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Maggie

Synopsis : Alors qu’une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu’elle a été contaminée, elle s’enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s’il lui faut affronter les forces de police…

Maggie critique :

Si le film Maggie a fait beaucoup parler de lui ces derniers temps, c’est principalement en raison de la présence au casting d’Arnold Schwarzenegger. Mais l’acteur autrichien, célèbre pour ses rôles marquants dans des nanars, comédies ou films d’action, n’ajoute pas avec Maggie une balle supplémentaire à son barillet cinématographique. L’ex-Mr. Olympia n’est pas ici pour dégommer du zombie (seulement à de très faibles doses et avec beaucoup de respect…), mais pour endosser le rôle sérieux d’un père éprouvé par la contamination de sa fille. Vous l’aurez deviné, et on le précisera tout de suite pour éviter toute déception, Maggie n’est pas un film d’horreur. Le film est avant tout un drame familial qui traite, sous le prisme d’une épidémie zombie, des problématiques de la tolérance et de l’acceptation d’autrui (c’est beau, j’en ai les larmes aux yeux). Maggie est donc à ce titre plus proche de la série anglaise In The Flesh, qui mettait en scène la réinsertion de zombies au sein de la société, que de The Walking Dead qui ne s’attarde guère sur les états d’âme des cadavres ambulants.

Maggie affiche une ambition psychologique et artistique qui font bien souvent défaut aux films du genre. Le film s’inscrit visuellement dans la lignée de références post-apocalyptiques telles que La Route, ou plus récemment, Interstellar. Il dépeint un monde ravagé par une épidémie zombie, mais contenue par un système de quarantaine qui sépare les infectés du reste de la population. L’épidémie a eu toutefois un impact considérable sur l’économie du pays et le fonctionnement des institutions. Les ressources se font rares et les commerces sont désertés. Cependant, le film n’exploite pas plus en avant le monde dans lequel évolue les protagonistes et préfère se concentrer sur les conséquences sociales de l’épidémie. Si Wade, incarné par Arnold Schwarzenegger, se retrouve contraint de brûler certains de ses champs, on ne ressent à aucun moment le désarroi éprouvé par les personnages de Interstellar, confrontés à une grave crise alimentaire. La raréfaction des ressources se fait d’ailleurs peu sentir dans Maggie, la famille de Wade menant une existence autosuffisante en se nourrissant des produits de leurs terres.

Maggie est donc un film intimiste, un drame familial où l’harmonie se trouve brisée par l’irruption d’un agent pathogène mortel. L’absence de vaccin condamne les infectés à une mutation inexorable. Wade décide alors de profiter des derniers instants avec sa fille et de tout mettre en oeuvre pour retarder sa mise en quarantaine, procédure obligatoire lorsque l’infection atteint un stade avancé. Il devra ainsi s’opposer à la police locale, prompte à placer les infectés en quarantaine pour prévenir toute attaque. Wade ne sera pas confronté qu’à la seule déchéance de sa fille, mais devra également subir la déliquescence de sa communauté, également victimes de l’épidémie. Aucune solution satisfaisante ne s’offre à Wade, qui se retrouve face au cruel dilemme de mettre sa fille en quarantaine (dans des centres où la maltraitance à l’égard des infectés est notoire) ou d’attendre sa transformation définitive. La dernière alternative, tuer sa propre fille, apparaît tout autant inenvisageable.

De la première seconde au dernier plan du film, Maggie impose une atmosphère mélancolique et pesante qui n’offre aucun répit au spectateur. Une ambiance lourde et austère, gravée dans les traits maussades d’Arnold Schwarzenegger. Maggie est non seulement un film sérieux, mais surtout, un film qui “se prend au sérieux”. Malgré l’effort du réalisateur pour immerger émotionnellement le spectateur, on reste de marbre face à cet exercice mélodramatique. Maggie souffre en effet d’un manque de nuances et de subtilité, que ce soient dans le développement de l’histoire (convenu) ou la psychologie des personnages (univoque). Wade est ainsi l’archétype du père idéal et compréhensif, le pilier de la famille qui ne perd jamais son sang-froid et fait face à toutes les situations. Un personnage qui épuise tout son jeu dès le premier tiers du film. Le film aurait pu davantage s’attarder sur la métamorphose physique de Maggie mais, bien loin de la fascination morbide d’un Cronenberg pour la chair en décomposition, Henry Hobson se contente de quelques effets de fard et de lentilles. Un aspect qui ne l’intéresse guère, le réalisateur s’étant donné pour objectif de dépeindre les conséquences sociales d’une telle transformation.

