Kwalee et le studio The Wild Gentlemen ont fixé la sortie de RetroSpace au 1er octobre sur PC, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch 2. Ce FPS décrit comme un « disco-punk space horror » s’accompagne d’une nouvelle bande-annonce de gameplay, tandis qu’une démo est déjà disponible sur Steam.
Bien qu’il s’agisse d’un jeu vidéo, RetroSpace entre sans difficulté dans le périmètre d’Au Cœur de l’Horreur par son imaginaire de station spatiale corrompue, ses créatures mutantes et son rapport au survival horror. Son cadre évoque aussi la tradition du huis clos cosmique, largement exploitée au cinéma, d’Alien à Event Horizon.
Une station orbitale avalée par un trou noir
L’action de RetroSpace se déroule sur Aurora 5, une station spatiale absorbée par un trou noir doué de conscience. Le joueur y incarne un agent d’entretien devenu, dans des circonstances manifestement peu favorables, l’un des derniers recours de l’humanité. Les couloirs du complexe sont occupés par des hybrides végétaux et animaux, tandis que les lois du temps elles-mêmes se dérèglent autour de la station.
Le point de départ reprend des motifs familiers de l’horreur spatiale : l’isolement, l’environnement industriel devenu hostile et la transformation du vivant. The Wild Gentlemen y ajoute une esthétique disco-punk, dont la bande-annonce donne un aperçu à travers ses éclairages colorés, ses décors déformés et son énergie plus outrancière que strictement réaliste.
Un FPS pensé comme un immersive sim
RetroSpace revendique l’héritage des jeux immersifs des années 1990 et 2000, ces titres laissant plusieurs moyens de traverser une même situation. Face aux ennemis d’Aurora 5, il sera possible de se dissimuler, d’éviter les affrontements, de créer des diversions, de tendre des pièges ou d’ouvrir le feu. Les systèmes de sécurité pourront eux aussi devenir des armes, à condition de trouver comment les détourner.
Cette logique rapproche le jeu de références comme System Shock, dont la station Citadel associait déjà science-fiction, hostilité mécanique et exploration labyrinthique, ou de Deus Ex pour la liberté d’approche. Il ne s’agit pas seulement d’accumuler des armes : l’environnement et les ressources récupérées doivent participer à la survie.
Mutations, clones et conséquences persistantes
La progression repose notamment sur les Mutamods, des améliorations capables de renforcer la furtivité ou les capacités offensives du protagoniste. Certaines transformations pourront lui donner des tentacules, des pouvoirs de contrôle mental ou la possibilité de se fondre dans l’ombre. Le revers est moins rassurant : ces mutations impliquent des effets secondaires inattendus et irréversibles.
La mort ne mettra pas automatiquement fin à l’expédition. Aurora 5 peut produire autant de clones du personnage que nécessaire, mais chaque renaissance s’accompagne de dégénérescences liées au clonage. Il faudra également retrouver le corps précédent afin de récupérer l’équipement abandonné. Cette mécanique inscrit l’échec dans le décor même de la station, plutôt que de le traiter comme une simple remise à zéro.
Sortie le 1er octobre et démo disponible
RetroSpace paraîtra le 1er octobre sur Steam, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch 2. La démo PC accessible dès maintenant sur Steam permet de découvrir ses premiers systèmes d’exploration et de combat. Aucune date de sortie française distincte n’a été communiquée, mais la disponibilité numérique sur Steam et les consoles devrait rendre le jeu accessible en France au moment de son lancement international.

