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Kingdom Come

4 novembre 2015

Synopsis

Un groupe de jeunes se réveille dans un hôpital psychiatrique sans savoir pourquoi. Tous cherchent alors à s’enfuir mais ils sont rattrapés par des forces surnaturelles qui les retiennent prisonniers. Très vite, des tensions naissent au sein du groupe et au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaître, les jeunes individus se rendent compte qu’ils sont tous liés les uns les autres par un passé commun…

Critique

Derrière une pochette très réussie et hyper esthétique, et un pitch aguicheur, ce film pose un réel cas de conscience: Quoi de plus simple que de prendre des recettes qui ont fait leurs preuves pour construire un film? Ce film en serait-il naturellement réussi?

La réponse pour ce métrage est bien évidemment non. Et d’expérience, la facilité n’entraîne de bonnes choses que lorsqu’elle est assumée. Ce qui a donné de grandes réussites dans les rangs des séries Z ces dernières années. Ici, ce film manque cruellement d’identité, et tente de faire passer des vessies pour des lanternes, et ce d’une façon honteusement naturelle. En effet, il se contente de reprendre les pitchs de nombre de ces prédécesseurs. De « Saw » à « Die », en passant par « Comedown », et de nombreux autres métrages traitant du combat entre le bien et la mal, le scénario paraît très brouillon, avec un fil conducteur très difficile à suivre. Dans l’ensemble, un patchwork de plagiat qui peine à former un tout. L’histoire paraît hésitante quant à la direction qu’elle veut nous faire suivre.  On reçoit peu d’informations sur le pourquoi, et le manque de soin apporté à la cohérence du scénario ainsi qu’aux interactions entre les personnages se révèle très dérangeant. Les acteurs sont du reste hyper stéréotypés, donnant une sérieuse impression de déjà-vu (le black un peu racaille, la jeune fille intouchable, le héros maladroit, la petite fille mystérieuse,…) ce qui sabote toute tentative d’identification aux protagonistes. De plus, la multiplication des personnages aux rôles inconsistants nuit à la lisibilité de l’action. Trop de détails inutiles qui ne servent à aucun moment l’histoire, et qui amplifient l’effet soporifique du film. Pourquoi la présence de la junkie qui ne reste que quelques minutes sans apporter d’intérêt à l’histoire (et dont la disparition est totalement inutile dans le déroulement du scénario)? Quel est la légitimité du rôle de Nadir dans le déroulement de l’intrigue? Autant dire qu’il est extrêmement difficile de demander à cette brochette d’acteurs de nous livrer des performances de premier ordre…

L’action a, quant à elle, un rythme définitivement aussi plat que l’électrocardiogramme d’un zombie, sans montée de suspense, pour arriver à un climax tant décevant que déconcertant. Pas un jumpscare pour affoler nos coeur anesthésiés, pas un petit moment de frisson, ni même un bon morceau de bidoche pour tenter d’assouvir notre appétit de gore… Le film déroule ces scènes comme une suite de plans couloir tous très semblables, donnant l’impression d’un labyrinthe quand le réalisateur veut (voudrait) nous faire croire à un bâtiment de type tour ou tout du moins un bâtiment à plusieurs étages. Et que dire de ces héros qui cherchent désespérément à retirer les planches des fenêtres sans y arriver… Manque d’inspiration me diriez-vous?

Visuellement, on n’a que peu de belles surprises, devant composer avec un éclairage toujours insuffisant et gâchant l’esthétique, à tel point qu’une seule scène restera dans les mémoires  (oui, c’est bien la scène avec les trois jeunes femmes nues qui décident de se restaurer avec les entrailles de Roger, qui est réellement la seule bonne surprise de ces 102 minutes de désespoir…). Rendons à César ce qui lui appartient : les démons accompagnant Jason Martorino dans son rôle de messager du mal sont plutôt esthétiques et réussis. Mais le reste de ce métrage ne fera malheureusement rien de mieux. Les effets visuels de l’avant-dernière scène finissent de crucifier le film sur l’autel de la médiocrité.

En résumé, aucune originalité, aucun rythme, et donc aucune émotion véhiculée par cet échec, qui prouve une fois de plus que ce n’est pas bien de copier sur le voisin. Car il est très difficile de masquer le manque d’inspiration par des artifices autant impersonnels que mal maitrisés. A voir, peut-être, mais à oublier, sûrement…

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3

10

NOTE

3

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3

Informations

Kingdom Come

Kingdom Come

 

Réalisateur : Greg A. Sager

Scénaristes : Greg A. Sager, Geoff Hart, A. Jaye Williams

Acteurs : Ry Barrett, Camille Hollett-French, William Foley…

Genre : Horreur

Pays d’origine : Canada

Lien imdb

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Né au milieu des sorties de Evil Dead, Le Tueur du Vendredi, ou encore de La Maison Près du Cimetière, mon héritage paternel m'a permis de grandir parmi les cassettes V2000. Il faut vivre avec son temps ? C'est vrai mais je voue un culte inébranlable au patrimoine horrifique depuis les seventies, que je considère comme le ciment de nos émotions aujourd'hui. Mon moteur : Ars Gratia Artis, ma passion : le cinéma, mon nom : Le Druide...

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