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At the devil’s door

19 septembre 2014

Synopsis :

Leigh, une agente immobilière est chargée de vendre une maison au passé inquiétant. Lors d’une visite, elle croise le chemin d’une jeune fille orné dans long manteau rouge, qui semblerait être la fille fugueuse du couple souhaitant vendre la maison. En voulant l’aider, Leigh va s’attirer les foudres d’une force mystérieuse.

Critique : 

Impossible de débuter cette critique sans vous parler de l’incroyable The Pact.
Le réalisateur Nicholas McCarthy avait fait une entrée remarquée avec ce premier long-métrage. Sorti en 2012, ce film indépendant fut pour moi, une véritable révélation du genre. Doté d’une photographie tout à fait remarquable, d’une narration originale et de rebondissements scénaristiques bluffants, The Pact est une petite pépite inattendue.
Le film fera d’ailleurs l’objet d’une suite, réalisée cette fois-ci par Dallas Richard Hallam et Patrick Horvath, et dont vous pouvez découvrir la première bande-annonce via ce lien : The Pact 2.

Venons-en à notre film du jour, deuxième réalisation donc de Nicholas McCarthy, At the devil’s door. Un film de possession où notre réalisateur dépeint le portrait de trois femmes au caractère bien distinct, et dont le refus de l’une d’entre elles d’atteindre le bonheur, finit par attirer le diable. À force de fermer les portes au bien-être, on ne peut que laisser entrer le mal. Le film met en avant l’instinct de survie du diable, qui cherche inlassablement à prendre possession d’une femme disposée à porter son enfant. On aborde ainsi la thématique de Rosemary’s Baby.
Pour ce nouveau film, Nicholas McCarthy renouvelle son association avec le chef opérateur Bridger Nielson, et nous offre une nouvelle fois une image magnifique accompagnée d’une mise en scène toujours aussi minutieuse. Mais cette qualité suffit-elle à rendre At the devil’s door divertissant ? Qu’en est-il de cette histoire de possession qui s’annonce assez classique ?

Leigh est une agente immobilière et doit vendre une nouvelle maison. Lors de sa première visite, elle aperçoit la silhouette d’une jeune femme vêtue d’un manteau rouge. Apprenant que la fille des anciens propriétaires a fugué, Leigh soupçonne cette fille d’être la fameuse fugueuse et tente de lui venir en aide. Seulement, cette jeune fille s’avère être la réincarnation du diable. Par le biais de flashbacks, nous apprenons l’histoire de cette adolescente, et comprenons comment celle-ci a fini par être possédée. La situation devient de plus en plus troublante pour Leigh. Elle se confie auprès de sa sœur, Vera, qui malgré elle, va être également confrontée au diable.

Décidément, c’est indéniable, Nicholas McCarthy est un réalisateur de talent et le prouve une nouvelle fois avec At the devil’s door. Chaque plan est minutieusement cadré, d’une précision photographique, et on ne peut que saluer le travail de son chef-opérateur, Bridger Nielson. Une mise en scène pourtant discrète, presque invisible pour celui qui n’y prêterait pas attention, mais tellement subtile et efficace. On dit souvent que les grands réalisateurs sont ceux qui parviennent à intégrer de superbes plans, sans que le spectateur ne s’en aperçoive, preuve que celui-ci est plongé dans l’histoire et que l’ensemble est fluide et cohérent. Tel est le cas pour monsieur McCarthy, qui nous l’avait déjà prouvé avec The Pact.
Mais la qualité du film ne s’arrête pas là. Elle repose également sur une ambiance particulière qui, à l’aide de la mise en scène, se fait discrète pour mieux nous submerger. Je m’explique, alors que certains réalisateurs s’acharnent à donner de l’importance aux effets sonores, parfois trop présents, McCarthy se contente de très légers sons et de quelques nappes musicales discrètes. Sa volonté n’est pas de nous faire sursauter. Preuve en est, certaines scènes font sursauter notre personnage alors que nous n’avons pas encore eu le temps de découvrir sa vision en tant que spectateur. Cette ambiance, parfois un peu lente, ne fait que renforcer notre identification aux personnages et parvient même (ce qui est très rare) à rendre cette situation « maléfique » extrêmement crédible.
Certaines séquences dévoilent les pouvoirs du diable où celui-ci parvient à soulever le corps de ses victimes. Un effet qui nous fait penser à l’incroyable scène du film Les griffes de la nuit de Wes Craven (encore une référence à Freddy Krueger, décidément, j’ai bien choisi mon pseudo).
Le film a même l’audace de nous présenter des apparitions du diable sous sa forme démoniaque. Des apparitions discrètes, jouant sur la mise au point et la profondeur de champ. Deux aspects de la mise en scène que notre réalisateur utilise brillamment. Le film ne tombe jamais dans le tape à l’œil.

