Au coeur de l'horreur

Conjuring : Sous l’emprise du diable

Critique

Pour les fans d’horreur que vous êtes, il paraît superflu de devoir encore présenter la saga des Conjuring

Conjuring : Sous l’emprise du diable et le 8e opus de cette saga. Les deux premiers ont été réalisés par le très talentueux James wan, et d’autres films annexes sont sortis tels qu’Annabelle, Annabelle 2 : La création du mal, La nonne, La malédiction de la dame Blanche etc… Une franchise extrêmement lucrative par rapport au budget des films.
Et si nous devions faire un bilan de l’ensemble, il va sans dire que le talent de James Wan est un véritable plus pour la qualité de ces films, et la comparaison rend parfois les autres films un peu fades. D’autant plus que le schéma de tous les films de possession à tendance à se répéter inlassablement, alors que la qualité de mise en scène de James Wan parvient à hisser le film au-delà nos attentes.

C’est donc ce changement de réalisateur qui pouvait nous rendre méfiants par rapport à cette suite. Pourtant, même si le film est loin d’être une grande réussite, il apporte quelques nouveautés bienvenues.

Premièrement, le film se base sur un fait divers très attrayant. En effet, l’histoire se concentre sur le procès d’Arne cheyenne Johnson, un jeune homme de 19 ans qui en 1981, a assassiné Alan Bono de manière extrêmement violente avec plus de vingt coups de couteau. Et là où l’affaire est vraiment intéressante, c’est qu’il s’agit du premier procès où l’accusé se défend en plaidant la possession démoniaque. L’affaire oppose un système de justice conçu pour être très pragmatique en se fondant sur des preuves, face à une défense s’appuyant sur des faits surnaturels. C’est d’ailleurs l’un des regrets que l’on pourrait avoir en regardant le film, c’est que celui-ci ne met pas assez en avant tout le contexte judiciaire de l’affaire. Certes, les Conjuring se concentrent essentiellement sur l’aspect horrifique des malédictions, mais avoir de temps en temps, via un montage alterné, quelques scènes de l’évolution du procès, aurait été la bienvenue.

En revanche, là où ce nouveau Conjuring se démarque de ses prédécesseurs, c’est que celui-ci nous propose un véritable polar surnaturel rondement mené. Alors que les premiers Conjuring, ainsi que la plupart des films de possession, se basent sur la recherche d’une méthode pour anéantir l’esprit malveillant, ce troisième film nous propose un antagoniste bel et bien humain et qui est à l’origine des malédictions.
Ainsi, on est non seulement impliqué dans une enquête et dans un univers proche du thriller, en plus de l’approche surnaturel et horrifique.

D’autre part, Arne Cheyenne Johnson offre, lors d’une séquence, un discours effrayant en décrivant précisément la détresse psychologique qu’il a ressenti face à la possession, avec le recul de celui qui en a réchappé. Une scène de dialogue diablement efficace et qui apporte une importante tension pour le reste du film.

Autre point positif, et qui est commun à la saga des Conjuring, c’est évidemment le brillant duo d’acteurs. Vera farmiga et Patrick Wilson sont désormais totalement imprégnés de leurs personnages et le démontrent parfaitement dans ce film.
D’autant plus que le film met davantage l’accent sur les visions surnaturelles de Lorraine Warren et sur sa faculté de revivre les scènes sous forme de flash-back.
Seulement, même si Vera farmiga est brillante dans son interprétation, ces séquences de vision sont malheureusement très moches, assez kitch, et viennent totalement anéantir l’ambiance instaurée depuis le début du film.
De plus, la relation du couple, sur l’ensemble de la saga, est très platonique et manque cruellement de profondeur. Mais que font les Warren en dehors de leur enquête surnaturel ?

D’un point de vue mise en scène, Michael Chaves (il était temps de citer son nom, réalisateur également de La malédiction de la dame Blanche) fait le strict minimum conventionnel. L’habituelle séquence d’ouverture pour présenter la puissance du démon est efficace et dynamique. D’ailleurs, celle-ci rend un agréable hommage au film l’Exorciste de William Friedkin en reproduisant un plan culte du film. Celui de la sortie du père Gordon (Merrin dans le film original), après son arrivée en taxi qui vient se positionner sous un réverbère et contemple la maison où l’on aperçoit une silhouette.
Par la suite, on notera quelques maladresses d’un montage un peu trop saccadé et d’une mise en scène, qui dans l’ensemble, manque de créativité.

