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The Hallow, FEFFS 2015

Synopsis : Un scientifique s’installe avec sa famille au cœur de la forêt irlandaise. Il attise rapidement la colère des créatures fantastiques qui peuplent ces bois.

Critique The Hallow :

L’année 2015 marque le retour en grâce des films de monstres parmi le flot incessant de films de possession qui continuent d’envahir les salles obscures. En l’espace de quelques mois, nous avons ainsi pu découvrir pas moins de trois films ayant bénéficié d’une promotion remarquée : La comédie Stung et ses abeilles mutantes, Harbinger Down et son hommage à The Thing, et celui que nous attendions le plus, The Hallow, du jeune réalisateur britannique Corin Hardy. Ces trois films ont pour point commun de renouer avec l’esthétique des classiques du genre et d’opter pour des effets spéciaux traditionnels, faits principalement d’animatroniques et de latex. Malheureusement, Stung, et surtout Harbinger Down, ont prouvé qu’une promesse artistique n’était pas synonyme de qualité et pouvait se convertir en simple argument marketing.

L’un des principaux attraits de The Hallow réside dans la mythologie folklorique qui sous-tend l’histoire. Un scientifique de Londres emménage dans la campagne irlandaise avec sa femme et son fils pour étudier les forêts dans le but de préparer leur privatisation. La dépossession des ressources naturelles de l’île est vivement contestée par les habitants qui organisent des manifestations. Surtout, cette privatisation fait craindre un déchaînement des esprits qui habitent la forêt, les Hallow ou Vénérables, qui terrorisent la population locale et sont accusés de rapts d’enfants. Notre famille nouvellement installée va logiquement devenir la cible de ces esprits malveillants.

Dans sa première partie, The Hallow prend le chemin d’un film de monstre classique, dans la veine de The Thing. Notre scientifique découvre un champignon organique sous forme de liquide noir visqueux qui phagocyte les cellules de son hôte et prend possession de son corps. Ce champignon, qui finit par s’étendre dans la maison des protagonistes, fait craindre une menace contagieuse. Cependant, Corin Hardy s’écarte rapidement de ce schéma traditionnel en introduisant également une dimension mythologique et fantastique à travers les esprits de la forêt. Un curieux mélange qui fait des esprits de la forêt des créatures contagieuses. Ces dernières sécrètent en effet une substance capable de contaminer toute forme de vie organique. On sent fortement l’influence de Splinter dans le rendu visuel de cette matière visqueuse noire qui prolifère en forme de pics.

The Hallow

Cet emprunt sera très certainement le plus identifiable. Le design des créatures est en revanche plus orignal et chaque monstre affiche un physique singulier. The Hallow est une belle prouesse technique qui prouve que le résultat visuel le plus convaincant est obtenu à l’aide d’un subtil mélange entre effets spéciaux traditionnels et retouches numériques. Une maîtrise que n’avait pas su atteindre Harbinger Down, malgré la présence dans l’équipe de grands techniciens. The Hallow sombre toutefois dans la facilité en ce qui concerne l’ambiance musicale du film, optant pour des thèmes convenus qui ne font que souligner de manière ronflante ce qui se déroule à l’écran. La réalisation se veut également classique et discrète, visant principalement à mettre en valeur les effets spéciaux. Corin Hardy n’offre aucune scène mémorable et se contente d’exploiter, certes intelligemment, des procédés visuels déjà vus, comme l’utilisation du flash photographique pour éclairer dans l’obscurité et effrayer les créatures. Le réalisateur réussit toutefois à offrir de belles et convaincantes séquences d’angoisse et fait monter la tension crescendo en dévoilant progressivement l’apparence des créatures.

The Hallow est un film écologiste, une sorte de Miyazaki horrifique dénonçant non seulement l’appropriation indue des ressources naturelles, mais également le déni et l’aveuglement face aux coutumes locales qui maintiennent l’équilibre des écosystèmes. Corin Hardy parvient dans le dernier acte du film à offrir une proposition scénaristique intéressante, ainsi qu’un dénouement inattendu, s’inspirant des contes de fée. Un dernier acte qui permet d’entretenir le suspense malgré un ensemble de facture assez classique.

