Au coeur de l'horreur

Vermines

Synopsis

Kaleb, 30 ans, est passionné d’animaux exotiques. Un jour, il rentre chez lui avec une araignée venimeuse et la laisse accidentellement s’échapper. Les habitants de son immeuble de cité vont devoir se battre pour leur survie.

Critique

Le film Vermines, réalisé par Sébastien Vaniček, est une œuvre qui transcende le genre de l’horreur pour se poser en miroir de notre société. Avec une mise en scène qui joue sur les ombres et les lumières, le film nous entraîne dans les profondeurs d’un immeuble de banlieue, où les araignées deviennent les vecteurs d’une terreur qui dépasse leur simple présence.

Dès les premières scènes, le spectateur est plongé dans un univers où la précarité et l’indifférence sociale sont palpables. Les personnages, incarnés avec brio par Théo Christine, Sofia Lesaffre, Lisa Nyarko, Jérôme Niel et Finnegan Oldfield, sont la représentation d’une jeunesse qui lutte au quotidien contre un sentiment d’abandon.

La performance de Théo Christine est particulièrement remarquable, offrant une profondeur émotionnelle qui sert de fil rouge à travers le chaos. Sofia Lesaffre et Jérôme Niel évitent les stéréotypes et apportent une humanité à leurs personnages, qui sont loin d’être de simples victimes.

Le récit se construit autour de la montée en puissance des araignées, métaphores filées de la vermine sociale, qui tissent leur toile dans l’ombre avant de se révéler au grand jour. Le scénario, co-écrit par Vaniček et Florent Bernard, est une réflexion sur ce que nous choisissons d’ignorer jusqu’à ce que cela nous envahisse littéralement.

Les effets spéciaux, qui mêlent habilement le réel et le numérique, donnent vie aux araignées de manière crédible, sans jamais tomber dans l’excès. La scène de la traversée du couloir avec la minuterie défaillante est un exemple de tension parfaitement maîtrisée, qui restera gravée dans la mémoire des spectateurs.

La séquence de la salle de bain dans Vermines est, sans conteste, l’un des moments les plus angoissants et mémorables du film. Elle incarne parfaitement la maîtrise de Sébastien Vaniček dans l’art de susciter la terreur.

La scène débute de manière presque banale, avec les personnages tentant de se débarrasser d’une araignée apparemment isolée dans la salle de bain. Cependant, l’atmosphère se charge rapidement d’une tension palpable lorsque la créature s’avère être le prélude à une attaque bien plus terrifiante. Les spectateurs retiennent leur souffle alors que les araignées commencent à s’accumuler sur les vitres de la cabine de douche, piégeant l’un des personnages à l’intérieur. Ce qui rend cette séquence particulièrement efficace est la combinaison de la claustrophobie induite par l’espace confiné de la salle de bain et l’horreur visuelle des araignées aux dimensions démesurées. Le réalisateur joue sur nos peurs les plus primaires, celles d’être enfermé et impuissant face à une menace qui se multiplie sous nos yeux. Le chaos sonore atteint son paroxysme lorsque les cris paniqués des personnages se mêlent en une cacophonie assourdissante, amplifiant la terreur de la scène et rendant l’expérience viscéralement immersive pour le spectateur.

Cependant, Vermines n’est pas sans écueils. La dernière séquence du film, en particulier, souffre d’une exécution maladroite, tant sur le plan scénaristique que de la mise en scène. La décision finale du personnage incarné par Jérôme Niel, bien que présentée comme héroïque, manque de cohérence et peine à susciter l’empathie du spectateur. Les scènes de conflit avec les forces de l’ordre éclatent de manière souvent trop soudaine et la réaction des personnages principaux semble disproportionnée et injustifiée par rapport à la situation.

Là où la séquence finale tente de nous faire adopter le point de vue des personnages principaux, elle a plutôt tendance à nous aligner avec les forces de l’ordre et le bon sens face à la situation. L’effet de solidarité espéré pour les habitants de l’immeuble s’effondre, et l’aspect chaotique de cette séquence, souffre de nombreuses incohérences qui nuisent à l’impact global de l’œuvre.

Malgré ce dernier acte, Vermines se distingue comme un sommet d’horreur français, qui réussit à être à la fois divertissant et réfléchi.

Vermines est une réussite qui prouve que le cinéma de genre français a encore de belles heures devant lui. Il est à la fois un hommage aux films de monstres classiques et une œuvre qui sait parler de notre époque avec acuité. Un film à ne pas manquer.

