Au coeur de l'horreur

Honeymoon

Synopsis :

Bea et Paul, récemment mariés, décident de passer leur Lune de Miel dans la maison d’enfance de Bea, perdue au beau milieu des bois. Un soir, Bea disparaît et Paul la retrouve en état de choc dans la forêt. Depuis cet événement, Bea ne sera plus la même et Paul découvrira des marques de morsures étranges sur les cuisses de sa femme. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Bea est-elle somnambule ? Pourquoi Bea semble désormais si étrangère à Paul ?

Critique :

Honeymoon est le premier long métrage de la jeune réalisatrice américaine Leigh Janiak. Un film à micro-budget qui bénéficie toutefois de la présence de deux acteurs bien connus des sériphiles, Rose Leslie (qui incarne la sauvageonne Ygritte dans Game of Thrones) et Harry Treadaway (le Docteur Frankenstein dans Penny Dreadful). Malgré ses faibles moyens, Honeymoon ne sombre pas dans la facilité du Found Footage, Leigh Janiak étant consciente que ce procédé désormais galvaudé peut desservir le film. La réalisatrice s’amuse ainsi à tromper le spectateur en empruntant brièvement le procédé au début du film (lorsque les personnages se filment et parlent à la caméra) pour ensuite revenir à une réalisation plus classique.

Honeymoon nous dépeint la relation d’un jeune couple fraichement marié, Bea et Paul. Une relation complice où les deux tourtereaux laissent exprimer leur tendresse et leur amour à travers des minauderies agaçantes et mielleuses que chacun d’entre nous a eu l’occasion de voir dans son entourage. Mais cette relation idyllique sera brutalement bouleversée un soir par la disparition de Bea.

Les premiers signes de tension apparaissent lorsque le jeune couple se rend dans un restaurant et que Bea retrouve un amour adolescent. L’homme, perturbé et agressif, se calme quelque peu lorsqu’il reconnaît Bea. Mais sa nervosité et son malaise devant sa femme instaurent une atmosphère inquiétante qui perturbe ces retrouvailles. Cette scène illustre la principale qualité d’Honeymoon, le jeu des acteurs. Rose Leslie et Harry Treadaway ne sont certes pas des novices et ont fait leur preuve par le passé, mais ils incarnent avec justesse ce couple complice qui finira par se déchirer.

honeymoon honeymoon

Le choix de l’actrice Rose Leslie est particulièrement adapté pour marquer à la fois la métamorphose physique et psychologique du personnage. Le corps maigre et la peau diaphane de l’actrice se prêtent naturellement et avec simplicité à la métamorphose physique inquiétante du personnage. Ainsi, lorsque Paul part à la recherche de Bea dans la forêt, il l’aperçoit au loin, le dos recroquevillé. Une position qui confère à Bea une apparence décharnée inquiétante, presque monstrueuse. Mais Leigh Janiak s’attarde peu, à la différence d’un David Cronenberg, sur la métamorphose physique qui n’apparaîtra qu’à la fin du film. La réalisatrice joue davantage sur des changements d’ordre psychologique (de vocabulaire, d’habitude) et quelques symptômes et séquelles physiques (les marques de morsures et le sang menstruel de Bea). Car Honeymoon fonctionne principalement sur des effets suggestifs, même si le film offre dans son dernier quart d’heure un climax particulièrement gore et repoussant.

Si l’on peut être légitimement intrigué par le mystère qui entoure la disparition de Bea, il ne constitue pas le cœur du film. Leigh Janiak ne fait qu’esquisser le sujet et préfère s’attarder sur les changements au sein du couple, vrai sujet du film. La réalisatrice ne fera d’ailleurs que confirmer au final les intuitions du spectateur et fera preuve de parcimonie dans les détails explicatifs. Il est ainsi tentant de voir dans le changement de comportement de Bea une métaphore de la séparation, celle de l’irruption inopinée de l’étrangeté dans un couple qui finit par le ronger et le détruire. Le regard de Paul est ainsi celui du mari qui voit sa femme renier progressivement les traits et les comportements qu’il aimait chez elle. La complicité si forte au début cède la place à une froide relation où l’incompréhension règne. La seule continuité entre l’ancienne Bea et la nouvelle est son apparence, ce qui conduira Paul à tenter de se rapprocher à nouveau de Bea par le contact physique. Ce qui échouera et conduira inéluctablement à la rupture.

