Au coeur de l'horreur

Indigenous

Synopsis

Des touristes américains voyagent au Panama et vont vivre une expérience très effrayante.

Critique

CHUPACABRA!!!!!

Houlà, mais qu’est-ce qui se passe ? Un enthousiasme soudain s’empare de moi ! Une petite voix malicieuse me chantonne : Chupa…cabra ! Chupa…cabra !

  • Krueger : “Bob ! Mon dernier neurone, c’est toi ? Je te croyais mort !”
  • Bob : “Et non ! Alors heureux?”
  • Krueger : “Non pas vraiment, mais qu’est-ce que tu fais là?”
  • Bob : “Bah je veux voir Indigenous ma couille !”
  • Krueger : “C’est quoi ça encore ?”
  • Bob : “Bah un film sur le… CHUPACABRA!!!!”
  • Krueger : “Ok… commence par te calmer s’il te plaît. C’est quoi le Chupacadabra?”
  • Bob : “ le Chupacabra ma couille ! Le “suceur de chèvre !”
  • Krueger : “Le suceur de chèvre…C’est un porno zoophile ?”
  • Bob : “Allez ouvre Wikipédia”

Mon dieu Bob, moi qui te croyais anéanti à jamais. Bob, ce dernier neurone décérébré qui me pousse à regarder les plus gros nanars. Ça y est, ça me revient, le Chupacabra, évidemment que je connais!
Lumière blanche qui fait mal aux yeux, souffle d’air tonitruant, image sépia… Et oui c’est un flashback !
Je me souviens maintenant de ma vieille mère, qui débarque chez moi le sourire aux lèvres :

  • “Mon doudou, je t’ai apporté un cadeau! Un coffret de films d’horreur, ça s’appelle le pack XXL”.
  • “C’est super ça maman mais c’est de la merde les films qui sont dedans…

Comment lui en vouloir, un coffret qui a coûté 2 euros, acheté à un chinois dans le métro…
Parmi les films, un téléfilm intitulé Chupacabra Terror. Mais qu’est-ce que c’est que ça ? (la preuve en image)

Indigenous critique

Je n’ai jamais eu le courage de regarder ce film, mais du coup, je me renseigne sur Wikipédia. Le Chupacabra est une légende dans toute l’Amérique latine, une sorte de monstre qui serait mi-homme mi-animal selon certains, et qui se nourrirait en suçant le sang des chèvres (mais tout s’explique !). Étonnant qu’il n’y ait pas eu plus de films d’horreur sur la bestiole.

C’est donc avec une certaine curiosité que Bob et moi-même avons regardé Indigenous (qui est tout même plus attrayant que Chupacabra Terror). Et quitte à te décevoir Bob, Indigenous est loin d’être un nanar.

Le film s’ouvre sur une vidéo filmée par un smartphone. Un homme, Scott, se filme dans les bois de nuit, totalement paniqué. Il appelle au secours, expliquant que lui et ses amis se sont trop enfoncés dans la forêt. Soudain, un cri se fait entendre. Scott se précipite pour rejoindre ses amis et, arrivé sur place, nous assistons au meurtre d’un jeune homme, capturé par le Chupacabra. Bien qu’efficace, cette première séquence laisse supposer que l’on va encore assister à un énième film tourné en found footage. Pourtant, même si le film emprunte quelques procédés du genre, celui-ci a le mérite d’opter pour une mise en scène classique. Cela n’empêche toutefois pas la caméra de trembler lors des scènes mouvementées, sans que celle-ci représente le point de vue d’un personnage. L’effet est toutefois plutôt appréciable.

L’idée de cette vidéo tournée avec le téléphone est d’ailleurs l’un des éléments déterminants du film. Notre personnage principal travaille sur une nouvelle application qui permet de partager chaque photo ou vidéo à tous ses contacts, via tous les réseaux sociaux existants (Facebook etc…). Un moyen efficace pour demander de l’aide, faire en sorte que la vidéo devienne virale et impliquer les médias dans l’histoire. Un développement crédible et bien mené, qui donne lieu à un dénouement intense.

Indigenous répond à nos attentes dans sa partie survival. Notre Chupacabra est esthétiquement bien foutu, une sorte de Gollum bien vénère, doté d’une langue extra-longue qui exciterait n’importe quelle adepte de cunnilingus (C’est vulgaire Bob… ). Une caractéristique qui rappelle les goules de la série The Strain de Guillermo Del Toro. De plus, l’animal fait preuve d’une agressivité bestiale et indispensable pour maintenir la tension. On regrettera seulement de constater à quel point la technologie devient aujourd’hui le seul moyen de survie dans les films d’horreur. En effet, le seul but des personnages est de monter en altitude afin d’avoir du réseau et de passer un coup de fil, quitte à agir de manière insensée pour y arriver. Pourtant, l’un des personnages, Steph, est présenté comme une vétérinaire de talent. Un aspect que l’on pensait, à tort, être déterminant dans la compréhension du Chupacabra pour élaborer une stratégie de survie. Et c’est là le gros défaut du film, les personnages sont inutiles et dénués d’intérêt. Ils ne sont bons qu’à courir dans les bois en criant (CHUPACABRA!!!! Non Bob…).

Indigenous critique

Les personnages sont ainsi la principale cause de l’ennui mortel éprouvé durant toute l’exposition du film. Même si on échappe quelque peu aux stéréotypes les plus poussés (la bimbo, le beau gosse, le geek etc…), nos personnages principaux restent tout de même une bande de jeunes un peu cons qui passent leur temps à picoler et à prendre de mauvaises décisions. La preuve, une fois arrivés au Panama, alors qu’il est strictement interdit de s’introduire dans la forêt pour des raisons bien mystérieuses (la fameuse légende locale entre autres), ni une ni deux, nos protagonistes vont se plonger dans les bois interdits. Ok, on est obligé de l’accepter en tant que spectateur, c’est l’insouciance de la jeunesse me direz-vous… Mais bordel qu’est-ce que c’est chiant, c’est toujours la même merde !

Comme dans la plupart des films actuels, l’apparition du monstre se fait désirer car l’exposition est longue et sans intérêt. Rares sont les films d’horreur qui parviennent à maintenir notre attention dès le début, en instaurant une tension immédiate. Tel était le cas de The Descentde Neil Marshall, dont la première partie, à l’ambiance suffocante, tenait suffisamment en haleine malgré l’apparition tardive des créatures. Le genre de pépites horrifiques que l’on aimerait voir plus souvent !

Indigenous a au moins le mérite de s’attaquer à un mythe trop peu exploité dans le cinéma de genre et de lui donner une dimension très sauvage. Et si vous voulez vous marrer un peu, je ne peux que vous conseiller de taper “video Chupacabra” sur Google pour avoir un bref aperçu de la soi-disant bestiole.

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NOTE

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Informations

Affiche d'Indigenous

Titre original : Indigenous

Réalisation : Alastair Orr

Scénario : Max Roberts

Casting : Zachary SoetengaLindsey McKeonSofia Pernas

Pays d’origine : Etats-Unis

Genre : Survival

Durée : 86 minutes

Date de sortie : 5 juin 2016 (Etats-Unis)

Lien IMDB

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