Toutes les qualités qu’on a pu apprécier au début du film sont malheureusement anéanties dans la dernière demi-heure. En résulte un sentiment mitigé et la sensation de ne pas avoir assisté à un très bon film malgré quelques bonnes idées.

[vc_row][vc_column][vc_text_separator title="Critique"][vc_row_inner][vc_column_inner][vc_column_text] [dropcap style="style1"]P[/dropcap]our les fans d'horreur que vous êtes, il paraît superflu de devoir encore présenter la saga des Conjuring.  Conjuring : Sous l'emprise du diable et le 8e opus de cette saga. Les deux premiers ont été réalisés par le très talentueux James wan, et d'autres films annexes sont sortis tels qu'Annabelle, Annabelle 2 : La création du mal, La nonne, La malédiction de la dame Blanche etc… Une franchise extrêmement lucrative par rapport au budget des films. Et si nous devions faire un bilan de l'ensemble, il va sans dire que le talent de James Wan est un véritable plus pour la qualité de ces films, et la comparaison rend parfois les autres films un peu fades. D'autant plus que le schéma de tous les films de possession à tendance à se répéter inlassablement, alors que la qualité de mise en scène de James Wan parvient à hisser le film au-delà nos attentes. C'est donc ce changement de réalisateur qui pouvait nous rendre méfiants par rapport à cette suite. Pourtant, même si le film est loin d'être une grande réussite, il apporte quelques nouveautés bienvenues. Premièrement, le film se base sur un fait divers très attrayant. En effet, l'histoire se concentre sur le procès d'Arne cheyenne Johnson, un jeune homme de 19 ans qui en 1981, a assassiné Alan Bono de manière extrêmement violente avec plus de vingt coups de couteau. Et là où l'affaire est vraiment intéressante, c'est qu'il s'agit du premier procès où l'accusé se défend en plaidant la possession démoniaque. L'affaire oppose un système de justice conçu pour être très pragmatique en se fondant sur des preuves, face à une défense s'appuyant sur des faits surnaturels. C'est d'ailleurs l'un des regrets que l'on pourrait avoir en regardant le film, c'est que celui-ci ne met pas assez en avant tout le contexte judiciaire de l'affaire. Certes, les Conjuring se concentrent essentiellement sur l'aspect horrifique des malédictions, mais avoir de temps en temps, via un montage alterné, quelques scènes de l'évolution du procès, aurait été la bienvenue. En revanche, là où ce nouveau Conjuring se démarque de ses prédécesseurs, c'est que celui-ci nous propose un véritable polar surnaturel rondement mené. Alors que les premiers Conjuring, ainsi que la plupart des films de possession, se basent sur la recherche d'une méthode pour anéantir l'esprit malveillant, ce troisième film nous propose un antagoniste bel et bien humain et qui est à l'origine des malédictions. Ainsi, on est non seulement impliqué dans une enquête et dans un univers proche du thriller, en plus de l'approche surnaturel et horrifique. D'autre part, Arne Cheyenne Johnson offre, lors d'une séquence, un discours effrayant en décrivant précisément la détresse psychologique qu’il a ressenti face à la possession, avec le recul de celui qui en a réchappé. Une scène de dialogue diablement efficace et qui apporte une importante tension pour le reste du film. Autre point positif, et qui est commun à la saga des Conjuring, c'est évidemment le brillant duo d'acteurs. Vera farmiga…

5

10

NOTE

5

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Informations

Conjuring 3 bande annonce

Titre original : The Conjuring: The Devil Made Me Do It

Réalisation : Michael Chaves

Scénario : David Leslie Johnson-McGoldrick

Casting : Patrick Wilson, Vera Farmiga, Sterling Jerins, Ruairi O’Connor

Pays d’origine : Etats-Unis

Genre : Horreur

Date de sortie : courant juin

Lien IMDB

Lien Allocine

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