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Horsehead (Étrange Festival)

Critique :

J’avais particulièrement hâte de découvrir ce film en avant-première. Horsehead, plus connu sous le nom de Fièvre, nous intriguait par la qualité de son image et de ses têtes d’affiche. On retrouve Catrionna McColl, actrice bien connu des films d’horreur dans les années 80 avec L’Au-Delà ou La Maison près du Cimetierre. Ou encore le chanteur Murray Head, l’acteur français Philippe Nahon…

Un film français dont la bande-annonce nous promettait un univers onirique angoissant. Le petit bonus : David Scherer s’est occupé du maquillage et des effets spéciaux. Le film est donc programmé à l’Étrange Festival dans la plus grande salle du Forum des Images. Le public est une nouvelle fois au rendez-vous et la salle se comble rapidement pour accueillir l’équipe du film venu présenté ce nouveau projet.

Horsehead

Horsehead traite de l’histoire d’une jeune femme, Jessica, en proie à des cauchemars de plus en plus présents. Ces rêveries angoissantes semblent liées à la mort de sa grand-mère, Rose, décédée depuis peu et dont le cadavre gît dans la chambre d’à côté. Dans ses rêves, Jessica est peu à peu hantée par un Cardinal à tête de Cheval qui la menace. La jeune femme est prise d’une poussée de fièvre et s’abandonne à ses visions oniriques pour découvrir un secret de famille bien enfoui.

Horsehead est ce qu’on peut appeler une véritable déception. J’étais méfiante quant à certains détails dans la bande-annonce (notamment l’idée de tourner en anglais !). Je n’imaginais pas à quel point le film descendrait au fur et à mesure dans mon estime. Ce long-métrage prometteur est-il réellement à la hauteur de ses ambitions ? Il est clair que pour moi la réponse est NON.

Horsehead

Le film possède une très belle image. Les couleurs, la lumière et l’étalonnage subliment chaque plan. Mais cette image lui confère un aspect trop lisse, trop léché. J’ai cette désagréable impression d’être face à un clip d’une heure et demie. La musique ne va pas me contredire, malgré sa qualité, elle est pour moi à l’antithèse de l’atmosphère que le réalisateur veut nous proposer. Le village Français, choisi pour le film, semble piégé dans un autre espace temps. La maison où se déroule l’histoire est superbe, elle possède une identité propre qui lui donne cette présence vieillotte et angoissante. Malheureusement, l’image n’accompagne pas le ton donné par ce décor. Elle fait davantage office de jolie vitrine. Cela créer un contraste exagérer qui nous empêche de s’immerger totalement dans l’histoire.

Romain Basset filme au plus proche son actrice principale, Lilly-Fleur Pointeaux. Elle est l’élément central du film et puisqu’elle passe son temps à dormir, il faut bien égayer tout ça par une jolie mise en scène (de belles scènes de baignoires, be belles scènes sous l’eau, de belles scènes avec un jeu de lumière jaune sur son visage endormie etc). Simplement, cette mise en scène se traduit par beaucoup, beaucoup de gros plans sur son visage. Cela manque de diversité et le spectateur est très vite étouffé. Il est vrai que l’actrice est très jolie. Une jolie peau, de beaux yeux, une belle chevelure blonde, etc. Cette accumulation de beauté est à l’image du gloss de l’actrice. Trop présent, pas justifié, pas en phase avec l’ambiance proposée. Je croyais que c’était un film sur les cauchemars, pas un film sur Le Petit Chaperon Rouge façon Walt Disney.

Horsehead

Quel dommage d’avoir tourné en anglais. Je comprends la démarche : certains acteurs sont anglais, c’est plus facilement exportable, etc. Bien que, j’estime qu’il s’agit là d’une solution de faciliter. Mazette ! Mais tu choisis un décor français et une actrice principale française. L’accent n’est pas dérangeant, mais le ton… Cela enlève forcément un minimum de naturel de faire jouer un français en anglais. Le plus surprenant est la performance de chacun. Je commence donc à douter de la direction d’acteurs. Quoi de plus frustrant que de sentir de bons acteurs, avec un talent sous-jacent endormi par une mauvaise direction. Car c’est le cas dans Horsehead.

L’autre potentiel endormi est le développement scénaristique. L’aspect onirique aurait mérité plus de profondeurs et de libertés surréalistes. Pourquoi faire un film sur les cauchemars si c’est pour si peu explorer ses possibilités. Très peu réfléchi, le film nous offre une fin faiblarde, grotesque et qui sonne un peu comme la justification du pourquoi de ce film.

