pendant leur chute. Une vision de l’amour plutôt cynique où l’atterrissage violent est inévitable (« Jusqu’ici tout va bien. Mais l’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. »). Dommage que la fin du film soit si timide…

 

 

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Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

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