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Ouija

7 février 2015

 

Synopsis :

Debbie et Laine, deux amies d’enfance, avaient pour habitude de jouer ensemble au Ouija. Quelques années plus tard, Debbie retrouve une ancienne planche de Ouija dans son grenier et décide d’y jouer seule. Depuis ce jour, Debbie se montrera distante et finira par mettre fin à ses jours dans des circonstances troublantes. Intriguée par le geste funeste de sa meilleure amie, Laine décide d’enquêter et retrouve la planche de Ouija utilisée par Debbie. Elle va alors s’en servir pour communiquer avec l’esprit de Debbie mais va libérer un esprit malveillant qui va s’en prendre à chacun des participants…

Ouija critique :

Ouija est symptomatique de la mauvaise tendance horrifique qui pollue les salles de cinéma ces dernières années. Les fans de genre le savent pertinemment, la sélection est rude pour avoir l’honneur d’être diffusé en salles. Seules quelques œuvres tirent leur épingle du jeu et parviennent à séduire les distributeurs. Malheureusement, ce choix est bien souvent guidé par des considérations marketing au détriment de la qualité artistique des films. Actuellement, seules 3 types d’œuvres peuvent espérer être diffusées en salles : les films qui répondent au canon marketing du moment (les Annabelle et consorts), les films de réalisateurs qui ont déjà connu le succès (c’est le cas de Rec 4, qui n’auraient sûrement jamais bénéficié d’une sortie en salles sans le succès du premier volet et le nom de Jaume Balagueró) et les films d’auteurs qui ont séduit les critiques de cinéma traditionnels (It Follows ou Mister Babadook). Ouija correspond pleinement à la première catégorie et il n’est donc pas étonnant que ce pur produit marketing ait les faveurs des distributeurs. Car Ouija n’est qu’un amas de clichés recyclés, trop longs à énumérer ici, une sorte de mélange sans saveur entre un Insidious et un Destination Finale.

Ouija perd peu de temps en palabres et autres préambules. Au bout d’un quart d’heure l’action se met en place et se déploie sans temps morts jusqu’à la fin. Ce rythme (le film durant à peine 1h20) est très certainement la principale, voire la seule qualité du film. Cependant, malgré cette brièveté, le film pourra sembler long tant le déroulé scénaristique est prévisible et sans intérêt. Le pitch démarre comme mille autres films de possession, en introduisant cependant cette maigre nouveauté, la planche de Ouija. C’est une planche composée des lettres de l’alphabet latin, des dix chiffres arabes, et des termes « oui », « non » et « au revoir », qui permet d’entrer en contact avec les esprits. En voulant communiquer avec sa défunte amie Debbie, Laine va libérer un esprit maléfique. S’ensuit le schéma classique du film de possession : investigation historique sur le passé de l’esprit, apparition d’un mentor spécialiste des esprits qui va révéler le moyen de se débarrasser de la présence maléfique…

Le film bascule dans un schéma très proche de celui de Destination Finale. L’esprit maléfique va tenter d’éliminer un à un les membres du groupe. Mais ici, aucune créativité dans la mise en scène, l’esprit se contentant de répéter son mode opératoire (coudre les lèvres, posséder la personne et l’exécuter). Pire, la première scène censée être la plus percutante est l’une des plus ratée. La bouche cousue est réalisée à l’aide d’images de synthèse et est vraiment peu crédible. La tension est faible et on ressort cardiaquement indemne de cette première exécution maléfique. Une scène qui manque cruellement d’impact, tout comme l’ensemble du film d’ailleurs, qui se situe au niveau -2 de l’échelle horrifique. Vous l’aurez compris, Ouija ne fera sursauter que les adolescents prépubères en recherche de sensations molles.

On pourra toutefois se divertir grâce à l’ensemble des clichés proposés : l’actrice principale, Olivia Cooke, qui n’est autre que le sosie de Rose Byrne (l’actrice des Insidious), le petit copain parfait et super compréhensif qui a la personnalité d’un bigorno, ou encore la « Docteure ès Esprits », une femme de ménage latina sortie d’on ne sait où… Mais le plus drôle reste le procédé éhonté utilisé par les scénaristes pour que Laine découvre que Debbie se servait d’une planche de Ouija. Laine retrouve sur une clé USB des vidéos webcam de Debbie, notamment en train de jouer au Ouija. Une pirouette scénaristique bien paresseuse tant il est difficile de croire à pareille situation (bien sûr, on adore se filmer dans des circonstances aussi insipides : manger, lire, dormir, boire…). Bref, un scénario écrit à la hâte qui fait fi de toute rigueur et complexité.