Par ses effets spéciaux bluffants, son cadre scénaristique folklorique et sa proposition scénaristique de fin, The Hallow peut très légitimement être considéré comme l’un des meilleurs films de monstre de ces dernières années. On peut donc pousser un grand soupir de soulagement et espérer un regain d’intérêt pour ce sous-genre trop souvent plombé par l’influence pesante des grands classiques.

Synopsis : Un scientifique s’installe avec sa famille au cœur de la forêt irlandaise. Il attise rapidement la colère des créatures fantastiques qui peuplent ces bois. Critique The Hallow : L’année 2015 marque le retour en grâce des films de monstres parmi le flot incessant de films de possession qui continuent d’envahir les salles obscures. En l’espace de quelques mois, nous avons ainsi pu découvrir pas moins de trois films ayant bénéficié d’une promotion remarquée : La comédie Stung et ses abeilles mutantes, Harbinger Down et son hommage à The Thing, et celui que nous attendions le plus, The Hallow, du jeune réalisateur britannique Corin Hardy. Ces trois films ont pour point commun de renouer avec l’esthétique des classiques du genre et d’opter pour des effets spéciaux traditionnels, faits principalement d’animatroniques et de latex. Malheureusement, Stung, et surtout Harbinger Down, ont prouvé qu’une promesse artistique n’était pas synonyme de qualité et pouvait se convertir en simple argument marketing. L’un des principaux attraits de The Hallow réside dans la mythologie folklorique qui sous-tend l’histoire. Un scientifique de Londres emménage dans la campagne irlandaise avec sa femme et son fils pour étudier les forêts dans le but de préparer leur privatisation. La dépossession des ressources naturelles de l’île est vivement contestée par les habitants qui organisent des manifestations. Surtout, cette privatisation fait craindre un déchaînement des esprits qui habitent la forêt, les Hallow ou Vénérables, qui terrorisent la population locale et sont accusés de rapts d’enfants. Notre famille nouvellement installée va logiquement devenir la cible de ces esprits malveillants. Dans sa première partie, The Hallow prend le chemin d’un film de monstre classique, dans la veine de The Thing. Notre scientifique découvre un champignon organique sous forme de liquide noir visqueux qui phagocyte les cellules de son hôte et prend possession de son corps. Ce champignon, qui finit par s’étendre dans la maison des protagonistes, fait craindre une menace contagieuse. Cependant, Corin Hardy s’écarte rapidement de ce schéma traditionnel en introduisant également une dimension mythologique et fantastique à travers les esprits de la forêt. Un curieux mélange qui fait des esprits de la forêt des créatures contagieuses. Ces dernières sécrètent en effet une substance capable de contaminer toute forme de vie organique. On sent fortement l’influence de Splinter dans le rendu visuel de cette matière visqueuse noire qui prolifère en forme de pics. Cet emprunt sera très certainement le plus identifiable. Le design des créatures est en revanche plus orignal et chaque monstre affiche un physique singulier. The Hallow est une belle prouesse technique qui prouve que le résultat visuel le plus convaincant est obtenu à l’aide d’un subtil mélange entre effets spéciaux traditionnels et retouches numériques. Une maîtrise que n’avait pas su atteindre Harbinger Down, malgré la présence dans l’équipe de grands techniciens. The Hallow sombre toutefois dans la facilité en ce qui concerne l’ambiance musicale du film, optant pour des thèmes convenus qui ne font que souligner de manière ronflante ce qui se déroule à l’écran. La réalisation se veut également classique…

7

10

NOTE

7

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7


Réalisateur : Corin Hardy

Scénario : Corin Hardy, Felipe Marino

Casting : Joseph Mawle, Bojana Novakovic, Michael McElhatton

Genre : Film de monstre

Format : 97 mn.

Pays : Royaume-Unis

Date de sortie : 13 novembre 2015 (UK)

Lien imdb

The Hallow

Tetsuo

Un samedi pluvieux, une VHS poussiéreuse de Massacre à la Tronçonneuse et paff ! Première grosse claque horrifique qui m’a conduit à explorer les contrées peu recommandables du cinéma de genre. Parmi mes références indépassables, Alien et The Thing. Oui, j’aime les films de monstres qui mettent en scène des créatures avides de tripes humaines. Mais je déteste les films de possession qui pullulent à l’écran ! Que ce soit clair. Attention derrière toi ! Un fantôme…

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