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The Stranger

26 juillet 2015

The Stranger critique :

Alors que sa carrière en tant que réalisateur divise parfois les fans du genre, c’est cette fois-ci en tant que producteur que nous nous intéressons au profil d’Eli Roth. En effet, depuis quelques années, l’homme s’est spécialisé dans la production de modestes films d’horreur. À son actif, pas mal de déceptions, il faut l’avouer. Citons par exemple Hostel, Chapitre III de Scott Spiegel, le catastrophique Aftershock de Nicolás López, le décevant Clown de Jon Watts, et même la série Hemlock Grove qui n’a fait que se détériorer au fur et à mesure des épisodes. Sans réel coup de cœur, Eli Roth est à l’origine de quelques bonnes surprises telles que Le Dernier Exorcisme de Daniel Stamm ou The Sacrament de Ti West (ça fait peu, je l’admets). Dernière production en date avec The Stranger, réalisé par Guillermo Amoedo, connu pour être le scénariste de The Green Inferno et Knock Knock, les deux films tant attendus d’Eli Roth.

Martin est un homme mystérieux qui, après des années d’absence, refait surface dans une petite ville à la recherche de sa femme, Ana. Ils sont tous deux atteints d’un mal incurable, dangereux pour autrui, et Martin compte bien mettre fin à leur existence. Seulement, il apprend par l’intermédiaire de Peter, un jeune garçon, que celle-ci n’est plus des leurs. Martin est par la suite tabassé par un voyou du coin, Caleb, dont les agissements sont couverts par son père, le policier en chef de la ville. Laissé pour mort dans les bois, Martin est secouru par Peter, qui l’accueille chez sa mère. La mystérieuse maladie de Martin se dévoile petit à petit. Elle semble être à la fois un véritable fléau, se propageant par contamination, et une bénédiction pour sauver des vies humaines.

Il est impossible de parler de The Stranger sans dévoiler les révélations du scénario. Ainsi, je vous conseille de ne pas poursuivre la lecture de cette critique si vous n’avez pas encore vu le film. Et pour ceux qui sauteraient des lignes : ATTENTION SPOIL !
Certes, The Stranger ne fera pas partie des révélations du genre horrifique, mais à l’image de The Sacrament, celui-ci est plutôt une bonne surprise. Le film est doté d’une ambiance hypnotisante et singulière. Tout le mystère qui plane au-dessus de ce fameux étranger est assez efficace. La narration est construite de manière linéaire, parfois entrecoupée de très courts flashbacks, ce qui permet de maintenir une atmosphère énigmatique jusqu’à la fin du film. Doucement, nous comprenons que Martin présente les caractéristiques du vampire. Un vampire moderne, dont l’aspect mythologique est revisité et se rapproche davantage de celui du zombie. Un parti-pris qui froissera sûrement les puristes du genre, mais qui s’avère assez intéressant. Guillermo Amoedo nous présente une figure du vampire sous le prisme de la contamination. Un véritable fléau qui n’a pour conséquence que de mettre en danger l’humanité. Quiconque entre en contact avec le sang d’un vampire se voit contaminé. Fini donc la conception du « choix » du vampire pour transmettre son pouvoir. On est confronté à des vampires parfois impuissants face à la propagation de leur « virus ». Cependant, le sang vampirique peut également guérir un être humain quand il est béni au préalable. Il présente ainsi deux facettes antinomiques, celui de la contamination et de la guérison.

Seulement, cet aspect du film reste assez flou et est mal exploité. Le manque d’explication a tendance à perdre le spectateur sur tous les enjeux de l’histoire. Cette confusion n’empêche en rien d’apprécier le film, qui aborde plusieurs thématiques telles que la responsabilité de la procréation, le sacrifice et le dévouement envers autrui. Des thèmes qui trouvent un écho dans les différents personnages, par leur égoïsme, leurs intérêts personnels, familiaux, ou par leur conscience morale pour d’autres. Les comédiens sont convaincants et apportent, ne serait-ce que par leur physique, la dimension nécessaire pour incarner leurs personnages. Les grands yeux et le regard du jeune Peter, interprété par Nicolás Durán, apportent beaucoup d’intensité au personnage. De même pour Cristobal Tapia Montt qui interprète Martin et dont le physique élancé, brun ténébreux et barbu, renforce le côté énigmatique du personnage.