Inutile de s’attarder davantage sur Ouija, dont l’aspect marketing écrase toute velléité critique. Il serait temps que les producteurs américains prennent conscience que les adolescents ne constituent pas le seul public des films de genre et que copier à l’identique une recette déjà éprouvée finit toujours par montrer ses limites. En attendant, on vous recommandera de zapper Ouija et de le laisser au placard.

  Synopsis : Debbie et Laine, deux amies d’enfance, avaient pour habitude de jouer ensemble au Ouija. Quelques années plus tard, Debbie retrouve une ancienne planche de Ouija dans son grenier et décide d’y jouer seule. Depuis ce jour, Debbie se montrera distante et finira par mettre fin à ses jours dans des circonstances troublantes. Intriguée par le geste funeste de sa meilleure amie, Laine décide d’enquêter et retrouve la planche de Ouija utilisée par Debbie. Elle va alors s’en servir pour communiquer avec l’esprit de Debbie mais va libérer un esprit malveillant qui va s’en prendre à chacun des participants… Ouija critique : Ouija est symptomatique de la mauvaise tendance horrifique qui pollue les salles de cinéma ces dernières années. Les fans de genre le savent pertinemment, la sélection est rude pour avoir l’honneur d’être diffusé en salles. Seules quelques œuvres tirent leur épingle du jeu et parviennent à séduire les distributeurs. Malheureusement, ce choix est bien souvent guidé par des considérations marketing au détriment de la qualité artistique des films. Actuellement, seules 3 types d’œuvres peuvent espérer être diffusées en salles : les films qui répondent au canon marketing du moment (les Annabelle et consorts), les films de réalisateurs qui ont déjà connu le succès (c’est le cas de Rec 4, qui n’auraient sûrement jamais bénéficié d’une sortie en salles sans le succès du premier volet et le nom de Jaume Balagueró) et les films d’auteurs qui ont séduit les critiques de cinéma traditionnels (It Follows ou Mister Babadook). Ouija correspond pleinement à la première catégorie et il n’est donc pas étonnant que ce pur produit marketing ait les faveurs des distributeurs. Car Ouija n’est qu’un amas de clichés recyclés, trop longs à énumérer ici, une sorte de mélange sans saveur entre un Insidious et un Destination Finale. Ouija perd peu de temps en palabres et autres préambules. Au bout d’un quart d’heure l’action se met en place et se déploie sans temps morts jusqu’à la fin. Ce rythme (le film durant à peine 1h20) est très certainement la principale, voire la seule qualité du film. Cependant, malgré cette brièveté, le film pourra sembler long tant le déroulé scénaristique est prévisible et sans intérêt. Le pitch démarre comme mille autres films de possession, en introduisant cependant cette maigre nouveauté, la planche de Ouija. C’est une planche composée des lettres de l’alphabet latin, des dix chiffres arabes, et des termes « oui », « non » et « au revoir », qui permet d’entrer en contact avec les esprits. En voulant communiquer avec sa défunte amie Debbie, Laine va libérer un esprit maléfique. S’ensuit le schéma classique du film de possession : investigation historique sur le passé de l’esprit, apparition d’un mentor spécialiste des esprits qui va révéler le moyen de se débarrasser de la présence maléfique… Le film bascule dans un schéma très proche de celui de Destination Finale. L’esprit maléfique va tenter d’éliminer un à un les membres du groupe. Mais ici, aucune créativité dans la mise en scène, l’esprit se contentant de répéter son mode…

3

10

NOTE

3

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3


 

Date de sortie : 29 avril 2015

Réalisateur : Stiles White

Acteurs : Olivia Cooke, Ana Coto, Daren Kagasoff, Bianca Santos…

Genre : Horreur

Pays d’origine : États-Unis

Ouija critique

Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

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