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Some Kind of Hate : PIFFF 2015

Synopsis

Un lycéen victime de harcèlement est envoyé dans un établissement pour jeunes à problèmes. Là, le fantôme d’une adolescente sème la mutilation et la mort…

Critique

Nouveau film en compétition au Paris International Fantastic Film Festival avec Some Kind of Hate de Adam Egypt Mortimer.
La vengeance est un thème que l’on affectionne particulièrement dans notre petite équipe d’Au Coeur de l’Horreur. Une vengeance sanguinaire, souvent bien vénère, bien gore, bien trash, c’est tout ce qu’on aime ! La recette parfaite pour nous changer les idées et nous offrir un divertissement sans prise de tête. Some Kind of Hate est ce que l’on pourrait appeler un slasher fantastique. Contrairement au schéma classique, la vengeance ne provient pas d’une personne, mais du fantôme d’une jeune femme, décédée suite à une torture injuste de ses camarades. Un point de départ original qui offre beaucoup de possibilités. Seulement, même si nos attentes restent modestes, on espérait un peu plus de travail quant au développement de l’histoire, et surtout dans la caractérisation des personnages. Pour son premier long-métrage, Adam Egypt Mortimer ne se fatigue pas et se contente du minimum.

Lincoln est un jeune homme introverti malmené par ses camarades de classe. Faut dire que celui-ci est la parfaite caricature de la victime. Solitaire, cheveux longs qui cachent son visage, fan de heavy metal, gothique aux airs pseudo-mystérieux… pas étonnant qu’on ait envie de lui péter la gueule ! Lorsque Lincoln se défend en enfonçant une fourchette dans le visage de son agresseur, il est envoyé dans une sorte de maison de correction en plein milieu du désert. Un lieu où l’on prône la zen attitude, propose des cours de yoga, des ateliers de discussion, etc. Mais c’est plus fort que nous, on a envie de péter la gueule à Lincoln ! Du coup, celui-ci se retrouve une nouvelle fois confronté à une bande de voyous. Après un petit bizutage, Lincoln se réfugie dans une cave de l’établissement et laisse sa colère exploser, souhaitant la mort de tous ces agresseurs. Mais ses paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd et réveilleront le fantôme d’une jeune femme, Moira, empreint d’un désir de vengeance. Que le massacre commence !

Adam Egypt Mortimer ne s’est pas foulé pour développer l’aspect psychologique de ses personnages. Outre Lincoln, la victime antipathique qui se réfugie dans l’univers du hard rock, les autres protagonistes ne sont pas beaucoup plus recherchés. C’est le cas de Willie, la brute du groupe qui assume pleinement son rôle de cliché : “Je t’ai pris en grippe. Si c’est pas un stéréotype ça. La brute s’en prenant au gogol…”. Une façon pour le réalisateur de nous dire “oui je sais, c’est cliché, je l’assume et je vous emmerde !”. De même pour Kaitlin, la bonnasse du film à la recherche de sensations fortes, éprise des bads guy (et même de Lincoln à sa manière) et légèrement sadomasochiste. On comprend que le but essentiel du film est surtout de nous proposer une succession de massacres.

De ce point de vue, le film rempli amplement son contrat. Some Kind of Hate se définit par une succession de scènes très courtes qui, certes, survolent les enjeux dramatiques de l’histoire, mais offrent un rythme soutenu. Le fantôme de Moira a la capacité de tuer ses victimes en s’automutilant. Les blessures qu’elle s’inflige se répercutent sur ses proies. Une idée qui permet de nous offrir une double dose de gore, à la fois sur Moira et sur ses victimes. Impossible donc de se défendre face à Moira sans se blesser soi-même. Le message du réalisateur est clair, faire mal aux autres, c’est se faire mal à soi-même.
On n’est pas déçu par la panoplie de meurtres que nous offre le film.

Cependant, Adam Egypt Mortimer cherche à justifier cette vengeance de Moira. À l’image de Lincoln, elle aussi fut une victime de ce centre de redressement, au point d’y trouver la mort. Et il s’avère que les dirigeants du centre sont les meurtriers de Moira. Pourtant, celle-ci entre dans une folie meurtrière et n’épargne personne, innocent ou non. Ainsi, le personnage de Moira perd toute crédibilité et sa vengeance perd tout son sens. Un aspect regrettable, d’autant plus que l’interprète de Moira (Sierra McCormick) est excellente et apportait toute la dimension dramatique nécessaire à son personnage.

En règle générale, Some Kind of Hate manque cruellement de crédibilité. Que ce soit en termes d’histoire (même le centre de redressement n’est pas convaincant) ou de personnages. Si vous souhaitez vous défouler en vous matant une série de meurtres sanglants, celui-ci répondra à vos attentes. Mais il ne faut malheureusement pas en espérer plus.

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5

10

NOTE

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Informations

Some Kind Of Hate

Pays de production : États-Unis | Année de production : 2015

Réalisation : Adam Egypt Mortimer

Scénario : Adam Egypt Mortimer, Brian DeLeeuw | Photo : Benji Bakshi

Musique : Robert Allaire | Production : Jack Heller, Gabriela Revilla, Amanda Mortimer, Dallas Sonnier

Interprètes : Ronen Rubinstein, Grace Phipps, Sierra McCormick

Vendeur : Devilworks

Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

1 Comments

  1. Avatar

    Un petit commentaire sur l’horreur..

    En 2015, les films d’horreur c’est une berceuse que je me raconte avant de me coucher..

    Souvent on tente de diaboliser la mort alors que cela est cadeau!! Un film d’horreur c’est souvent.
    1. Tellement exagérer que cela ne se peut pas
    2. Hors contexte de la réalité.
    3. Irréel, donc cela ne touche pas personne.

Commentaires