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Stung, Étrange Festival 2015

Stung :

Sélectionné dans la catégorie Nouveaux Talents à l’Etrange Festival 2015, Stung est le premier long métrage de Benni Diez, connu pour avoir assuré les effets spéciaux du film Melancholia de Lars Von Trier. Ce jeune réalisateur nous propose une histoire de bestioles mutantes très vindicatives qui décident de s’inviter à un diner mondain pour y semer la terreur. Ce postulat présente donc toutes les caractéristiques qui ont fait la renommée des métrages, moutons enragés et autres insectes déjantés. De la série B un peu nanardesque, mais pas trop, qui se décline à toutes les sauces, mais toujours avec le même fil conducteur : ne pas trop se prendre au sérieux… Reste à savoir si la mise en scène de Diez saura nous offrir tout ce qu’on pourrait attendre de ce jeune talent ambitieux.

On entre rapidement dans le vif du sujet, avec une scène d’introduction esthétique centrée sur les deux principaux protagonistes, qu’on nous présente comme un binôme hyper stéréotypé : la belle inaccessible et le looser maladroit. Un peu d’humour potache, un soupçon de comique de situation, le ton est donné. Le scénario, qui dans l’esprit de tout B qui se respecte, n’est pas un exemple de complexité, prend de la vitesse pour faire basculer les personnages dans l’horreur et tenter de capter rapidement et efficacement l’attention du spectateur. Mais passé ce melting-pot de hurlements, de gestes désordonnés sur fond de vrombissements d’insectes dopés aux hormones, racoleur à souhait, le scénario perd brutalement toute consistance. S’ensuit une interminable succession de scènes longues et sans intérêt, rendant évident l’aspect court-métrage étiré de ce film. Diez s’embourbe alors dans des longueurs soporifiques et perd la maitrise de son histoire. Pourtant, les codes du genre paraissaient respectés. Jusqu’au clap de fin, le rythme évolue donc decrescendo pour finir sur une improbable course poursuite qui sonnera le glas de tous nos espoirs.

Stung

Visuellement, ce métrage est attrayant, sans être un must du genre. Diez a veillé à proposer un ensemble soigné et de plutôt bonne facture. Les scènes de mutation sont réussies, même si l’on aurait apprécié en voir plus. On reste malgré tout, et ce toujours sur la première partie du film, sur un ensemble qui pourrait se révéler plus convaincant que certains films du genre. Mais en ce qui concerne la seconde partie, le mélange de latex et de CGI confortent l’aspect bâclé de ce segment. Et la vilaine bestiole en flammes des dernières minutes paraît presque aussi affligeante que l’épouvantail de “Scare Crow Slayer” et ces effets post-production ridicules. Quant au casting, qui peine à ajouter une plus-value à l’œuvre, il confirme tout de même le talent (mal exploité) de Matt O’Leary, ainsi que le charme de la belle Jessica Cook. De son côté, Clifton Collins a un rôle que le scénario tente en vain de mettre en valeur (son côté décalé et grand-guignolesque laissait des scènes très croustillantes) et Lance Henriksen, duquel on aurait pu attendre une interprétation de haut rang, va traverser le métrage comme un zombie sans âme dans son rôle désespérément vide de Maire fan de grands crus.

Un métrage qui ne sera jamais autre chose qu’un pâle divertissement, et qui servira uniquement à prouver que Diez n’est malheureusement pas encore doté d’une maturité suffisante pour mener à bien l’aventure du frisson cinématographique. Il y a tout de même fort à parier que l’on reparlera de lui en des termes plus élogieux d’ici peu. Le plus gros regret finalement après ces 85 minutes (amplement suffisantes du reste) est le manque d’homogénéité qui ressort de cet essai, et qui le résume à 25 minutes de préliminaires aguicheurs pour une heure de causette sans mouvements… Et pour tout fan de série B c’est une véritable castration…