Que se passerait-il si tout un pan de la société devenait subitement indésirables? Serait-on encore accepté par nos proches? Comment vivre pleinement ses derniers instants? Telles sont les problématiques de Maggie, traitées avec sincérité par Henry Hobson mais toujours en surface. Le réalisateur britannique effleure son sujet sans jamais parvenir à le saisir. L’enjeu était certes ambitieux, mais la réalisation pâtit d’un traitement académique et convenu. Surtout, le film entre très vite dans une phase de stagnation, n’offrant aucun développement. Tout le corps du film, articulé autour de deux points repères, ceux de l’infection initiale et le dénonouement (no spoil), ne semble avoir pour fonction que de meubler la narration. Les quelques plans esthétiques, vaguement inspirés d’un Terrence Malick ou d’un Steve McQueen, ne suffisent pas à insuffler au film une quelconque profondeur. Bien loin de la beauté et de l’efficacité d’un Twelve Years a Slave qui joue sur le contraste brutal entre des scènes contemplatives et des scènes émotionnellement fortes. L’ambition était peut-être hors d’atteinte pour Henry Hobson, qui signe avec Maggie un exercice de style désincarné, plombé par un sentimentalisme lénifiant.

Synopsis : Alors qu'une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu'elle a été contaminée, elle s'enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s'il lui faut affronter les forces de police... Maggie critique : Si le film Maggie a fait beaucoup parler de lui ces derniers temps, c’est principalement en raison de la présence au casting d’Arnold Schwarzenegger. Mais l’acteur autrichien, célèbre pour ses rôles marquants dans des nanars, comédies ou films d’action, n’ajoute pas avec Maggie une balle supplémentaire à son barillet cinématographique. L’ex-Mr. Olympia n’est pas ici pour dégommer du zombie (seulement à de très faibles doses et avec beaucoup de respect...), mais pour endosser le rôle sérieux d’un père éprouvé par la contamination de sa fille. Vous l’aurez deviné, et on le précisera tout de suite pour éviter toute déception, Maggie n’est pas un film d’horreur. Le film est avant tout un drame familial qui traite, sous le prisme d’une épidémie zombie, des problématiques de la tolérance et de l’acceptation d’autrui (c’est beau, j’en ai les larmes aux yeux). Maggie est donc à ce titre plus proche de la série anglaise In The Flesh, qui mettait en scène la réinsertion de zombies au sein de la société, que de The Walking Dead qui ne s’attarde guère sur les états d’âme des cadavres ambulants. Maggie affiche une ambition psychologique et artistique qui font bien souvent défaut aux films du genre. Le film s’inscrit visuellement dans la lignée de références post-apocalyptiques telles que La Route, ou plus récemment, Interstellar. Il dépeint un monde ravagé par une épidémie zombie, mais contenue par un système de quarantaine qui sépare les infectés du reste de la population. L’épidémie a eu toutefois un impact considérable sur l’économie du pays et le fonctionnement des institutions. Les ressources se font rares et les commerces sont désertés. Cependant, le film n’exploite pas plus en avant le monde dans lequel évolue les protagonistes et préfère se concentrer sur les conséquences sociales de l’épidémie. Si Wade, incarné par Arnold Schwarzenegger, se retrouve contraint de brûler certains de ses champs, on ne ressent à aucun moment le désarroi éprouvé par les personnages de Interstellar, confrontés à une grave crise alimentaire. La raréfaction des ressources se fait d’ailleurs peu sentir dans Maggie, la famille de Wade menant une existence autosuffisante en se nourrissant des produits de leurs terres. Maggie est donc un film intimiste, un drame familial où l’harmonie se trouve brisée par l’irruption d’un agent pathogène mortel. L’absence de vaccin condamne les infectés à une mutation inexorable. Wade décide alors de profiter des derniers instants avec sa fille et de tout mettre en oeuvre pour retarder sa mise en quarantaine, procédure obligatoire lorsque l’infection atteint un stade avancé. Il devra ainsi s’opposer à la police locale, prompte à…

5

10

NOTE

5

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5


 

 

Maggie critique

 

Réalisateur : Henry Hobson

Scénario : John Scott 3

Acteurs : Arnold Schwarzenegger, Abigail Breslin, Joely Richardson…

Pays d’origine : Etats-Unis / Suisse

Genre : Drame horrifique

Date de sortie : 27 mai 2015

Tetsuo

Un samedi pluvieux, une VHS poussiéreuse de Massacre à la Tronçonneuse et paff ! Première grosse claque horrifique qui m’a conduit à explorer les contrées peu recommandables du cinéma de genre. Parmi mes références indépassables, Alien et The Thing. Oui, j’aime les films de monstres qui mettent en scène des créatures avides de tripes humaines. Mais je déteste les films de possession qui pullulent à l’écran ! Que ce soit clair. Attention derrière toi ! Un fantôme…

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