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Tales of Halloween, Etrange Festival 2015

Synopsis : Dans une petite ville américaine, le soir d’Halloween, créatures maléfiques, assassins et extraterrestres débarquent pour plusieurs récits terrifiants.

Critique Tales of Halloween :

VHS et ABC’s of Death ont remis au goût du jour les anthologies horrifiques. Tales of Halloween emprunte la même démarche et propose une sélection de courts métrages sur le thème d’Halloween. Cette anthologie fait la part belle aux grands noms du genre et réunit des réalisateurs tels que Neil Marshall (The Descent) ou Lucky McKee (May). On avait hâte de découvrir les 10 courts métrages composant le film, d’autant plus que certains réalisateurs se sont fait rares ces dernières années. On pense notamment à Neil Marshall, qui a principalement réalisé des épisodes de séries depuis 2010 (Hannibal, Black Sails, Game of Thrones, Constantine).

Tales of Halloween était très certainement l’un des films que nous attendions le plus à l’Etrange Festival. On était curieux de savoir si certains réalisateurs, qui nous avaient éblouis par le passé, étaient désormais rouillés ou s’ils étaient encore en mesure de nous surprendre et de nous ravir. Rassurez-vous, on a pas été déçus et cette anthologie remplit toute ses promesses.

Tales of Halloween est un projet initié par Axelle Carolyn (que certains d’entre vous connaissent en tant que compagne de Neil Marshall), qui non contente d’être productrice, est également l’auteur de l’un des segments (malheureusement l’un des moins aboutis à nos yeux). L’objectif était d’offrir à des réalisateurs  la possibilité de tourner un court métrage de genre sur un thème imposé : raconter une histoire qui se déroule pendant la nuit d’Halloween dans une banlieue pavillonnaire américaine. Un clin d’oeil évident à l’oeuvre éponyme de John Carpenter. Les réalisateurs avaient pour contrainte de tourner dans un laps de temps très court (deux jours), dans un même lieu, et avec le même matériel technique. Une seule condition artistique, “no found footage” (ce qui n’est pas pour nous déplaire), comme le résume Axelle Carolyn dans une interview. De ce point de vue, Tales of Halloween se distingue des VHS qui utilisaient principalement ce procédé filmique (avec plus ou moins de réussite). On sent donc la volonté de se défaire de la tendance actuelle et de rendre hommage aux productions des années 70 et 80.

Tales of Halloween

Ce qui frappe en premier lieu, c’est l’homogénéité de l’ensemble des courts métrages proposés, qui confère au film une véritable cohérence artistique et narrative. Si les histoires sont variées, la plupart des segments exploitent la métaphore du masque et jouent sur la duplicité et l’inversion des rôles. Ces derniers sont ainsi souvent inversés, si bien que la victime peut se muer en bourreau, et le bourreau, devenir à son tour une simple victime. Dans Trick, d’Adam Gierasch, le segment le plus noir et sérieux de cette anthologie, les enfants apparaîtront menaçants, à l’instar du désopilant The Ransom of Rusty Rex de Ryan Schifrin, où le garçon kidnappé se révélera être une créature inconnue qui fera la vie dure à ses ravisseurs. Dans le même esprit, la bimbo tentant désespérément d’échapper à un tueur digne de Jason Vorhees (la référence est clairement assumée puisque le segment s’intitule Friday The 31st), finira, à la suite de l’intervention d’une entité extraterrestre, par pourchasser notre tueur désormais apeuré. De son côté, Neil Marshall n’hésitera pas à mettre en scène une citrouille tueuse qui dévore tout sur son passage (en même temps, du point de vue de la citrouille, Halloween est chaque année un véritable génocide…).

On le devine, le ton développé est volontiers humoristique et décalé, et ça marche! Dave Parker parvient dans Sweet tooth (qui introduit l’anthologie) à allier brillamment frisson et humour gore, en mettant en scène un esprit maléfique avide de sucreries. Gare à celui qui, trop avare, ne daignera pas partager son butin sucré. L’esprit n’hésitera pas à fouiller dans vos viscères pour se repaître des bonbons ingérés!

Malgré la qualité des courts métrages proposés, certains nous ont laissé dubitatifs, comme Grimm Grinning Ghost d’Axelle Carolyn, dont la seule ambition semble être d’offrir un jump scare final, ou Ding Dong de Lucky McKee, qui revisite étrangement le conte Hansel et Gretel à travers une femme qui tente d’attirer dans son antre les enfants esseulés en quête de sucreries. Un court métrage où le désir de maternité se mue en passion dévorante.

On ne peut que saluer une entreprise qui, on l’espère, donnera lieu à d’autres initiatives similaires.Tales of Halloween réussit le tour de force de réconcilier les générations. Les nostalgiques des films des années 70 et 80 se délecteront des multiples références aux maîtres du genre, tandis que les plus jeunes pourront toujours apprécier cette anthologie sans souffrir de leur méconnaissance, et découvrir par la suite les films cultes qui l’ont inspirée. Un spectacle horrifique parfait pour votre prochaine nuit d’Halloween, qui prouve une fois encore que le court métrage est un format particulièrement adapté et percutant pour le genre horrifique.