 

[vc_row][vc_column][vc_text_separator title="Synopsis"][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_column_text]Kaleb, 30 ans, est passionné d'animaux exotiques. Un jour, il rentre chez lui avec une araignée venimeuse et la laisse accidentellement s'échapper. Les habitants de son immeuble de cité vont devoir se battre pour leur survie.[/vc_column_text][/vc_column_inner][/vc_row_inner][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_text_separator title="Critique"][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_column_text] [dropcap style="style1"]L[/dropcap]e film Vermines, réalisé par Sébastien Vaniček, est une œuvre qui transcende le genre de l'horreur pour se poser en miroir de notre société. Avec une mise en scène qui joue sur les ombres et les lumières, le film nous entraîne dans les profondeurs d'un immeuble de banlieue, où les araignées deviennent les vecteurs d'une terreur qui dépasse leur simple présence. Dès les premières scènes, le spectateur est plongé dans un univers où la précarité et l'indifférence sociale sont palpables. Les personnages, incarnés avec brio par Théo Christine, Sofia Lesaffre, Lisa Nyarko, Jérôme Niel et Finnegan Oldfield, sont la représentation d'une jeunesse qui lutte au quotidien contre un sentiment d'abandon. La performance de Théo Christine est particulièrement remarquable, offrant une profondeur émotionnelle qui sert de fil rouge à travers le chaos. Sofia Lesaffre et Jérôme Niel évitent les stéréotypes et apportent une humanité à leurs personnages, qui sont loin d'être de simples victimes. Le récit se construit autour de la montée en puissance des araignées, métaphores filées de la vermine sociale, qui tissent leur toile dans l'ombre avant de se révéler au grand jour. Le scénario, co-écrit par Vaniček et Florent Bernard, est une réflexion sur ce que nous choisissons d'ignorer jusqu'à ce que cela nous envahisse littéralement. Les effets spéciaux, qui mêlent habilement le réel et le numérique, donnent vie aux araignées de manière crédible, sans jamais tomber dans l'excès. La scène de la traversée du couloir avec la minuterie défaillante est un exemple de tension parfaitement maîtrisée, qui restera gravée dans la mémoire des spectateurs. La séquence de la salle de bain dans Vermines est, sans conteste, l’un des moments les plus angoissants et mémorables du film. Elle incarne parfaitement la maîtrise de Sébastien Vaniček dans l’art de susciter la terreur. La scène débute de manière presque banale, avec les personnages tentant de se débarrasser d’une araignée apparemment isolée dans la salle de bain. Cependant, l’atmosphère se charge rapidement d’une tension palpable lorsque la créature s’avère être le prélude à une attaque bien plus terrifiante. Les spectateurs retiennent leur souffle alors que les araignées commencent à s’accumuler sur les vitres de la cabine de douche, piégeant l’un des personnages à l’intérieur. Ce qui rend cette séquence particulièrement efficace est la combinaison de la claustrophobie induite par l’espace confiné de la salle de bain et l’horreur visuelle des araignées aux dimensions démesurées. Le réalisateur joue sur nos peurs les plus primaires, celles d’être enfermé et impuissant face à une menace qui se multiplie sous nos yeux. Le chaos sonore atteint son paroxysme lorsque les cris paniqués des personnages se mêlent en une cacophonie assourdissante, amplifiant la terreur de la scène et rendant l’expérience viscéralement immersive pour le spectateur. Cependant, Vermines n’est pas sans écueils. La dernière séquence du film, en particulier, souffre…

7

10

NOTE

NOTE

NOTE

7

Note des internautes : Soyez le premier à voter !
7

Informations

vermines

Titre original : Vermines

Réalisation : Sébastien Vaniček

Scénario : Sébastien Vaniček, Florent Bernard

Casting : Théo Christine, Sofia Lesaffre, Lisa Nyarko, Jérôme Niel, Finnegan Oldfield…

Pays d’origine : France

Genre : Horreur

Durée : 1h46

Date de sortie : 27 décembre 202

Lien IMDB

Lien Allocine

Articles suggérés

4

10

Martyrs

Le Druide

3

10

Pyramide

Krueger

6

10

Ava’s Possessions

Le Druide

Laissez un commentaire

Au Coeur de l'Horreur utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité, mesurer l’audience et optimiser les fonctionnalités des réseaux sociaux. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies dans les conditions prévues par notre politique de confidentialité. En savoir plus et gérer les cookies. Accepter En savoir plus