Horsehead est donc une véritable déception. Le film s’aventure très peu dans ce qu’il pourrait nous offrir. Beaucoup d’éléments frustrants viennent le tirer peu à peu vers le bas. Il a cependant le mérite d’exister et de nous proposer une alternative au cinéma français d’aujourd’hui. Il faut donc encourager Romain Basset, car Horsehead n’est peut-être pas suffisant, mais le potentiel de ce réalisateur mérite d’être encouragé.

Critique : J’avais particulièrement hâte de découvrir ce film en avant-première. Horsehead, plus connu sous le nom de Fièvre, nous intriguait par la qualité de son image et de ses têtes d’affiche. On retrouve Catrionna McColl, actrice bien connu des films d’horreur dans les années 80 avec L’Au-Delà ou La Maison près du Cimetierre. Ou encore le chanteur Murray Head, l'acteur français Philippe Nahon... Un film français dont la bande-annonce nous promettait un univers onirique angoissant. Le petit bonus : David Scherer s’est occupé du maquillage et des effets spéciaux. Le film est donc programmé à l’Étrange Festival dans la plus grande salle du Forum des Images. Le public est une nouvelle fois au rendez-vous et la salle se comble rapidement pour accueillir l’équipe du film venu présenté ce nouveau projet. Horsehead traite de l’histoire d’une jeune femme, Jessica, en proie à des cauchemars de plus en plus présents. Ces rêveries angoissantes semblent liées à la mort de sa grand-mère, Rose, décédée depuis peu et dont le cadavre gît dans la chambre d’à côté. Dans ses rêves, Jessica est peu à peu hantée par un Cardinal à tête de Cheval qui la menace. La jeune femme est prise d'une poussée de fièvre et s’abandonne à ses visions oniriques pour découvrir un secret de famille bien enfoui. Horsehead est ce qu’on peut appeler une véritable déception. J’étais méfiante quant à certains détails dans la bande-annonce (notamment l’idée de tourner en anglais !). Je n’imaginais pas à quel point le film descendrait au fur et à mesure dans mon estime. Ce long-métrage prometteur est-il réellement à la hauteur de ses ambitions ? Il est clair que pour moi la réponse est NON. Le film possède une très belle image. Les couleurs, la lumière et l’étalonnage subliment chaque plan. Mais cette image lui confère un aspect trop lisse, trop léché. J’ai cette désagréable impression d’être face à un clip d’une heure et demie. La musique ne va pas me contredire, malgré sa qualité, elle est pour moi à l’antithèse de l’atmosphère que le réalisateur veut nous proposer. Le village Français, choisi pour le film, semble piégé dans un autre espace temps. La maison où se déroule l’histoire est superbe, elle possède une identité propre qui lui donne cette présence vieillotte et angoissante. Malheureusement, l’image n’accompagne pas le ton donné par ce décor. Elle fait davantage office de jolie vitrine. Cela créer un contraste exagérer qui nous empêche de s’immerger totalement dans l’histoire. Romain Basset filme au plus proche son actrice principale, Lilly-Fleur Pointeaux. Elle est l’élément central du film et puisqu’elle passe son temps à dormir, il faut bien égayer tout ça par une jolie mise en scène (de belles scènes de baignoires, be belles scènes sous l'eau, de belles scènes avec un jeu de lumière jaune sur son visage endormie etc). Simplement, cette mise en scène se traduit par beaucoup, beaucoup de gros plans sur son visage. Cela manque de diversité et le spectateur est très vite étouffé. Il est vrai que l’actrice est très jolie.…

3

10

NOTE

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Réalisateur : Romain Basset

Acteurs : Lilly-Fleur Pointeaux, Catrionna McColl, Murray Head, Gala Besson, Fu’ad Aït Aattou, Vernon Dobtcheff …

Genre : Épouvante-Horreur

Pays d’origine : France

 

Horsehead

 

 

 

Sadako

Avec une formation Beaux-Arts et Cinéma, les bizarreries et le genre expérimental, c'est mon domaine ! Le sang, le gore, la violence y compris rétinienne ne me fait plus peur. Quelques unes de mes références phares : "Le Chien Andalou" ou encore "La Jetée". Je ne m'étais pas pré-destiné aux films de genre, les tons lyriques et poétiques ont eu raison de mon âme à fleur de peau. J'ai ensuite exprimé une part sombre et un attrait pour les films de genre.

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