Évidemment, The Stranger n’est pas exempt de défauts. Les personnages du policier et de son fils Caleb sont non seulement développés à la va-vite mais également interprétés de façon trop caricaturale. En plus de la confusion sur le pouvoir du sang des vampires et les incohérences scénaristiques qu’elle implique, toute l’exposition du film est portée par un rythme trop lent. Le scénario nous offre des révélations beaucoup trop prévisibles. Cependant, The Stranger est un film réellement attachant, doté d’une ambiance envoûtante et dont la partie fantastique est menée avec subtilité. La morale de l’être humain et les responsabilités qui en découlent sont au centre de cette histoire simple mais efficace.

The Stranger critique : Alors que sa carrière en tant que réalisateur divise parfois les fans du genre, c’est cette fois-ci en tant que producteur que nous nous intéressons au profil d’Eli Roth. En effet, depuis quelques années, l’homme s’est spécialisé dans la production de modestes films d’horreur. À son actif, pas mal de déceptions, il faut l’avouer. Citons par exemple Hostel, Chapitre III de Scott Spiegel, le catastrophique Aftershock de Nicolás López, le décevant Clown de Jon Watts, et même la série Hemlock Grove qui n’a fait que se détériorer au fur et à mesure des épisodes. Sans réel coup de cœur, Eli Roth est à l’origine de quelques bonnes surprises telles que Le Dernier Exorcisme de Daniel Stamm ou The Sacrament de Ti West (ça fait peu, je l’admets). Dernière production en date avec The Stranger, réalisé par Guillermo Amoedo, connu pour être le scénariste de The Green Inferno et Knock Knock, les deux films tant attendus d’Eli Roth. Martin est un homme mystérieux qui, après des années d’absence, refait surface dans une petite ville à la recherche de sa femme, Ana. Ils sont tous deux atteints d’un mal incurable, dangereux pour autrui, et Martin compte bien mettre fin à leur existence. Seulement, il apprend par l’intermédiaire de Peter, un jeune garçon, que celle-ci n’est plus des leurs. Martin est par la suite tabassé par un voyou du coin, Caleb, dont les agissements sont couverts par son père, le policier en chef de la ville. Laissé pour mort dans les bois, Martin est secouru par Peter, qui l’accueille chez sa mère. La mystérieuse maladie de Martin se dévoile petit à petit. Elle semble être à la fois un véritable fléau, se propageant par contamination, et une bénédiction pour sauver des vies humaines. Il est impossible de parler de The Stranger sans dévoiler les révélations du scénario. Ainsi, je vous conseille de ne pas poursuivre la lecture de cette critique si vous n’avez pas encore vu le film. Et pour ceux qui sauteraient des lignes : ATTENTION SPOIL ! Certes, The Stranger ne fera pas partie des révélations du genre horrifique, mais à l’image de The Sacrament, celui-ci est plutôt une bonne surprise. Le film est doté d’une ambiance hypnotisante et singulière. Tout le mystère qui plane au-dessus de ce fameux étranger est assez efficace. La narration est construite de manière linéaire, parfois entrecoupée de très courts flashbacks, ce qui permet de maintenir une atmosphère énigmatique jusqu'à la fin du film. Doucement, nous comprenons que Martin présente les caractéristiques du vampire. Un vampire moderne, dont l’aspect mythologique est revisité et se rapproche davantage de celui du zombie. Un parti-pris qui froissera sûrement les puristes du genre, mais qui s’avère assez intéressant. Guillermo Amoedo nous présente une figure du vampire sous le prisme de la contamination. Un véritable fléau qui n’a pour conséquence que de mettre en danger l’humanité. Quiconque entre en contact avec le sang d’un vampire se voit contaminé. Fini donc la conception du « choix » du…

6

10

NOTE

6

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6


 

The Stranger critique

Réalisateur : Guillermo Amoedo

Acteurs : Lorenza Izzo, Ariel Levy, Aaron Burns…

Genre : Horreur

Pays d’origine : Chili

Krueger

Rédacteur en chef du site Au coeur de l'horreur et président de l'association, je suis un passionné du cinéma d'horreur sous toutes ses formes. Je dois bien avouer avoir un faible pour tout ce qui se rapporte au gore, aux gros nichons et au sanguinolent. Je reste néanmoins doté d'une sensibilité à toute épreuve.

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