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Tusk

4 janvier 2015

 

Synopsis : Un célèbre podcaster américain, Wallace Bryton (interprété par Justin Long) se rend au Canada pour interviewer un internaute qui, quelques années auparavant, s’était maladroitement coupé la jambe dans une vidéo où il tentait de faire une démonstration de sabre. Mais arrivé sur les lieux, il découvre que l’internaute vient de mettre fin à ses jours et se retrouve ainsi sans sujet pour son prochain podcast. Il tombe alors sur l’annonce d’un vieil homme qui offre une chambre à coucher en échange d’un service particulier : accepter de porter quelques heures par jour un costume de morse et d’agir en tant que tel. Amusé par le caractère insolite de l’annonce, Wallace décide d’interviewer le vieil homme pour sa prochaine émission. Mais la passion de l’homme pour les morses se révèlent des plus morbides…

Critique :

Le concept de Tusk est né d’un délire lors d’un smodcast de Kevin Smith et de son compère Scott Mosier (épisode intitulé « The Walrus & The Carpenter » et diffusé en juin 2013). Les deux hommes faisaient alors écho à une petite annonce supposée vraie d’un homme qui recherchait un colocataire mais posait comme condition que celui-ci accepte de porter 2h par jour un costume de morse et de se comporter en tant que tel. L’homme vouait une véritable admiration à ce mammifère marin depuis un naufrage qui le laissa seul en mer en compagnie d’un morse. Partant de cette idée, Kevin Smith broda toute une trame horrifique autour de ce fait divers et soumit le projet aux internautes sur Twitter, qui ont visiblement manifesté leur enthousiasme. Le projet était lancé et au bout d’un an, Tusk était écrit et tourné.

Tusk est un film fou qui rappelle à bien des égards une œuvre choc du genre, The Human Centipede. Outre l’attrait des deux films pour la métamorphose physique, ces œuvres suivent un schéma narratif similaire, marqué par un point d’orgue, celui de l’apparition de la « bête », du monstre crée. Il n’est ainsi pas étonnant que le dernier long métrage de Kevin Smith pâtit des mêmes faiblesses que son aîné, à savoir un manque d’enjeu scénaristique lors de la seconde partie du film. Car une fois la métamorphose révélée, le film s’enlise dans des saynètes burlesques portées principalement par Johnny Depp (méconnaissable en Guy Lapointe, policier ringard québécois), et peine à soutenir le rythme. On comprend très vite que la métamorphose de Wallace Bryton est irréversible et que l’enquête menée par sa petite amie et son meilleur ami Teddy pour le retrouver n’y changera rien. D’où ce sentiment de lassitude et de pesanteur qui finit par gagner progressivement le spectateur, d’autant plus que les blagues à répétition s’épuisent au bout d’une vingtaine de minutes.

Tusk est ainsi un film prévisible dont les rouages scénaristiques sont trop apparents. En témoigne la scène de la chambre à coucher où l’actrice Genesis Rodriguez (qui incarne la petite amie de Wallace, Ally) s’adresse à son amant hors-champ lors d’un plan fixe de plusieurs minutes où la caméra se rapproche lentement de son visage, l’enfermant dans le cadre. Une scène qui ne semble justifiée que par la volonté de mettre en valeur l’actrice pour son prochain showreel… D’autant plus que l’identité de l’amant, bien qu’hors-champ, est évidente (il y a très peu de personnages dans le film). Bien sûr, pendant ce temps, Wallace tentera désespérément de les joindre et il faudra attendre l’injonction qu’Ally lance à son compagnon (« va te laver les dents ») pour que celui-ci aille dans la salle de bain et découvre le message vocal de Wallace… (si, si c’est très naturel, on adore quand on nous balance « va te laver les dents, t’en as besoin… »)

Malgré ces critiques, Tusk n’en demeure pas moins un film plaisant qui offre quelques détails réjouissants. La scène où Wallace se réveille dans la maison du vieil homme, amputé, est à la fois angoissante et réjouissante par son absurdité, le vieil homme essayant de convaincre le podcaster que son état est le triste résultat d’une piqure d’araignée qui l’a obligé à amputer. Comme dans The Human Centipede, l’opération chirurgicale est brève mais la révélation du morse crée est saisissante. Le maquillage est particulièrement réussi et Kevin Smith nous offre un monstre repoussant et pathétique.

