La franchise Evil Dead est de retour. Après le succès fracassant de Evil Dead Rise (2023) et la révélation que fut Vermines au Festival de Cannes, c'est au réalisateur français Sébastien Vaniček qu'a été confié le soin de prolonger la saga initiée par Sam Raimi. Evil Dead Burn débarque dans les salles françaises le 8 juillet 2026 — et la bande annonce finale vient de tomber.
Une nouvelle bande annonce qui ne fait pas dans la demi-mesure
Mise en ligne hier, la bande annonce officielle confirme ce que le teaser laissait pressentir : Vaniček n'est pas venu pour ménager les sensibilités. En à peine deux minutes, Evil Dead Burn installe une atmosphère de siège familial qui vire au massacre rituel, avec des Deadites qui semblent plus physiques, plus crades et plus inventifs que jamais. Le réalisateur l'avait annoncé sans détour : "Je vais mettre tout l'horreur que j'ai à l'intérieur." Cette bande annonce lui donne raison.
Une réunion de famille qui tourne au cauchemar
Le pitch est à la fois simple et redoutablement efficace. Alice (Souheila Yacoub), qui vient de perdre son mari, rejoint la famille de ce dernier dans leur maison isolée pour le repas commémoratif. Un cadre intime et vulnérable — celui du deuil, de l'étranger au sein du clan — que Vaniček transforme progressivement en enfer démoniaque. Les membres de la famille se métamorphosent un à un en Deadites, faisant de la réunion familiale une scène de carnage claustrophobique.
Ce déplacement du lore Evil Dead vers un contexte de family gathering est une idée forte. C'est exactement ce que la franchise sait faire de mieux : prendre un espace confiné, des personnages liés par l'affect, et les broyer méthodiquement.
Un casting franco-international taillé pour l'horreur
Vaniček avait déclaré vouloir un personnage principal français plongé dans un environnement américain. C'est Souheila Yacoub (Benedetta, Les Olympiades) qui incarne cette Alice, actrice franco-suisse dont la présence à l'écran colle parfaitement à l'ambivalence du rôle — endeuillée, déracinée, en sursis. À ses côtés, Hunter Doohan (Wednesday), Luciane Buchanan et Tandi Wright complètent un cast conçu pour encaisser et infliger.
Le scénario est cosigné avec Florent Bernard, collaborateur fidèle de Vaniček depuis Vermines. La direction de la photographie est assurée par Philip Lozano, et le montage par Maxime Caro. La production réunit New Line Cinema, Screen Gems et Ghost House Pictures — la boîte historique de Raimi et Tapert, toujours aux commandes.
Vaniček, le réalisateur idéal pour brûler la franchise
Ce qui rend la perspective de cet Evil Dead Burn particulièrement excitante, c'est la trajectoire de son auteur. Vermines avait bluffé Cannes et les circuits genre par sa maîtrise du body horror, sa violence sèche et son sens du rythme. Vaniček n'est pas un exécutant : c'est un réalisateur avec une vision, que Raimi et Tapert ont eu l'intelligence de ne pas contraindre dans un cahier des charges formaté.
La comparaison avec Aliens qu'il a lui-même évoquée — vouloir faire un "James Cameron move" sur Evil Dead — donne la mesure de l'ambition. Pas une suite, pas un reboot : une escalade.
Fiche technique
- Titre : Evil Dead Burn
- Réalisation : Sébastien Vaniček
- Scénario : Sébastien Vaniček & Florent Bernard, d'après les personnages créés par Sam Raimi
- Production : Sam Raimi, Rob Tapert
- Distribution : Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Luciane Buchanan, Tandi Wright, Erroll Shand, Maude Davey, George Pullar
- Photographie : Philip Lozano
- Montage : Maxime Caro
- Sociétés de production : New Line Cinema / Screen Gems / Ghost House Pictures
- Distribution France : Metropolitan Film / Warner Bros. Pictures
- Durée : 1h49
- Sortie France : 8 juillet 2026
