logo-site

Critique : Out of the Dark VS Asmodexia

9 février 2015

Les films s’enchaînent et se ressemblent si bien que nous avons pris le parti d’évoquer deux films dans un même article. Une critique 2 en 1 en somme, aussi redoutable qu’un double effet Kiss Cool (on est bien refroidi à la vue de ces deux films, c’est le moins que l’on puisse dire…).

Out of The Dark

Réalisateur : Lluís Quílez

Scénaristes : Javier Gullón, Alex Pastor, David Pastor.

Acteurs : Julia Stiles, Scott Speedman, Pixie Davies, Stephen Rea, Alejandro Furth …

Genre : Thriller, Horreur

Pays d’origine : Espagne, Colombie, États-Unis.

 

Notre avis :

Commençons par Out of The Dark avant que les quelques images qu’il me reste de ce film ne s’évaporent à jamais (et croyez-moi ça ne va pas tarder vu la fadeur du film…). Out of The Dark est une production horrifique gentillette réalisée par l’Espagnol Lluís Quílez qui a notamment fait ses armes sur Insensibles en tant que réalisateur de seconde équipe. Le pitch ? Un jeune couple américain, Paul et Sarah, emménagent en Colombie, à Santa Clara, avec leur petite fille, Hannah, pour reprendre l’entreprise familiale papetière. Une entreprise qui a connu une croissance exponentielle ces dernières années et qui a permis l’essor économique de cette région défavorisée. Mais voilà, la famille débarque en pleine fête de Los Niños Santos qui commémore le massacre des enfants du village par les conquistadors il y a 500 ans. Une fête macabre marquée chaque année par la disparition d’enfants (ça fait peur hein ?). Paul et Sarah déchantent rapidement lorsqu’ils découvrent que leur magnifique demeure (aux frais de l’entreprise de papa bien sûr) est hantée par des fantômes d’enfants qui veulent s’en prendre à leur fille. Une sorte de lutte des classes version Guerre des Boutons opposant les esprits des enfants indigènes à la blonde et bourgeoise Hannah. Out of The Dark offre une trame ultra-convenue sur fond de critique du néocolonialisme (la méchante entreprise capitaliste qui pollue). Le film suit bien sagement tous les codes du genre et s’achève par un dénouement inoffensif mâtiné d’une bonne dose de morale et de rédemption. Un film à voir uniquement si vous êtes en crise de manque horrifique. Et encore…

Tetsuo

Note : 3/10

 

Asmodexia

Année de production : 2014

Réalisateurs : Marc Carreté

Scénaristes : Mike Hostench, Marc Carreté

Acteurs : Irene Montala, José García Ruiz, Sílvia Sabaté, Mireia Ros

Genre : Horreur

Pays d’origine : Espagne

 

Notre avis :

Passons à une autre production de genre qui développe le même thème mais sous un angle radicalement différent, Asmodexia de Marc Carreté. Si Out of The Dark se veut sage et gentillet, Asmodexia est brouillon et volcanique. On sent la pata Negra espagnole dans ce film déluré qui pourrait évoquer les œuvres d’Alex de la Iglesia. Sauf qu’ici, le cher Marc se prend vraiment au sérieux, et seule une bonne dose de dérision permettra de tenir jusqu’à la fin. Asmodexia est un road movie crépusculaire qui se déroule dans la banlieue de Barcelone. Un exorciste, accompagnée de sa petite fille, sillonnent les routes de la région catalane en attente du fameux jour de la Résurrection (dîtes « Resurrección » en postillonnant, c’est plus crédible). Le scénario est incompréhensible, les acteurs dignes d’une télénovela, et la photographie immonde, abusant du sepia et des tons verdâtres. Une pantalonnade cinématographique qui s’achève par une séquence explicative interminable qui provoquerait une crise cardiaque chez tout auteur de manuels de scénario. Asmodexia pourra toutefois s’apprécier dans certaines circonstances, notamment sous l’emprise de l’alcool et autres psychotropes (à très forte dose). A réserver à ceux qui pensent que la fin du monde est proche et qui souhaitent l’anticiper en se précipitant dans un abyme cinématographique.

Tetsuo

Note : 3/10

Out of the Dark Poster_12_17_2014_LR

Tetsuo

Un samedi pluvieux, une VHS poussiéreuse de Massacre à la Tronçonneuse et paff ! Première grosse claque horrifique qui m’a conduit à explorer les contrées peu recommandables du cinéma de genre. Parmi mes références indépassables, Alien et The Thing. Oui, j’aime les films de monstres qui mettent en scène des créatures avides de tripes humaines. Mais je déteste les films de possession qui pullulent à l’écran ! Que ce soit clair. Attention derrière toi ! Un fantôme…

Commentaires