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Starry Eyes

Synopsis : Sarah, une jeune et séduisante actrice, n’a qu’un seul rêve, devenir une star de cinéma. Elle enchaîne les cours de théâtre et les auditions dans l’espoir de décrocher son premier grand rôle. Après une audition pour un film d’horreur, The silver scream, du célèbre mais déclinant studio Astraeus Pictures, elle est contactée par le producteur qui désire la rencontrer. L’homme est disposé à lui attribuer le rôle principal du film en échange de certains « services »… Tourmentée par ce dilemme moral, Sarah finit par accepter les avances du producteur. Mais depuis ce jour, la jeune femme souffre d’une profonde métamorphose physique et psychique. Le rêve de Sarah se mue alors en un véritable cauchemar…

Starry Eyes critique :

C’est lors de la préparation de leur précédent projet que les deux réalisateurs, Kevin Kölsch et Dennis Widmyer, ont eu l’idée de Starry Eyes. Le projet en question était ambitieux et nécessitait un budget conséquent. Les deux réalisateurs ont ainsi passé plusieurs années (malheureusement sans succès) à tenter de réunir les fonds nécessaires et à faire passer de nombreuses auditions. Ils ont fini par éprouver une sincère empathie pour les acteurs dont le métier difficile génère bien des frustrations. C’est de cette prise de conscience qu’est née Starry Eyes.

Le film met en scène la jeune Sarah, une aspirante actrice, qui enchaîne sans succès les auditions tout en travaillant dans un fast food sexy ringard. Le film dépeint les sacrifices de la jeune femme pour réaliser son rêve d’actrice. Un jour, une audition pour un film d’horreur, qui aurait pu ressembler à tant d’autres, va pourtant changer le cours de son existence. Après l’interprétation de sa scène, Sarah est remerciée par un froid et banal « on vous rappellera » du réalisateur, et court s’enfermer dans les toilettes du studio pour laisser éclater sa colère et sa frustration. Humiliée une fois de trop, Sarah va être victime d’une crise nerveuse et, prise de convulsions, s’arrachera des cheveux. Mais la directrice de casting du film sera témoin de l’incident et proposera à la jeune femme une deuxième audition au cours de laquelle Sarah sera amenée à reproduire sa crise et à se dénuder entièrement. Une audition déshumanisante qui marque le premier sacrifice de Sarah dans sa quête de gloire. La jeune femme semble prête à tout pour obtenir le rôle et finira même par céder aux avances scabreuses du producteur.

Starry Eyes critique

De prime abord, Starry Eyes pourrait être interprété comme l’histoire triviale d’une métamorphose sur fond de pacte faustien. Le producteur d’Astraeus Pictures promet à Sarah gloire et célébrité en échange de son corps et de son âme. La société de production s’apparente à une secte satanique où les membres sont masqués et affublés du signe du pentagramme (croix satanique à cinq branches qui représente les cinq plaies du Christ). On comprend ainsi très vite que Sarah a fait un pacte avec le diable qui va être à l’origine de sa métamorphose. Car dès le lendemain, la jeune femme est prise de nausée et saigne abondamment. Une métamorphose qui signe le glas de son ancienne existence (sociale et physique) et annonce une renaissance prochaine. Si le parallèle avec les premières œuvres de David Cronenberg est tentant, les deux réalisateurs s’attardent toutefois peu sur les symptômes corporels et organiques (là où un Cronenberg affiche un véritable fétichisme de la chair). Le corps de Sarah ne se mue pas en créature informe et hideuse, mais se putréfie de l’intérieur (lorsqu’elle recrache par exemple des vers dans sa baignoire). La métamorphose de la jeune femme est ainsi à rapprocher de celle de l’héroïne de Contracted (film médiocre il faut le reconnaître…) qui, après un rapport sexuel, va progressivement se changer en mort-vivante (on retrouve notamment le visage défiguré et les vers qui symbolisent la putréfaction intérieure). La métamorphose de Sarah fait principalement office de symbole et marque le passage d’une existence anonyme à celle de star, impliquant l’élimination des éléments constitutifs de son ancienne vie (amis principalement).

Starry Eyes critique

Starry Eyes est un film qui nous immerge dans la peau et l’esprit de Sarah, nous faisant vivre et ressentir chaque étape de sa transformation. L’utilisation du son renforce cette identification. L’environnement sonore est en effet influencé par les émotions et l’état d’esprit de Sarah. Certaines scènes recréent notamment l’état de confusion mentale de la jeune femme par un son sourd dominant qui brouille les sons environnants. Toutefois, ce soin apporté à l’environnement sonore est contrebalancé par une réalisation assez plate et sans envergure. L’une des scènes clés du film, lorsque Sarah se rend chez le producteur, ne parvient pas à véhiculer l’angoisse du personnage, se contentant de plans en plongée symbolisant la domination de Sarah et de quelques gros plans sur les éléments sataniques qui la menacent (main du producteur marquée du sceau du pentagramme, individus masqués dans le fond de la pièce…). Le film n’atteindra son apogée que dans sa dernière partie, notamment lors des scènes de meurtres, particulièrement sanglantes. Les deux réalisateurs poussent à l’extrême l’utilisation du gore jusqu’à provoquer un effet comique salvateur. Une tête finira littéralement explosée dans un déluge de sang sous les coups répétés de Sarah. Une séquence qui ne vise pas le réalisme et sert principalement à révéler l’acharnement de la jeune femme et l’accomplissement de sa métamorphose psychologique. Ce visage anéanti rappelle certains films gores italiens des années 70, notamment ceux de Lucio Fulci, où la peau cédait volontiers la place à un visage lisse sanguinolent. Bien loin par exemple du visage écrasé par un extincteur d’Irréversible qui joue sur l’effet d’explosion de la boite crânienne.