 

Liste des courts métrages (par ordre de diffusion) :

  • Sweet Tooth de Dave Parker
  • The Night Billy Raised Hell de Darren Lynn Bousman
  • Trick d’Adam Gierasch
  • The Weak and the Wicked de Paul Solet
  • Grimm Grinning Ghost d’Axelle Carolyn
  • Ding Dong de Lucky McKee
  • This Means War d’Andrew Kasch and John Skipp
  • Friday the 31st de Mike Mendez
  • The Ransom of Rusty Rex de Ryan Schifrin
  • Bad Seed de Neil Marshall

 

Synopsis : Dans une petite ville américaine, le soir d’Halloween, créatures maléfiques, assassins et extraterrestres débarquent pour plusieurs récits terrifiants. Critique Tales of Halloween : VHS et ABC’s of Death ont remis au goût du jour les anthologies horrifiques. Tales of Halloween emprunte la même démarche et propose une sélection de courts métrages sur le thème d’Halloween. Cette anthologie fait la part belle aux grands noms du genre et réunit des réalisateurs tels que Neil Marshall (The Descent) ou Lucky McKee (May). On avait hâte de découvrir les 10 courts métrages composant le film, d’autant plus que certains réalisateurs se sont fait rares ces dernières années. On pense notamment à Neil Marshall, qui a principalement réalisé des épisodes de séries depuis 2010 (Hannibal, Black Sails, Game of Thrones, Constantine). Tales of Halloween était très certainement l’un des films que nous attendions le plus à l’Etrange Festival. On était curieux de savoir si certains réalisateurs, qui nous avaient éblouis par le passé, étaient désormais rouillés ou s’ils étaient encore en mesure de nous surprendre et de nous ravir. Rassurez-vous, on a pas été déçus et cette anthologie remplit toute ses promesses. Tales of Halloween est un projet initié par Axelle Carolyn (que certains d’entre vous connaissent en tant que compagne de Neil Marshall), qui non contente d’être productrice, est également l’auteur de l’un des segments (malheureusement l’un des moins aboutis à nos yeux). L’objectif était d’offrir à des réalisateurs  la possibilité de tourner un court métrage de genre sur un thème imposé : raconter une histoire qui se déroule pendant la nuit d’Halloween dans une banlieue pavillonnaire américaine. Un clin d’oeil évident à l’oeuvre éponyme de John Carpenter. Les réalisateurs avaient pour contrainte de tourner dans un laps de temps très court (deux jours), dans un même lieu, et avec le même matériel technique. Une seule condition artistique, “no found footage” (ce qui n’est pas pour nous déplaire), comme le résume Axelle Carolyn dans une interview. De ce point de vue, Tales of Halloween se distingue des VHS qui utilisaient principalement ce procédé filmique (avec plus ou moins de réussite). On sent donc la volonté de se défaire de la tendance actuelle et de rendre hommage aux productions des années 70 et 80. Ce qui frappe en premier lieu, c’est l’homogénéité de l’ensemble des courts métrages proposés, qui confère au film une véritable cohérence artistique et narrative. Si les histoires sont variées, la plupart des segments exploitent la métaphore du masque et jouent sur la duplicité et l’inversion des rôles. Ces derniers sont ainsi souvent inversés, si bien que la victime peut se muer en bourreau, et le bourreau, devenir à son tour une simple victime. Dans Trick, d’Adam Gierasch, le segment le plus noir et sérieux de cette anthologie, les enfants apparaîtront menaçants, à l’instar du désopilant The Ransom of Rusty Rex de Ryan Schifrin, où le garçon kidnappé se révélera être une créature inconnue qui fera la vie dure à ses ravisseurs. Dans le même esprit, la bimbo tentant…

7

10

NOTE

7

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7


Tales of Halloween

 

Réalisation : Dave Parker, Darren Lynn Bousman, Adam Gierasch…

Scénaristes : Axelle Carolyn, Andrew Kasch, Neil Marshall…

Genre : anthologie horrifique

Pays : Etats-Unis

Format : 92 mn

Date de sortie : 16 octobre 2015 (Etats-Unis)

Lien imdb

Tetsuo

Un samedi pluvieux, une VHS poussiéreuse de Massacre à la Tronçonneuse et paff ! Première grosse claque horrifique qui m’a conduit à explorer les contrées peu recommandables du cinéma de genre. Parmi mes références indépassables, Alien et The Thing. Oui, j’aime les films de monstres qui mettent en scène des créatures avides de tripes humaines. Mais je déteste les films de possession qui pullulent à l’écran ! Que ce soit clair. Attention derrière toi ! Un fantôme…

1 Comments

  1. Avatar

    Je suis très content d’avoir lu tout ça, je suis très impatient de pouvoir le voir. Si les anthologies continent de marcher autant (même si les qualités divergent), on peut espérer toujours plus de films de ce genre, voire même le retour des contes de la crypte, soyons fous !

Commentaires