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Cooties, Etrange Festival 2015

Synopsis : Dans une petite école élémentaire, une élève ingurgite un nugget de poulet infecté par un virus qui la transforme en zombie. Elle va à son tour contaminer d’autres enfants qui vont s’en prendre aux étudiants.

Critique Cooties :

La présence d’Elijah wood dans un film de genre est souvent de bon augure. Que ce soit en tant qu’acteur ou producteur, l’homme transpire d’un véritable amour pour le cinéma de genre. Malgré des productions plus ou moins réussies, les films sur lesquels l’acteur s’engage sont souvent dotés d’une ambition appréciable. On repense par exemple au film de Franck Khalfoun, Maniac, tourné entièrement en vue subjective et qui s’avère être une belle prouesse technique et artistique. Soulignons également le film A girl walk home alone at night, film de vampire iranien au charme indéniable et produit par Elijah Wood. Ou encore Open Windows, qui n’est pas forcément une grande réussite, mais dont le pitch était original et l’interprétation d’Elijah Wood parfaite.

Après Stung, Cooties s’annonçait comme l’une des comédies horrifiques les plus attendues de cet Etrange Festival.

Clint (Elijah Wood) est un professeur d’école frustré par son désir de devenir écrivain. C’est d’ailleurs en tant que tel qu’il se présente auprès des autres professeurs, et même des élèves, dans cette école où il doit remplacer un professeur absent. L’occasion pour lui de renouer avec une amie d’enfance, elle aussi devenue prof dans cette école. Il fera également la connaissance des autres professeurs, tous plus cinglés les uns que les autres. Le prof de sport est un ringard en puissance qui cherche à tout prix à mettre en avant sa virilité. Le prof de sciences est un petit génie en herbe, mais a de grandes difficultés pour établir des relations sociales. C’est d’ailleurs avec un livre intitulé comment avoir une conversation normale avec quelqu’un entre les mains que nous découvrons pour la première fois ce personnage. On a également droit à une sainte-nitouche portant un détecteur de viol sur ses vêtements ou à un prof cherchant à cacher son homosexualité pourtant flagrante. Lors de la première journée de Clint, les élèves vont être infectés par un virus les transformant en zombies pendant la récréation. Les professeurs se voient donc dans l’obligation de se barricader à l’intérieur de l’école pour survivre.

Les comédies horrifiques de zombies s’accumulent et se ressemblent, au point de lasser grand nombre de spectateurs. Cooties ne fait pas exception, mais reste tout de même un agréable divertissement. La qualité du film repose avant tout sur son concept de départ. Qui n’a jamais comparé des enfants à des monstres, surtout après les avoir vu jouer dans la cours de récréation ? Leur débordement d’énergie, et même parfois leur insolence, ont de quoi effrayer certains adultes, en particulier les professeurs d’école. Cette image devient donc réalité avec Cooties, qui transforme cette ribambelle de marmots en vilains zombies. L’idée est excellente et la transformation de cette cours d’école est pour le moins originale. Désormais, les enfants ne jouent plus avec des ballons, mais avec des têtes déchiquetées. Ils ne jouent plus avec des billes, mais avec des yeux arrachés de leurs orbites. Cette cours de récréation devient un véritable champ de bataille ! Cooties pousse à son paroxysme l’image de l’enseignant manquant d’autorité auprès de ses élèves, et met en scène de manière sanglante et décalée la césure entre le corps professoral et les élèves.

Cooties

Le film convaincra certains parents de ne pas inscrire leurs enfants à la cantine. En effet, la première séquence nous dévoile la confection de nuggets destinés aux cantines des écoles. Des images qui vous couperont tout de suite l’appétit et révolteront les protecteurs de la cause animale ou de l’hygiène alimentaire. Une introduction qui nous révèle directement la source de l’infection.

Malgré une exposition et une ambiance vraiment plaisantes, Cooties ne parvient jamais à décoller. La caricature du professeur de sport est un grand classique et ce personnage prend malheureusement trop d’importance. Ses traits de caractère sont trop identifiables et on anticipe la plupart des gags. Un aspect regrettable, car certains personnages auraient mérité d’être mis d’avantage en avant. C’est le cas par exemple du prof de sciences dont l’attitude atypique nous régale à chaque intervention. De même pour le personnage de Rick, interprété par Jorge Garcia (Hugo dans Lost), qui est un gardien de l’école qui se drogue dans sa camionnette et fait un bad trip en observant les écoliers zombies. Chaque apparition de Rick est un véritable régal humoristique qui permet d’aérer le récit. Malgré tout, cette troupe de professeurs est réellement attachante et chaque comédien interprète son personnage à la perfection. Un atout de taille qui nous permet de savourer le film malgré ses quelques défauts. Cooties a l’inconvénient de ne pas jouer assez sur le comique de situation et se contente parfois de balancer des vannes toutes faites. On aurait souhaité un peu plus de folie dans les effets visuels avec des meurtres plus badass ! Encore faut-il assumer le fait de dézinguer des enfants !