Mais un concept fort ne suffit pas et Tusk révèle rapidement les limites d’un tel projet cinématographique. Le rythme semble en effet subordonné à cette seule idée forte, celle de transformer un homme en morse. On sent que le projet a été réalisé à la hâte et que l’intrigue aurait mérité d’être davantage étoffée et complexifiée (notamment les personnages secondaires). Moins ambitieux que Red State, Tusk est toutefois un divertissement horrifique honorable qui flirte avec le grotesque sans jamais vraiment y sombrer.

  Synopsis : Un célèbre podcaster américain, Wallace Bryton (interprété par Justin Long) se rend au Canada pour interviewer un internaute qui, quelques années auparavant, s’était maladroitement coupé la jambe dans une vidéo où il tentait de faire une démonstration de sabre. Mais arrivé sur les lieux, il découvre que l’internaute vient de mettre fin à ses jours et se retrouve ainsi sans sujet pour son prochain podcast. Il tombe alors sur l’annonce d’un vieil homme qui offre une chambre à coucher en échange d’un service particulier : accepter de porter quelques heures par jour un costume de morse et d’agir en tant que tel. Amusé par le caractère insolite de l’annonce, Wallace décide d’interviewer le vieil homme pour sa prochaine émission. Mais la passion de l’homme pour les morses se révèlent des plus morbides… Critique : Le concept de Tusk est né d’un délire lors d’un smodcast de Kevin Smith et de son compère Scott Mosier (épisode intitulé « The Walrus & The Carpenter » et diffusé en juin 2013). Les deux hommes faisaient alors écho à une petite annonce supposée vraie d’un homme qui recherchait un colocataire mais posait comme condition que celui-ci accepte de porter 2h par jour un costume de morse et de se comporter en tant que tel. L’homme vouait une véritable admiration à ce mammifère marin depuis un naufrage qui le laissa seul en mer en compagnie d’un morse. Partant de cette idée, Kevin Smith broda toute une trame horrifique autour de ce fait divers et soumit le projet aux internautes sur Twitter, qui ont visiblement manifesté leur enthousiasme. Le projet était lancé et au bout d’un an, Tusk était écrit et tourné. Tusk est un film fou qui rappelle à bien des égards une œuvre choc du genre, The Human Centipede. Outre l’attrait des deux films pour la métamorphose physique, ces œuvres suivent un schéma narratif similaire, marqué par un point d’orgue, celui de l’apparition de la « bête », du monstre crée. Il n’est ainsi pas étonnant que le dernier long métrage de Kevin Smith pâtit des mêmes faiblesses que son aîné, à savoir un manque d’enjeu scénaristique lors de la seconde partie du film. Car une fois la métamorphose révélée, le film s’enlise dans des saynètes burlesques portées principalement par Johnny Depp (méconnaissable en Guy Lapointe, policier ringard québécois), et peine à soutenir le rythme. On comprend très vite que la métamorphose de Wallace Bryton est irréversible et que l’enquête menée par sa petite amie et son meilleur ami Teddy pour le retrouver n’y changera rien. D’où ce sentiment de lassitude et de pesanteur qui finit par gagner progressivement le spectateur, d’autant plus que les blagues à répétition s’épuisent au bout d’une vingtaine de minutes. Tusk est ainsi un film prévisible dont les rouages scénaristiques sont trop apparents. En témoigne la scène de la chambre à coucher où l’actrice Genesis Rodriguez (qui incarne la petite amie de Wallace, Ally) s’adresse à son amant hors-champ lors d’un plan fixe de plusieurs minutes où la caméra se rapproche lentement…

5

10

NOTE

5

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5


 

Date de sortie : 23 Novembre 2014 (PIFFF) , 19 Septembre 2014 (USA)

Réalisateur : Kevin Smith

Autres films du réalisateur : Clerks les employés modèles,  Rade State …

Acteurs : Justin Long, Michael Parks, Haley Joel Osment, Genesis Rodriguez, Johnny Depp …

Genre : Comédie, Drame, Horreur

Pays d’origine : États-Unis

tusk

Tetsuo

Un samedi pluvieux, une VHS poussiéreuse de Massacre à la Tronçonneuse et paff ! Première grosse claque horrifique qui m’a conduit à explorer les contrées peu recommandables du cinéma de genre. Parmi mes références indépassables, Alien et The Thing. Oui, j’aime les films de monstres qui mettent en scène des créatures avides de tripes humaines. Mais je déteste les films de possession qui pullulent à l’écran ! Que ce soit clair. Attention derrière toi ! Un fantôme…

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