Starry Eyes critique

Si le film met en scène les sacrifices qu’est prête à faire Sarah pour concrétiser son rêve, il interroge également en filigrane la pertinence d’une telle ambition. Astraeus Pictures est dépeinte comme une société décadente, dont le déclin est symbolisé par le décor kitsch du bureau et de la résidence du producteur. Comme si Sarah s’accrochait un rêve désuet, simple rémanence du passé incarnée par les photographies en noir et blanc des grandes idoles de l’histoire du cinéma qui l’entourent à la fin du film, lorsque celle-ci achève sa métamorphose. L’utilisation du noir et blanc suggère que Sarah aspire à vivre dans un monde hors de son temps, comme si le système de starification hollywoodien était désormais révolu. Dans sa nouvelle forme, Sarah est déshumanisée (les yeux vert émeraude pénétrants) et n’a plus d’identité propre (chauve, elle peut changer de postiche indéfiniment). Elle n’est plus qu’une simple image, une représentation désincarnée libérée de toute attache sociale.

Avec Starry Eyes, Kevin Kölsch et Dennis Widmyer ont la modestie et l’humour de parodier leur propre travail en adoptant le point de vue des acteurs. Le film est également une chronique sur une jeunesse désœuvrée en quête de reconnaissance. Les amis de Sarah évoquent sans cesse leurs ambitions artistiques sans jamais oser les réaliser. Seule Sarah tentera d’aller au bout de ses ambitions. Le film interroge ainsi sur les limites d’une telle démarche : jusqu’où est-on prêt à aller pour assouvir un désir et concrétiser son rêve le plus cher ? Malgré les problématiques abordées, le film parvient difficilement à sortir du schéma classique du genre, à l’image de la réalisation peu inspirée des deux réalisateurs.

Synopsis : Sarah, une jeune et séduisante actrice, n’a qu’un seul rêve, devenir une star de cinéma. Elle enchaîne les cours de théâtre et les auditions dans l’espoir de décrocher son premier grand rôle. Après une audition pour un film d’horreur, The silver scream, du célèbre mais déclinant studio Astraeus Pictures, elle est contactée par le producteur qui désire la rencontrer. L’homme est disposé à lui attribuer le rôle principal du film en échange de certains « services »… Tourmentée par ce dilemme moral, Sarah finit par accepter les avances du producteur. Mais depuis ce jour, la jeune femme souffre d’une profonde métamorphose physique et psychique. Le rêve de Sarah se mue alors en un véritable cauchemar… Starry Eyes critique : C’est lors de la préparation de leur précédent projet que les deux réalisateurs, Kevin Kölsch et Dennis Widmyer, ont eu l’idée de Starry Eyes. Le projet en question était ambitieux et nécessitait un budget conséquent. Les deux réalisateurs ont ainsi passé plusieurs années (malheureusement sans succès) à tenter de réunir les fonds nécessaires et à faire passer de nombreuses auditions. Ils ont fini par éprouver une sincère empathie pour les acteurs dont le métier difficile génère bien des frustrations. C’est de cette prise de conscience qu’est née Starry Eyes. Le film met en scène la jeune Sarah, une aspirante actrice, qui enchaîne sans succès les auditions tout en travaillant dans un fast food sexy ringard. Le film dépeint les sacrifices de la jeune femme pour réaliser son rêve d’actrice. Un jour, une audition pour un film d’horreur, qui aurait pu ressembler à tant d’autres, va pourtant changer le cours de son existence. Après l'interprétation de sa scène, Sarah est remerciée par un froid et banal « on vous rappellera » du réalisateur, et court s’enfermer dans les toilettes du studio pour laisser éclater sa colère et sa frustration. Humiliée une fois de trop, Sarah va être victime d’une crise nerveuse et, prise de convulsions, s’arrachera des cheveux. Mais la directrice de casting du film sera témoin de l’incident et proposera à la jeune femme une deuxième audition au cours de laquelle Sarah sera amenée à reproduire sa crise et à se dénuder entièrement. Une audition déshumanisante qui marque le premier sacrifice de Sarah dans sa quête de gloire. La jeune femme semble prête à tout pour obtenir le rôle et finira même par céder aux avances scabreuses du producteur. De prime abord, Starry Eyes pourrait être interprété comme l’histoire triviale d’une métamorphose sur fond de pacte faustien. Le producteur d’Astraeus Pictures promet à Sarah gloire et célébrité en échange de son corps et de son âme. La société de production s’apparente à une secte satanique où les membres sont masqués et affublés du signe du pentagramme (croix satanique à cinq branches qui représente les cinq plaies du Christ). On comprend ainsi très vite que Sarah a fait un pacte avec le diable qui va être à l’origine de sa métamorphose. Car dès le lendemain, la jeune femme est prise de nausée et saigne abondamment.…

6

10

NOTE

6

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6


 

Date de sortie : 14 Novembre 2014 en VOD (USA)

Réalisateurs : Kevin Kölsch, Dennis Widmyer

Scénaristes : Kevin Kölsch, Dennis Widmyer

Acteurs : Alex Essoe, Amanda Fuller, Noah Segan, Fabianne Therese, Shane Coffey …

Genre : Horreur

Pays d’origine : États-Unis

 

Starry Eyes critique

 

 

Tetsuo

Un samedi pluvieux, une VHS poussiéreuse de Massacre à la Tronçonneuse et paff ! Première grosse claque horrifique qui m’a conduit à explorer les contrées peu recommandables du cinéma de genre. Parmi mes références indépassables, Alien et The Thing. Oui, j’aime les films de monstres qui mettent en scène des créatures avides de tripes humaines. Mais je déteste les films de possession qui pullulent à l’écran ! Que ce soit clair. Attention derrière toi ! Un fantôme…

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