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La Nonne

6 mai 2019

Synopsis

“Quand on apprend le suicide d’une jeune nonne dans une abbaye roumaine, la stupéfaction est totale dans l’Église catholique. Le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble et une novice pour mener l’enquête. Risquant leur vie, les deux ecclésiastiques doivent affronter une force maléfique qui bouscule leur foi et menace de détruire leur âme. Bientôt, l’abbaye est en proie à une lutte sans merci entre les vivants et les damnés…”

Critique

Après Annabelle 1 et 2, on attendait plus grand-chose de la saga des Conjuring. Et le film La Nonne ne fait que confirmer notre désarroi face à l’évolution de la saga. Est-ce que l’absence de James Wan derrière la caméra peut à elle seule expliquer une telle perte de qualité ? Corin Hardy est pourtant un réalisateur prometteur qui nous avait conquis avec son film Le Sanctuaire (The Hallow) que nous avions découvert lors du FEFFS 2015. Et James Wan est l’un des scénaristes du film. La Nonne avait donc tous les éléments pour être un bon film de possession. Ce désastre (car La Nonne est en un) est d’autant plus frustrant que certains passages du film se distinguent par de brillantes idées de mise en scène.

Rien de très original dans le développement scénaristique de La Nonne. Une porte de l’enfer à été ouverte il y a des années au sein d’une église en Roumanie. Le diable a pu ainsi prendre possession des lieux et terrifier les nonnes qui y résident. C’est après le malheureux suicide d’une des nonnes qu’un prêtre, accompagné d’une sœur novice, va mener l’enquête à la demande du Vatican.

Les fans du genre savent pertinemment que les films de possession ont beaucoup de mal à se renouveler. L’intérêt réside dans le développement des personnages, l’ambiance instaurée et l’envie de se retrouver cloué à son siège de terreur. Et c’est souvent lors de la première séquence qu’on détermine la qualité du film. La Nonne ne déroge pas à la règle et sa première séquence reflète la médiocrité de l’ensemble du film. Des jump scares à foison et totalement inefficaces, des effets numériques affreux… Le tout revêt une ambiance aux allures outrancières.

On se retrouve une nouvelle fois face aux forces du mal contre les force du bien, les représentants du Christ face aux obscures possessions du démon. L’aspect religieux est évidemment au centre de l’intrigue. En ancrant son histoire dans une ancienne église roumaine avec des ecclésiastiques comme personnages principaux, les apparitions surnaturelles du démon n’engendrent que très peu de surprises auprès des personnages. Ce qui, implicitement, créé une plus faible identification auprès du public. Mais cela aurait pu s’avérer intéressant si les personnages avaient bénéficié d’un développement approfondi.

Rarement, le cinéma de genre aura proposé des personnages aussi insignifiants. Le prêtre est interprété par Demián Bichir, qui ressemble plus à un ancien boxer qu’à un serviteur de dieu. Sa palette de jeu se résume à deux expressions qu’il a déjà du mal à maîtriser. En revanche, la sœur apprentie est interprétée par la belle et talentueuse Taissa Farmiga. Une actrice qu’on a découvert dans le genre grâce à la série American Horror Story. L’actrice fait ce qu’elle peut pour sortir son épingle du jeu, mais l’écriture du script et le développement de son personnage ne jouent pas en sa faveur. Ce qui est regrettable, car ce personnage aurait pu être secoué dans ses croyances et ses convictions, notamment par l’intermédiaire du personnage du « frenchie », un bogoss français canadien, habitant le village à proximité, et cherchant à séduire notre jolie sœur. Mais cette piste est à peine effleurée. Le personnage du Français est peut-être le plus lamentable. Il est l’archétype du personnage décontracté, balançant des petites saillies humoristiques dans des situations délicates. Extrêmement caricatural, le personnage devient de plus en plus pathétique au fur et à mesure du film. Sa présence dans le récit est superflue.

Si l’utilisation abusive du jump scare est souvent décriée dans ce genre de film, son utilisation, de manière intelligente, est toutefois indispensable. Et là réside toute la différence avec un maître du genre comme James Wan qui parvient habilement à jouer avec notre attente, nous faire sursauter quand on s’y attend le moins, insérer de légères touches d’humour et des personnages crédibles. Dans La Nonne, on a le sentiment d’être dans un gentil train fantôme interdit au moins de 4 ans.

Même si la photographie se rapproche plus d’un médiocre téléfilm que d’un long métrage, certains plans font preuve d’une surprenante ambition et d’un esthétisme agréables. C’est le cas des nombreux plans en top shot (vue du haut totalement verticale) à l’intérieur de l’église lors de l’attaque du diable. La caméra effectue des rotations vues du plafond autour des personnages, instaurant un climat de tension efficace et un rapport à l’espace intéressant.

Des séquences qui confirment qu’on n’a pas à faire à n’importe qui derrière la caméra, ce qui est d’autant plus étonnant vu le résultat final qui est… un véritable désastre… (merde, on l’a déjà dit ?).

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NOTE

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Informations

La Nonne

La-Nonne-critique-film-horreur

Date de sortie : 19 septembre 2018

Réalisateurs : Corin Hardy

Acteurs :  Taissa Farmiga, Demian Bichir, Jonas Bloquet…

Genre :  horreur

Pays d’origine : États-Unis

Lien IMDB

Lien Allociné

Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

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