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Pyramide

Synopsis : En Égypte, en plein désert, des archéologues découvrent une pyramide unique en son genre. En y pénétrant, ils vont affronter bien plus qu’une malédiction. Ils sont piégés au cœur d’un labyrinthe, et quelque chose les traque…

critique pyramide :

Grégory Levasseur, co-scénariste attitré d’Alejandre Aja, s’essaye pour la première fois à la réalisation avec Pyramide, un film d’épouvante sur fond de mythologie égyptienne. La prémisse de ce direct-to-dvd est simple : des archéologues américains découvrent en Egypte une pyramide enfouie dans le désert. L’exhumation de son sommet révèle une architecture inédite, composée uniquement de trois faces. Mais la profanation du monument suscite des heurts violents dans le pays et l’expédition finit par être annulée. Avant leur départ, les archéologues décident d’explorer la pyramide à l’aide d’un robot prêté par la NASA (en gros, le robot de Wall-E) et contrôlé à distance. Cependant, ils perdent la liaison avec le robot et décident de pénétrer dans la pyramide pour récupérer ce concentré de technologie d’une valeur de 3 millions de dollars… On pressent tout de suite que nos protagonistes ne seront pas les bienvenus dans cette pyramide aux origines mystérieuses.

Pyramide s’appuie sur les mêmes ressorts narratifs que le grand classique du genre, La Momie. La profanation d’un lieu sacré étranger va déclencher la colère d’une force divine destructrice et meurtrière. Elle met en scène l’incapacité de la science, incarnée par des archéologues utilisant des technologies de pointe (images satellite, robot d’exploration de la NASA…) de rendre compte de l’incompréhensible, d’une entité mystique qui échappe à toute tentative de rationalisation. Pyramide laisse toutefois planer le doute quant à la nature de la menace : s’agit-il d’une force religieuse (La Momie), extraterrestre (Stargate), virale (Les Ruines) ou encore parapsychique (Catacombes) ? Ces citations sont bien entendu volontaires de la part de Grégory Levasseur qui entend brouiller les pistes mais finit par se perdre dans l’ensemble des références invoquées.

Cette confusion se retrouve également dans le dispositif filmique adopté, forme hybride entre une réalisation classique et des éléments empruntés au found footage. Car Pyramide avait, dans son intention, la forme d’un found footage. Nos archéologues sont suivis par deux journalistes qui les filment pendant leurs recherches. Cependant, contrairement aux canons visuels du genre, l’image du reporter est ici nette et soignée. La présence de cette caméra journalistique n’est ici qu’un prétexte pour jouer sur la multiplicité des angles de vue. Grégory Levasseur se sert ainsi des nombreuses caméras à sa disposition, que ce soient des Go Pro ou la caméra embarquée sur le robot de la NASA. La réalisation joue ainsi à deux niveaux : les personnages filment ce qu’ils voient et une caméra extérieure (les plus pédants d’entre vous diront extra-diégétique) montre aux spectateurs ce que les autres caméras ne voient pas. Dès lors, l’utilisation de points de vue subjectifs ne vise pas à réduire la visibilité de l’action, comme c’est le cas pour le found footage, mais simplement à immerger davantage le spectateur dans l’action. Le résultat est confus (il est souvent difficile de discerner de quel point de vue on observe l’action), troublant et incohérent. Ce dispositif filmique symbolise à lui seul l’échec d’un film qui agrège les références sans jamais prendre parti.

Car malheureusement, le scénario ne sauve pas Pyramide d’une débâcle que l’on sent poindre dès l’entrée dans la pyramide. A l’ouverture de la porte du tunnel qui conduit au sommet de la pyramide, une exhalaison toxique tue l’un des ouvriers du site. Cette toxicité constitue la première menace qui frappe nos personnages. Mais cet élément sera peu exploité et se révèlera au final accessoire. Rapidement, notre équipe se retrouve piégée dans la pyramide à l’architecture labyrinthique. Les pièges s’enchaînent à la façon d’un Indiana Jones dans Le Temple Maudit. Les dialogues du film sont indigents et répétitifs, se résumant à des échanges caricaturaux entre les archéologues, fascinés par leur découverte historique, et les journalistes pressés de sortir de la pyramide. Mais la plus grosse déception réside dans l’utilisation d’effets spéciaux désastreux et inaboutis qui brisent définitivement le faible envoûtement suscité par ce cadre mystique. Car Grégory Levasseur a pris le parti de tout montrer, réduisant l’usage du found footage à des jump scares aussi inefficaces qu’éculés. Pyramide ne peut que pâtir de la comparaison avec d’autres films du genre ayant relevé ce pari avec brio, comme l’excellent The Troll Hunter d’André Øvreda qui offrait toute une panoplie de trolls affreusement réalistes. Disons-le simplement, Pyramide ne fera pas date dans la représentation des divinités égyptiennes…

Faut-il être indulgent face à une telle débâcle cinématographique, alors que le nom d’Alexandre Aja trône au générique du film comme un label de qualité ? On ne peut qu’être frappé par la démarche artistique paradoxale de Grégory Levasseur : Pyramide souffre à la fois d’un manque cruel d’ambition artistique (par son scénario), mais fait preuve d’une ambition irréaliste dans la forme (celle de représenter de manière convaincante un Dieu égyptien avec un budget limité). Le résultat est malheureusement sans ambiguïté…