At the devil’s door At the devil’s door

Nicholas McCarthy nous présente donc trois personnages différents, en jonglant subtilement d’une histoire à l’autre. Il parvient à nous tromper sur notre perception du personnage principal et l’histoire prend ainsi des tournures inattendues. Même si nos personnages manquent parfois de profondeur, l’interprétation des comédiens parvient à nous faire ressentir leurs émotions (mention spéciale pour Vera, interprétée par Naya Rivera).
Vera est une artiste un peu torturée, le genre de personnes à refuser toute chose positive dans sa vie. C’est en particulier le cas par rapport à ses relations amoureuses, quasi-inexistantes, alors que celle-ci a la possibilité d’y remédier. Le genre de caractère idéal pour notre diable qui souhaite prendre possession d’un corps. Notre réalisateur trace ainsi les traits d’un personnage, dont le malheur et la contrainte deviennent des éléments indispensables pour vivre, et qui finit par accepter le mal qui s’impose à elle.
Un personnage à l’opposé de nos deux autres femmes, victimes malencontreuses du diable.
Un schéma scénaristique qui nous change des habituelles scènes d’exorcisme ou autre. Le film est ancré dans une réalité crédible, sans nous encombrer de quelconques croyances.

Il faut cependant reconnaître un principal défaut à At The Devil’s Door. Le film manque cruellement de rythme et reste très monotone dans son ensemble. Et malgré toutes ses qualités, cet aspect du film nous plombe et nous plonge souvent dans l’ennui. Aucune scène ne nous transporte réellement ni se détachent du reste. Et n’est-ce pas l’une des qualités indispensables d’un bon film d’horreur ? Ressortir de la salle avec les principales séquences qui nous ont marqué et fait flippé ! Comment oublier par exemple, la scène de repas dans Massacre à la tronçonneuse, la scène du bal de fin d’année dans Carrie, Sadako qui sort de la télé, ou dernièrement la fille au dessus du placard dans The Conjuring
Je pense que le film fera l’effet du « aussitôt vu, aussitôt oublié » pour beaucoup de gens.
Quant à moi, qui deviens de plus en plus fan de Nicholas McCarthy, je dois me contenter de cette modeste note.

Synopsis : Leigh, une agente immobilière est chargée de vendre une maison au passé inquiétant. Lors d’une visite, elle croise le chemin d’une jeune fille orné dans long manteau rouge, qui semblerait être la fille fugueuse du couple souhaitant vendre la maison. En voulant l’aider, Leigh va s’attirer les foudres d’une force mystérieuse. Critique :  Impossible de débuter cette critique sans vous parler de l’incroyable The Pact. Le réalisateur Nicholas McCarthy avait fait une entrée remarquée avec ce premier long-métrage. Sorti en 2012, ce film indépendant fut pour moi, une véritable révélation du genre. Doté d’une photographie tout à fait remarquable, d’une narration originale et de rebondissements scénaristiques bluffants, The Pact est une petite pépite inattendue. Le film fera d’ailleurs l’objet d’une suite, réalisée cette fois-ci par Dallas Richard Hallam et Patrick Horvath, et dont vous pouvez découvrir la première bande-annonce via ce lien : The Pact 2. Venons-en à notre film du jour, deuxième réalisation donc de Nicholas McCarthy, At the devil’s door. Un film de possession où notre réalisateur dépeint le portrait de trois femmes au caractère bien distinct, et dont le refus de l’une d’entre elles d’atteindre le bonheur, finit par attirer le diable. À force de fermer les portes au bien-être, on ne peut que laisser entrer le mal. Le film met en avant l’instinct de survie du diable, qui cherche inlassablement à prendre possession d’une femme disposée à porter son enfant. On aborde ainsi la thématique de Rosemary’s Baby. Pour ce nouveau film, Nicholas McCarthy renouvelle son association avec le chef opérateur Bridger Nielson, et nous offre une nouvelle fois une image magnifique accompagnée d’une mise en scène toujours aussi minutieuse. Mais cette qualité suffit-elle à rendre At the devil’s door divertissant ? Qu’en est-il de cette histoire de possession qui s’annonce assez classique ? Leigh est une agente immobilière et doit vendre une nouvelle maison. Lors de sa première visite, elle aperçoit la silhouette d’une jeune femme vêtue d’un manteau rouge. Apprenant que la fille des anciens propriétaires a fugué, Leigh soupçonne cette fille d’être la fameuse fugueuse et tente de lui venir en aide. Seulement, cette jeune fille s’avère être la réincarnation du diable. Par le biais de flashbacks, nous apprenons l’histoire de cette adolescente, et comprenons comment celle-ci a fini par être possédée. La situation devient de plus en plus troublante pour Leigh. Elle se confie auprès de sa sœur, Vera, qui malgré elle, va être également confrontée au diable. Décidément, c’est indéniable, Nicholas McCarthy est un réalisateur de talent et le prouve une nouvelle fois avec At the devil’s door. Chaque plan est minutieusement cadré, d’une précision photographique, et on ne peut que saluer le travail de son chef-opérateur, Bridger Nielson. Une mise en scène pourtant discrète, presque invisible pour celui qui n’y prêterait pas attention, mais tellement subtile et efficace. On dit souvent que les grands réalisateurs sont ceux qui parviennent à intégrer de superbes plans, sans que le spectateur ne s’en aperçoive, preuve que celui-ci est plongé dans l’histoire et…

6

10

NOTE

6

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6


Dates de sortie : 8 août 2014 (USA)

Réalisateur : Nicholas McCarthy

Autres films du réalisateur : The Pact

Acteurs : Ashley Rickards, Colin Egglesfield, Naya Rivera, Catalina Sandino Moreno, Kate Flannery, Ava Acres

Genre : Horreur

Pays d’origine : Drapeau des États-Unis États-Unis

Durée : 1h33

At the devil’s door

Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

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