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The lazarus effect

 

Synopsis :
Un groupe d’étudiants en médecine a découvert un moyen de faire revenir les morts à la vie.

The lazarus effect critique :

Jason Blum est décidément une machine à produire infatigable ! Surfant sur le succès des Paranormal Activity et de bien d’autres franchises, le producteur reste fidèle à son concept « Low budget, high concept » et parvient à mettre sur pied des films pour pas un rond et qui rapportent gros. Et même si la masse des films produits finit parfois par nous écœurer du genre, tant ceux-ci se ressemblent inlassablement (en particulier les found footage), force est de reconnaître que Jason Blum nous sort parfois quelques belles surprises telles qu’InsidiousThe Bay ou encore Sinister. Alors qu’en est-il de cette nouvelle production au casting alléchant dont la bande-annonce nous avait fait saliver ? Pour son premier long-métrage, David Gelb s’attaque à un sujet maintes fois exploité dans le cinéma de genre, celui de la résurrection, de la frontière entre la vie et la mort.

Le sujet de The Lazarus Effect nous renvoie irrémédiablement au long-métrage L’Expérience interdite de Joel Schumacher. Celui-ci nous présentait Nelson Wright, un étudiant en médecine obnubilé par une idée : savoir ce qu’il y a après la mort. Ainsi, il parvient à convaincre ses camarades d’université, Joe Hurley, Rachel Mannus, David Labraccio et Randall Steckle, de se prêter à une expérience pour le moins dangereuse, celle de provoquer un arrêt cardiaque pendant quelques instants et de ramener la personne à la vie à coup d’électrochocs pour recueillir son témoignage. Dans The Lazarus Effect, on a à faire à un couple de scientifiques qui travaille sur l’élaboration d’un sérum permettant de ressusciter les morts. Accompagné de deux jeunes collaborateurs et d’une cinéaste en herbe chargée de tout filmer, notre équipe va tenter la fameuse expérience sur un chien. Une réussite qui va enthousiasmer nos personnages, malgré quelques imprévus. Le sérum censé disparaître, reste présent dans le cerveau et semble augmenter l’agressivité du chien.

La première qualité du film repose avant tout sur son casting. Les fans de docteur House seront ravis de retrouver la belle Olivia Wild et de constater que celle-ci s’en sort plutôt bien. D’un naturel plaisant, l’actrice rend crédible son idylle amoureuse et interprète avec justesse des dialogues empreint de débats scientifiques et spirituels. C’est d’ailleurs l’un des points forts du film, le thème est traité de manière naturelle et intelligente, sans tomber dans les travers du débat religieux (même si le titre renvoie directement à la bible, lazarus étant un personnage ramené à la vie par Jésus). À l’image de cette séquence où chaque membre du couple expose sa théorie sur la présence de DMT au moment de la mort.

Un sujet que l’on sent conflictuel pour notre couple, en plus de leur mariage repoussé pour se concentrer sur leur vie professionnelle. Sans sombrer dans la leçon morale, le film s’interroge intelligemment sur la place de la science dans nos sociétés et sa dimension éthique. On retrouve également Evan Peters, l’excellent acteur de la série American Horror Story, ou encore Mark Duplass, très crédible dans le rôle du scientifique dépassé par son expérience. La première partie du film est plutôt réussie et nous captive grâce à des comédiens très justes et un thème, certes souvent utilisé, mais développé ici de manière cohérente, crédible et intelligente.  En outre, alors que l’on sait pertinemment que l’un des personnages va être le sujet de la fameuse expérience, les évènements y menant s’enchaînent de façon rationnelle, parfois de manière inattendue, mais sans que l’on remette en cause les décisions de nos personnage. Leurs décisions sont justifiées par des émotions convaincantes.

La suite ne sera malheureusement pas à la hauteur. Et pourtant, The Lazarus Effect a le mérite de nous épargner les poncifs des films de possession. La monstruosité de notre personnage s’explique par exemple de façon purement scientifique. Outre une agressivité croissante, le fameux sérum développe les capacités cérébrales et offre une multitude de pouvoirs assez effrayants, dirigés par l’émotion d’un personnage totalement déboussolé et incontrôlable. Une sorte de Lucie (oui la daub de Besson) version horrifique.  Alors que la première partie laissait monter progressivement la tension, la suite s’engouffre dans les facilités du genre. Une bande-son beaucoup trop tonitruante, des effets de jump scare à gogo, une mise en scène conventionnelle et un dénouement inintéressant. On regrette que les pistes scénaristiques présentées en début de film ne soient pas exploitées ou que le personnage de la cameraman n’ait pas été plus développé. Au final, tout s’enchaîne très vite et le film s’achève comme un poil de cul sur la soupe.