Mais c’est dans sa dernière partie que le film s’avère réellement décevant. Alors que les profs parviennent à quitter l’école et que le film met en avant la propagation du virus, on s’attend à ce que le film prenne une autre tournure. Finalement, nos personnages ne font que subir une nouvelle attaque et se barricadent dans un autre décor. Il n’y a malheureusement aucune évolution, que ce soit en terme d’intrigue ou de développement des personnages. Cooties ne nous offre aucun dénouement et le film s’achève comme un épisode de série télévisée. Un épisode dont on aurait très envie de voir la suite.

Malgré ces quelques déceptions, l’ingéniosité de la situation, la remarquable performance des acteurs, le soin apporté à la réalisation et le rythme du film suffisent amplement à faire de Cooties un bon divertissement.

Synopsis : Dans une petite école élémentaire, une élève ingurgite un nugget de poulet infecté par un virus qui la transforme en zombie. Elle va à son tour contaminer d’autres enfants qui vont s’en prendre aux étudiants. Critique Cooties : La présence d’Elijah wood dans un film de genre est souvent de bon augure. Que ce soit en tant qu’acteur ou producteur, l’homme transpire d’un véritable amour pour le cinéma de genre. Malgré des productions plus ou moins réussies, les films sur lesquels l’acteur s’engage sont souvent dotés d’une ambition appréciable. On repense par exemple au film de Franck Khalfoun, Maniac, tourné entièrement en vue subjective et qui s’avère être une belle prouesse technique et artistique. Soulignons également le film A girl walk home alone at night, film de vampire iranien au charme indéniable et produit par Elijah Wood. Ou encore Open Windows, qui n’est pas forcément une grande réussite, mais dont le pitch était original et l’interprétation d’Elijah Wood parfaite. Après Stung, Cooties s'annonçait comme l’une des comédies horrifiques les plus attendues de cet Etrange Festival. Clint (Elijah Wood) est un professeur d’école frustré par son désir de devenir écrivain. C’est d’ailleurs en tant que tel qu’il se présente auprès des autres professeurs, et même des élèves, dans cette école où il doit remplacer un professeur absent. L’occasion pour lui de renouer avec une amie d’enfance, elle aussi devenue prof dans cette école. Il fera également la connaissance des autres professeurs, tous plus cinglés les uns que les autres. Le prof de sport est un ringard en puissance qui cherche à tout prix à mettre en avant sa virilité. Le prof de sciences est un petit génie en herbe, mais a de grandes difficultés pour établir des relations sociales. C’est d’ailleurs avec un livre intitulé comment avoir une conversation normale avec quelqu’un entre les mains que nous découvrons pour la première fois ce personnage. On a également droit à une sainte-nitouche portant un détecteur de viol sur ses vêtements ou à un prof cherchant à cacher son homosexualité pourtant flagrante. Lors de la première journée de Clint, les élèves vont être infectés par un virus les transformant en zombies pendant la récréation. Les professeurs se voient donc dans l’obligation de se barricader à l’intérieur de l’école pour survivre. Les comédies horrifiques de zombies s’accumulent et se ressemblent, au point de lasser grand nombre de spectateurs. Cooties ne fait pas exception, mais reste tout de même un agréable divertissement. La qualité du film repose avant tout sur son concept de départ. Qui n’a jamais comparé des enfants à des monstres, surtout après les avoir vu jouer dans la cours de récréation ? Leur débordement d’énergie, et même parfois leur insolence, ont de quoi effrayer certains adultes, en particulier les professeurs d’école. Cette image devient donc réalité avec Cooties, qui transforme cette ribambelle de marmots en vilains zombies. L’idée est excellente et la transformation de cette cours d’école est pour le moins originale. Désormais, les enfants ne jouent plus avec des…

6

10

NOTE

6

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6


 

Cooties

Réalisation : Jonathan Milott, Cary Murnion

Scénario : Leigh Whannell, Ian Brennan, Josh C. Waller

Casting : Elijah Wood, Rainn Wilson, Alison Pill…

Genre : Comédie Horrifique

Format : 96 mn.

Pays : Etats-Unis

Date de sortie : 18 septembre 2015 (Etats-Unis)

Lien imdb

Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

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