Stung : Sélectionné dans la catégorie Nouveaux Talents à l’Etrange Festival 2015, Stung est le premier long métrage de Benni Diez, connu pour avoir assuré les effets spéciaux du film Melancholia de Lars Von Trier. Ce jeune réalisateur nous propose une histoire de bestioles mutantes très vindicatives qui décident de s’inviter à un diner mondain pour y semer la terreur. Ce postulat présente donc toutes les caractéristiques qui ont fait la renommée des métrages, moutons enragés et autres insectes déjantés. De la série B un peu nanardesque, mais pas trop, qui se décline à toutes les sauces, mais toujours avec le même fil conducteur : ne pas trop se prendre au sérieux… Reste à savoir si la mise en scène de Diez saura nous offrir tout ce qu’on pourrait attendre de ce jeune talent ambitieux. On entre rapidement dans le vif du sujet, avec une scène d’introduction esthétique centrée sur les deux principaux protagonistes, qu’on nous présente comme un binôme hyper stéréotypé : la belle inaccessible et le looser maladroit. Un peu d’humour potache, un soupçon de comique de situation, le ton est donné. Le scénario, qui dans l’esprit de tout B qui se respecte, n’est pas un exemple de complexité, prend de la vitesse pour faire basculer les personnages dans l’horreur et tenter de capter rapidement et efficacement l’attention du spectateur. Mais passé ce melting-pot de hurlements, de gestes désordonnés sur fond de vrombissements d’insectes dopés aux hormones, racoleur à souhait, le scénario perd brutalement toute consistance. S’ensuit une interminable succession de scènes longues et sans intérêt, rendant évident l’aspect court-métrage étiré de ce film. Diez s’embourbe alors dans des longueurs soporifiques et perd la maitrise de son histoire. Pourtant, les codes du genre paraissaient respectés. Jusqu’au clap de fin, le rythme évolue donc decrescendo pour finir sur une improbable course poursuite qui sonnera le glas de tous nos espoirs. Visuellement, ce métrage est attrayant, sans être un must du genre. Diez a veillé à proposer un ensemble soigné et de plutôt bonne facture. Les scènes de mutation sont réussies, même si l’on aurait apprécié en voir plus. On reste malgré tout, et ce toujours sur la première partie du film, sur un ensemble qui pourrait se révéler plus convaincant que certains films du genre. Mais en ce qui concerne la seconde partie, le mélange de latex et de CGI confortent l’aspect bâclé de ce segment. Et la vilaine bestiole en flammes des dernières minutes paraît presque aussi affligeante que l’épouvantail de "Scare Crow Slayer" et ces effets post-production ridicules. Quant au casting, qui peine à ajouter une plus-value à l’œuvre, il confirme tout de même le talent (mal exploité) de Matt O’Leary, ainsi que le charme de la belle Jessica Cook. De son côté, Clifton Collins a un rôle que le scénario tente en vain de mettre en valeur (son côté décalé et grand-guignolesque laissait des scènes très croustillantes) et Lance Henriksen, duquel on aurait pu attendre une interprétation de haut rang, va traverser le métrage comme un zombie sans…

5

10

NOTE

5

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5


 

Réalisateur : Benni Diez

Acteurs : Lance Henriksen, Clifton Collins Jr., Matt O’Leary, Jessica Cook…

Genre : Comédie horrifique romantique

Pays d’origine : États-Unis, Allemagne

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Né au milieu des sorties de Evil Dead, Le Tueur du Vendredi, ou encore de La Maison Près du Cimetière, mon héritage paternel m'a permis de grandir parmi les cassettes V2000. Il faut vivre avec son temps ? C'est vrai mais je voue un culte inébranlable au patrimoine horrifique depuis les seventies, que je considère comme le ciment de nos émotions aujourd'hui. Mon moteur : Ars Gratia Artis, ma passion : le cinéma, mon nom : Le Druide...

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