Perdu dans de nombreuses références du genre, de L’Expérience interdite de Joel Schumacher à Re-Animator de Stuart Gordon, The Lazarus Effect reste tout de même un film plaisant et suffisamment divertissant pour ne pas avoir la sensation d’avoir perdu son temps. On regrettera certes la deuxième partie, engoncée dans les tics des productions marketing récentes, cherchant à nous faire sursauter par tous les moyens en oubliant les enjeux dramatiques.

  Synopsis : Un groupe d’étudiants en médecine a découvert un moyen de faire revenir les morts à la vie. The lazarus effect critique : Jason Blum est décidément une machine à produire infatigable ! Surfant sur le succès des Paranormal Activity et de bien d'autres franchises, le producteur reste fidèle à son concept « Low budget, high concept » et parvient à mettre sur pied des films pour pas un rond et qui rapportent gros. Et même si la masse des films produits finit parfois par nous écœurer du genre, tant ceux-ci se ressemblent inlassablement (en particulier les found footage), force est de reconnaître que Jason Blum nous sort parfois quelques belles surprises telles qu'Insidious, The Bay ou encore Sinister. Alors qu'en est-il de cette nouvelle production au casting alléchant dont la bande-annonce nous avait fait saliver ? Pour son premier long-métrage, David Gelb s'attaque à un sujet maintes fois exploité dans le cinéma de genre, celui de la résurrection, de la frontière entre la vie et la mort. Le sujet de The Lazarus Effect nous renvoie irrémédiablement au long-métrage L'Expérience interdite de Joel Schumacher. Celui-ci nous présentait Nelson Wright, un étudiant en médecine obnubilé par une idée : savoir ce qu'il y a après la mort. Ainsi, il parvient à convaincre ses camarades d'université, Joe Hurley, Rachel Mannus, David Labraccio et Randall Steckle, de se prêter à une expérience pour le moins dangereuse, celle de provoquer un arrêt cardiaque pendant quelques instants et de ramener la personne à la vie à coup d'électrochocs pour recueillir son témoignage. Dans The Lazarus Effect, on a à faire à un couple de scientifiques qui travaille sur l'élaboration d'un sérum permettant de ressusciter les morts. Accompagné de deux jeunes collaborateurs et d'une cinéaste en herbe chargée de tout filmer, notre équipe va tenter la fameuse expérience sur un chien. Une réussite qui va enthousiasmer nos personnages, malgré quelques imprévus. Le sérum censé disparaître, reste présent dans le cerveau et semble augmenter l'agressivité du chien. La première qualité du film repose avant tout sur son casting. Les fans de docteur House seront ravis de retrouver la belle Olivia Wild et de constater que celle-ci s'en sort plutôt bien. D'un naturel plaisant, l'actrice rend crédible son idylle amoureuse et interprète avec justesse des dialogues empreint de débats scientifiques et spirituels. C'est d'ailleurs l'un des points forts du film, le thème est traité de manière naturelle et intelligente, sans tomber dans les travers du débat religieux (même si le titre renvoie directement à la bible, lazarus étant un personnage ramené à la vie par Jésus). À l'image de cette séquence où chaque membre du couple expose sa théorie sur la présence de DMT au moment de la mort. Un sujet que l'on sent conflictuel pour notre couple, en plus de leur mariage repoussé pour se concentrer sur leur vie professionnelle. Sans sombrer dans la leçon morale, le film s’interroge intelligemment sur la place de la science dans nos sociétés et sa dimension éthique. On retrouve également Evan Peters, l'excellent acteur de la série American Horror Story, ou encore Mark Duplass, très crédible dans le rôle du scientifique dépassé par son expérience. La première partie du film est plutôt réussie et nous captive grâce à des comédiens très justes et un thème, certes souvent utilisé, mais développé ici de manière cohérente, crédible et intelligente.  En outre, alors que l'on sait pertinemment que l’un des personnages va être le sujet de la fameuse expérience, les évènements y menant s'enchaînent de façon rationnelle, parfois de manière inattendue, mais sans que l'on remette en cause les décisions…

6

10

NOTE

6

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6


 

Date de sortie : 11 mars 2015

Réalisateur : David Gelb

Scénariste : Luke Dawson, Jeremy Slater

Acteurs : Evan Peters, Olivia Wilde, Mark Duplass

Genre : Horreur

Pays d’origine : États-Unis

The lazarus effect critique

Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

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