Au coeur de l'horreur

Les sorties horrifiques de l’été 2019

Affiche des sorties de l'ete

L’été est souvent une période assez creuse pour les cinéphiles, souvent marquée par la diffusion de quelques blockbusters qui raflent tout sur leur passage. Mais la période estivale est généralement une période assez porteuse pour le cinéma horrifique et, à ce titre, 2019 nous réserve de belles surprises. Outre les blockbusters du genre, les malheureux qui n’auront pas la chance de se prélasser sur la plage pourront profiter de belles affiches comme Crawl d’Alexandre Aja, Midsommar d’Ari Aster ou encore Scary Stories d’André Øvredal

Brightburn (26 juin)

Synopsis

Tori Breyer a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari, Kyle, ont toujours rêvé : c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui. Tori nourrit bientôt d’atroces doutes sur son fils. Désormais, Brandon n’agit plus que pour satisfaire ses terribles besoins, et même ses proches sont en grave danger alors que l’enfant miraculeux se transforme en un redoutable prédateur qui se déchaîne sur leur petite ville sans histoire…

Notre avis

La thématique des enfants maléfiques n’est pas nouvelle et a donné lieu à des oeuvres cultes. Qui peut en effet prétendre aujourd’hui rester serein devant une horde de marmots blondinets en pleine campagne? A part quelques exceptions, cette thématique a été principalement traitée sous l’angle de la possession démoniaque. Et c’est là que Brightburn se distingue en surfant sur la vague des super-héros et en mettant en scène un enfant doté de super pouvoirs qui ne va pas faire le choix d’intégrer les Avengers, mais plutôt d’assouvir ses pulsions sadiques. En gros, un Michael Myers survitaminé. Le pitch est sympa, les effets spéciaux ont l’air de tenir la route. A voir par curiosité.

Annabelle, la maison du mal (10 juillet)

Synopsis

Déterminés à mettre Annabelle hors d’état de nuire, les démonologues Ed et Lorraine Warren enferment la poupée démoniaque dans leur « pièce des souvenirs », en prenant soin de la placer derrière une vitre sacrée et de solliciter la bénédiction d’un prêtre. Mais Annabelle réveille les esprits maléfiques qui l’entourent et qui s’intéressent désormais à de nouvelles victimes potentielles : Judy, la fille des Warren âgée de 10 ans, et ses amis. Une nouvelle nuit d’horreur se prépare…

Notre avis

Les franchises Blumhouse s’enchaînent et se ressemblent ces dernières années si bien qu’il est difficile d’exprimer le moindre enthousiasme face à cet énième opus d’une franchise spin-off qui n’a jamais brillé par sa qualité (les deux premiers opus n’atteignant même pas la moyenne dans nos revues critiques. Voir notre critique d’Annabelle et de sa suite, Annabelle 2 : La création du mal). A réserver donc aux fans de la franchise ou aux spectateurs en manque désespéré de sensation horrifique.

Crawl (24 juillet)

Synopsis

Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, Haley et son père comprennent que l’inondation est loin d’être la plus terrifiante des menaces qui les attend…

Notre avis

9 ans déjà se sont écoulés depuis Piranha 3D, le dernier succès horrifique d’Alexandre Aja. Le réalisateur français est de retour avec Crawl, un film de monstres marins, un genre particulièrement prisé en période estivale (on aime bien se faire peur avant de faire trempette). Crawl présente sur le papier toutes les caractéristiques requises pour offrir un film de divertissement horrifique réjouissant : des alligators affamés qui déboulent en ville, une réalisation efficace, et une histoire totalement improbable dont seul Alexandre Aja a le secret. Réponse donc le 24 juillet pour ceux qui n’ont pas pu aller à la plage et et qui se vengeront en fantasmant sur la mort de leurs collègues vacanciers (mais c’est pas bien).

Midsommar (31 juillet)

Synopsis

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival estival qui n’a lieu qu’une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé.
Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

Notre avis

Ari Aster fait partie de ces rares réalisateurs qui ont su s’imposer en un seul film comme l’une des figures montantes du genre. Il faut dire que son premier long métrage, Hérédité, bien qu’inégal, avait le mérite d’offrir une vision personnelle et originale des films de possession. Surtout, Hérédité a fait le choix (payant) de délaisser les sempiternels jumps scares des films du genre pour offrir un film d’ambiance oppressant où la tension monte crescendo. Autant dire que le film ne ressemble à rien de ce qu’on a pu voir dans ce sous-genre. Son prochain film, Midsommar, s’annonce tout aussi perturbant et reprend des éléments thématiques déjà développés dans Hérédité, notamment les rites païens. Un film à voir donc.

Scary Stories (21 août)

Synopsis

Dans un manoir abandonné, un groupe de jeunes trouve un livre qui raconte des histoires terrifiantes. Mais cette trouvaille n’est pas sans conséquence : la lecture du livre permet à ses effroyables créatures de prendre vie… La petite ville va alors faire face à une vague de morts particulièrement atroces, et chacun devra affronter ses pires peurs pour sauver les habitants et arrêter ce carnage.

Notre avis

André Øvredal avait forte impression avec son film Troll Hunter en 2011. Le jeune cinéaste avait non seulement réussi à émergé parmi le genre surexploité qu’était à l’époque le found footage, mais nous avait également fascinés par des effets spéciaux particulièrement convaincants (les trolls ne sont pas légion hors du genre de l’heroic fantasy). Son deuxième film, The Jane Doe Identity (lire notre critique), était en revanche bien trop classique dans sa seconde partie et son dénouement. On attend donc avec impatience de voir ce que nous réserve le réalisateur norvégien pour son troisième film.

Wedding Nightmare (28 août)

Synopsis

La nuit de noces d’une jeune mariée tourne au cauchemar quand sa riche et excentrique belle-famille lui demande d’honorer une tradition qui va se révéler meurtrière et où chacun luttera pour sa survie.

Notre avis

La première rencontre avec sa belle famille est rarement une partie de plaisir, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une famille qui vous soumet à un rite initiatique sanglant qui vire à la chasse à l’homme. Ready or not est un film qui s’annonce comme un survival féroce et drôle où une jeune femme devra survivre face aux assaults de sa belle famille. La mécanique est classique, le pitch assez drôle, et le film est produit par Fox Searchlight, la filiale cinéma d’auteur de Fox, qui n’a pas vraiment pour coutume de produire des films de genre. On espère donc un film sortant des sentiers battus.

 

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