Synopsis : En Égypte, en plein désert, des archéologues découvrent une pyramide unique en son genre. En y pénétrant, ils vont affronter bien plus qu’une malédiction. Ils sont piégés au cœur d’un labyrinthe, et quelque chose les traque… critique pyramide : Grégory Levasseur, co-scénariste attitré d’Alejandre Aja, s’essaye pour la première fois à la réalisation avec Pyramide, un film d’épouvante sur fond de mythologie égyptienne. La prémisse de ce direct-to-dvd est simple : des archéologues américains découvrent en Egypte une pyramide enfouie dans le désert. L’exhumation de son sommet révèle une architecture inédite, composée uniquement de trois faces. Mais la profanation du monument suscite des heurts violents dans le pays et l’expédition finit par être annulée. Avant leur départ, les archéologues décident d’explorer la pyramide à l’aide d’un robot prêté par la NASA (en gros, le robot de Wall-E) et contrôlé à distance. Cependant, ils perdent la liaison avec le robot et décident de pénétrer dans la pyramide pour récupérer ce concentré de technologie d’une valeur de 3 millions de dollars… On pressent tout de suite que nos protagonistes ne seront pas les bienvenus dans cette pyramide aux origines mystérieuses. Pyramide s’appuie sur les mêmes ressorts narratifs que le grand classique du genre, La Momie. La profanation d’un lieu sacré étranger va déclencher la colère d’une force divine destructrice et meurtrière. Elle met en scène l’incapacité de la science, incarnée par des archéologues utilisant des technologies de pointe (images satellite, robot d’exploration de la NASA…) de rendre compte de l’incompréhensible, d’une entité mystique qui échappe à toute tentative de rationalisation. Pyramide laisse toutefois planer le doute quant à la nature de la menace : s’agit-il d’une force religieuse (La Momie), extraterrestre (Stargate), virale (Les Ruines) ou encore parapsychique (Catacombes) ? Ces citations sont bien entendu volontaires de la part de Grégory Levasseur qui entend brouiller les pistes mais finit par se perdre dans l’ensemble des références invoquées. Cette confusion se retrouve également dans le dispositif filmique adopté, forme hybride entre une réalisation classique et des éléments empruntés au found footage. Car Pyramide avait, dans son intention, la forme d’un found footage. Nos archéologues sont suivis par deux journalistes qui les filment pendant leurs recherches. Cependant, contrairement aux canons visuels du genre, l’image du reporter est ici nette et soignée. La présence de cette caméra journalistique n’est ici qu’un prétexte pour jouer sur la multiplicité des angles de vue. Grégory Levasseur se sert ainsi des nombreuses caméras à sa disposition, que ce soient des Go Pro ou la caméra embarquée sur le robot de la NASA. La réalisation joue ainsi à deux niveaux : les personnages filment ce qu’ils voient et une caméra extérieure (les plus pédants d’entre vous diront extra-diégétique) montre aux spectateurs ce que les autres caméras ne voient pas. Dès lors, l’utilisation de points de vue subjectifs ne vise pas à réduire la visibilité de l’action, comme c’est le cas pour le found footage, mais simplement à immerger davantage le spectateur dans l’action. Le résultat est confus (il…

3

10

NOTE

3

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3


 

Réalisateur : Grégory Levasseur

Scénariste : Daniel Meersanf, Nick Simon

Acteurs : Ashley Hinshaw, Denis O’Hare, James Buckley…

Genre : Horreur

Pays d’origine : Etats-Unis

critique pyramide

Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

3 Comments

  1. Avatar

    3/10 c’est encore trop généreux 🙂 j’ai pleuré du sang devant tant de bêtises dans ce film, je ne pourrais rien trouver à sauver, mais dans mon malheur j’ai enchainé sur “Let us prey”, et j’ai retrouvé le sourire.

  2. Avatar

    Je mettrai 5/10, Pyramide n’est pas un véritable film d’horreur mais cela fait longtemps que je n’ai pas eue autant de montées de stress pendant un film. C’est un film très oppressant, stressant. Quelques scènes gores mettent en valeur tout de même le film, mais j’ai quand même adoré ce côté terriblement oppressant.

  3. Avatar

    3/10 c’est à mon sens encore trop! Ce film n’est qu’un empiècement de “la momie”, “the descent”, “catacombes”, “alien vs predator”… rien d’original, des acteurs eux même peu convaincu par leur rôle, des jump scare vu et revu, des dialogues à s’arracher les cheveux (on va tous mourir!…oh, regarde ce hiéroglyphe est très intéressant et va me rendre célèbre…découverte du siècle tatati tatata).
    Et que dire des monstres en pâte à modeler ?! on est quand même en 2015. Le pire reste tout de même la fin, qui est d’une stupidité ahurissante.
    J’ai vu Levasseur sur le “Gaming Live” essayer de défendre son film… et ben y a du boulot.

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