Malgré son ambition, Honeymoon pêche par sa narration prévisible et son manque d’enjeu scénaristique. Leigh Janiak ne parvient pas réellement à inquiéter le spectateur, qui assiste passivement au délitement du jeune couple. La métamorphose de Bea est en effet beaucoup trop sage et convenue pour instaurer un climat angoissant. L’une des principales déceptions tient à la résolution paresseuse du mystère qui entoure Bea. L’événement apparaît au final comme un simple prétexte pour bouleverser la relation du couple. Toutefois, Honeymoon n’est pas exempt de qualités (belle photographie, bonne direction d’acteurs) et nous invite à suivre de près la carrière de cette jeune réalisatrice.

Synopsis : Bea et Paul, récemment mariés, décident de passer leur Lune de Miel dans la maison d’enfance de Bea, perdue au beau milieu des bois. Un soir, Bea disparaît et Paul la retrouve en état de choc dans la forêt. Depuis cet événement, Bea ne sera plus la même et Paul découvrira des marques de morsures étranges sur les cuisses de sa femme. Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ? Bea est-elle somnambule ? Pourquoi Bea semble désormais si étrangère à Paul ? Critique : Honeymoon est le premier long métrage de la jeune réalisatrice américaine Leigh Janiak. Un film à micro-budget qui bénéficie toutefois de la présence de deux acteurs bien connus des sériphiles, Rose Leslie (qui incarne la sauvageonne Ygritte dans Game of Thrones) et Harry Treadaway (le Docteur Frankenstein dans Penny Dreadful). Malgré ses faibles moyens, Honeymoon ne sombre pas dans la facilité du Found Footage, Leigh Janiak étant consciente que ce procédé désormais galvaudé peut desservir le film. La réalisatrice s’amuse ainsi à tromper le spectateur en empruntant brièvement le procédé au début du film (lorsque les personnages se filment et parlent à la caméra) pour ensuite revenir à une réalisation plus classique. Honeymoon nous dépeint la relation d’un jeune couple fraichement marié, Bea et Paul. Une relation complice où les deux tourtereaux laissent exprimer leur tendresse et leur amour à travers des minauderies agaçantes et mielleuses que chacun d’entre nous a eu l’occasion de voir dans son entourage. Mais cette relation idyllique sera brutalement bouleversée un soir par la disparition de Bea. Les premiers signes de tension apparaissent lorsque le jeune couple se rend dans un restaurant et que Bea retrouve un amour adolescent. L’homme, perturbé et agressif, se calme quelque peu lorsqu’il reconnaît Bea. Mais sa nervosité et son malaise devant sa femme instaurent une atmosphère inquiétante qui perturbe ces retrouvailles. Cette scène illustre la principale qualité d’Honeymoon, le jeu des acteurs. Rose Leslie et Harry Treadaway ne sont certes pas des novices et ont fait leur preuve par le passé, mais ils incarnent avec justesse ce couple complice qui finira par se déchirer. Le choix de l’actrice Rose Leslie est particulièrement adapté pour marquer à la fois la métamorphose physique et psychologique du personnage. Le corps maigre et la peau diaphane de l’actrice se prêtent naturellement et avec simplicité à la métamorphose physique inquiétante du personnage. Ainsi, lorsque Paul part à la recherche de Bea dans la forêt, il l’aperçoit au loin, le dos recroquevillé. Une position qui confère à Bea une apparence décharnée inquiétante, presque monstrueuse. Mais Leigh Janiak s’attarde peu, à la différence d’un David Cronenberg, sur la métamorphose physique qui n’apparaîtra qu’à la fin du film. La réalisatrice joue davantage sur des changements d’ordre psychologique (de vocabulaire, d’habitude) et quelques symptômes et séquelles physiques (les marques de morsures et le sang menstruel de Bea). Car Honeymoon fonctionne principalement sur des effets suggestifs, même si le film offre dans son dernier quart d’heure un climax particulièrement gore et repoussant. Si l’on peut être légitimement…

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Date de sortie : 12 septembre 2014 (USA)

Réalisteur : Leigh Janiak

Scénariste : Phil Graziadei, Leigh Janiak

Acteurs : Rose Leslie, Harry Treadaway, Ben Huber…

Genre : Horreur

Pays d’origine : États-Unis

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